guerre d’italie(1792—1795). 523
neille, l’amiral Truguet mouilla dans' e port de Gönes, oü ii sejourna long-temps, et d’oü il expedia pour Naplcsconlre-amiral Lalouchc-Treville,avec d/x vaisseaux de iigne. Le cnpi-la ine du port alla ä la renconlre deCe tte cscadre, offrit l’entree ä six vais-seaux, declarant que le roi ne pouvaitPas en recevoir un plus grand nombresansviolerla neutralile. Lecontre-ami-r al passa outre, jeta l’ancre devant lesfcnßtres du palais, debarqua lc 10 de-eetnbre 1792 le citoyen Belleville qui,e,t babit delagarde nationale, fut pre-Se nte au roi par le Chevalier Acton : il^ait porteur d’une lettre de l’amiralW demandait: 1° que le roi prodamätSa neutralitö; 2° qu’il desavouätla notcde son ministreä Constantinople qui,Pour engager la Porte ä ne pas recevoirc °Rime ambassadeur de France, Se-P'onville, s’etaitpermis des reflexions°Utrageantes ä la nation ; il obtint toutCö qu’il demandait; la cour de Naples s estima fort heureuse d’ütre quitte äSl bon marche de cette desagreable Vi-site.
Dans le mois dejanvier 1793l’amiralrruguct appareilla de Gönes et mouilladans leport d’Ajaccio , ile de Corse; ily embarqua deux mille bommes deCoupes de ligne que Paoli, comman-dantla 23 c division militaire, mit souss 0s ordres. Avec ces troupes il se ren-^daux iles Saint-Pierrc, dont ils’em-^ ara , mit garnison dans le fort et^°uilla devant Cagliari , capitalc de laardaign e> lel2 fevrier. Aumeme mo-, huit cents bommes parlis de° n 'facio, sous les ordres du colonelsar Colonne et sous l’escorte d’unec °rvette, operaient une contre-attaque'? ns 'e nord de la Sardaigne . L’expe-dion de Sardaigne . ötait annoncee de-six mois; les Sardes s’elaient pre-ar6s ’> Ps repurent ä coups de fusil le par-
lemenlaire que l’amiral expedia poursommer Cagliari ; le bombardementcommenpa, il duraitencore quand l’a-miral fut enün rejoint par le convoiqui portait les troupes de debarque-ment envoyöes de Nice et qui se com-posaient de la fameuse pbalangc mar-seillaise, forte de trois mille deux centshommesenviron. Le debarquementfutimmediatementopere.Dansce tempsleconlre-amiral Latquche-Treville rallial’eseadre avec ses dix vaisseaux. Toutpresageait un succcs complet, maisrien ne put arröter la deroute de lapbalange marseillaise; eile s’etait d’a-bord refusee a attaquer de jour pourenlever une position importante quidomine la ville. Dans la nuit lesco-lonnes fxrent feu les unes contre les au-tres, le desordre fut ä son comble, lecri de trahison se fit entendre de tou-tes parts. Le general Casa-Biancasupplia l’amiral de rembarquer lestroupes; il fallut cöder. L’escadre avaitobtenu, parle bombardement, des re-sultats nssez imporlans, mais eile per-dit le vaisscau le Leopard qui toucha,s’etant trop appröche des batteries.L’expedilion ayant ainsi echoue, l’a-miral renvoya en Italie les diversestroupes qui lui avaient cte confiees etse borna ä occuper solidement la rela-che si importante des iles Saint-Pierre,La declaration de guerre contre l’An-glelerre et l’Espagne etant survenue, ilrec.ut l’ordre de rentrer a Toulon , etde renonccr ainsi au deuxieme but deson expedition, quiconsistait ä se pre-senter devant Constantinople pour raf-fermir la Porte dans l’alliance de laFrance et en imporserä la Russie . Lestroupes marseillaises etaient des trou-pes levöes ä la bäte, dirigees par desclubs; dans tous les pays amis ou neu-tres oü eiles debarquerent, dies por-taient la terrcur, chercbaient pariout