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cröte superieure des Alpes. Le Pie-mont et le Montferrat compris entrele Tösin, les etats de Parme , la repu-blique de Gönes et les Alpes , for-maient une population de deux mil-lions d’habitans, qui avec les cinqcent mille de la Sardaigne , et lesquatre cent mille de la Savoie et ducomte de Nice, portaient le nombrede ses sujets a environ trois millions.En temps de paix, le roi de Sardaigne entretenait vingt-cinq mille hommessous les armes; il avait vingt-cinqmillions de revenu. Au moment de laCampagne de 1796, il avait, moyen-nant les subsides de l’Angleterre, etdes efforls extraordinaires, soixantemille hommes sous les armes, de trou-pes nationales aguerries par une lon-gue guerre ; les places de la Brünette,de Suze, de Fenestrelles, de Bard, deTortone, de Cherasco, d’Alexandrie ,de Turin , ötaient en bon etat, bienarmees et parfaitement approvision-nees ; ces forteresses, situees aux de-files de toutes les montagnes, faisaientconsiderer sa frontiere comme inex-pugnable.
La republique de Gönes, au mididu Piemont , et composee des rivieresdu Ponent qui a trente lieues de cötes,et du Levant qui en a vingt-cinq,comptaitcinq cent mille habitans. Ellene mettait que trois ä quatre millehommes sous les armes; mais en casde besoin, tous les citoyens gönois de-venaient soldats, et huit ä dix millehommes des fiefs imperiaux et desvallöes de la Fontana-Bona etaientenregimentes pour la döfense de lacapitale. La ville de Gönes est tresbien fortifiee. L’enceinte a quatrelieues d’etendue, mais un petit nom-bre de points seulement sont attaqua-bles. La petite forteresse de Gavi de-fend le deüle de la Bocchetta.
La republique de Lucques , p c ^pays qui s’etend le long de la mer deToscane , avait cent quarante miH eArnes de population, et deux mill*° nSde revenu. Le duchö de Parme, Pia*'sance et Guastalla, comptait cinq centmille habitans. Il confinait a la repU'blique de Gönes, au Pö, aux ötats deModene ; son etat militaire ötait detrois mille hommes, ses revenus dequatre millions.
La Lombardieautrichienne, söpa f ^ edes ötats du roi de Sardaigne p arTesin, de la Suisse par les Alpes , duduche de Parme par le Pö, et con'finant, ä Test, aux etats de la repubii'que de Venise , formait une populationde douze cent mille Arnes. Milan ötaitla capitale, et avait une citadelle enbon etat. Cette partie de l’Italie Up'partenant ä l’Autriche , n’avait aucunötat militaire, et payait möme un im'pöt pour ötre exempte de recrute'ment. L’Autriche n’avait qu’un reg'"ment italien, le rögiment de Strasolde-Pavie, Milan, Como, Lodi , CremoneiMantoue, formaient les subdivisio"®de la Lombardie autrichienne ; les f° r 'tilications de Pizzighetone sur l’Add*etaient en mauvais ötat; Mantoue .quoique negligöe, ötait une bonn ßplace.
La röpublique de Venise avait, al’ouest, la Lombardie autrichienne , aUnord, les Alpes cadoriennes qui la sö"paraient du Tyrol et de la Carynthie ia l’est, la Carynthie, la Carniole , l’I®"trie, la Dalmatie ; sa population ötaitde trois millions d’habitans. Elle poU'vait mettre cinquante mille hommessous les armes; sa flotte dominaitl’Adriatique . Elle avait treize rögimens
d’Esclavons, bons soldats. Le Berga'
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masque, le Brescian le Cremasque,Polesina, le Veronais, le Vicentin, i ßPadouan, le Bassanais, le Trövisin, i e