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Tome sixième.
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584. MKM01RES

firent croire quelle passcrait le Min-cio ä Peschiera et y avoir attire la re-serve de Villa-Franca; aux approcliesde Borghetto, l’avant-garde frangaisetrouva trois mille hommes de cavale-rie autrichienne et napolitaine dansla plaine, et quatre mille hommesd’infanterie retranchee dans le villagede Borghetto et sur les hauteurs deValeggio. Le general Murat chargeala cavalerie ennemie ; il obtint dansce combat des succes importans: c’e-tait la premiere fois que la cavaleriefrangaise, vu le mauvais etat oü eileavait ötö, se mesurait avec avantageavec la cavalerie autrichienne ; eile prit neuf piöces de canon, deux eten-dards et deux mille hommes, parmilesquels le prince de Cuto, comman-dant la cavalerie napolitaine. Depuisce temps, la cavalerie frangaise riva-lisa avec l’infanterie. Le colonel Gar-dane, qui marchait ä la töte des gre-nadiers, entra au pas de Charge dansBorghetto; l’ennemi en brüla le pont,qu’il etait impossible de retablir sousle feu de la hauteur de Valeggio. Gar-dane se jeta ä l’eau. Les Autrichienscrurent voir la terrible colonne de Lo-di; il battirent en retraite: Valeggio futenleve; il ötait dix heures du matin.A midi, le pont ötant retabli, les divi-sions frangaises passerent le Mincio.Augereau remonta la rive gauche, seportantsur Peschiera , occupa les hau-teurs de Castel-Novo; Serrurier suivitles troupes qui evacuaient Valeggio surVilla-Franca. Le general en chef mar-cha avec cette division tant que l’en-nemi fut en vue; mais comrae celui-ci evitait de combattre, il rentra ä Va-leggio oü avait 6tö marquö le quartier-genöral. La division Massena, qui de-vait le couvrir, faisait la soupe sur larive droite du Mincio et n'avait pas en-core passö le pont. La division Sebot-

I>E NAPOLEON.

tendorf ayant entendu la canonnadede Valeggio, s’etait miseen marc^ e ’remontant la rive gauche de la riviere.Ses coureurs arriverent prös de Val e %gio sans rencontrer aucune troupe; 1 *entrerent dans le bourg, et parvü ,reI1jusqu’au logement oü etait leen chef; son piquet d'escorte ** eUque le temps de fermer la porte c°chere et de crier aux armes, ce q u ’* u jdonna le temps de monter ä cheval ede sortir par les jardins de derriß fe ;Les soldats de Massena culbutef eleurs marmites, passerent le

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bruit des tambours mit en fuil ehussards autrichiens. Sebottendorsuivi et mene battant toute la soi fil perdit beaucoup de monde.

Le danger qu’avait couru Nap 01lui fit sentir la nöcessite d’avoif

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garde d’hommes d’elite stylös ä c e ^vice, et charges de veiller spöcialer° e ,a sa süretö. 11 forma un corps a | )C fil donna le nom de Guides. Le cd’escadron Bessieres fut Charge de jganiser. Ce corps eut des cel’uniforme qu’on a connu auxseurs de la garde dont il a

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noyau; il ötait composü d’hd’elite de dix ans de Service auet a rendu de grands Services da” 8 ^,.batailles : trente ou quarante d ß ?braves, lancös ä propos, ontamene les plus grands rüsultat®' ^Guides etaient alors pour une b« ta '^ce que les escadrons de Service o” ^depuis sous l’empereur-, ce qui splique facilement, parce que ! eS . ())et les autres etaient sous sa ^pour en disposer dans les f°° ^importans. Bessieres, nü en ^guedoc, commenga ä servir dans ^de Chasseurs, ä I’armöe des Py re ur eOrientales. II ütait d’une k raV ^ a jtfroide, calme au milieu du feu : 1 ^de trös bons yeux ; il ötait fort h®