596 MEMOIRES I)E NAPOI.EON
les troupes legeres de la division Me-zaros döbouchaient sur les hauteurs deVerone, sur la rive gauchede l’Adige ;que des colonnes nombreuses descen-daient par la Rocca d’Anfo. Dans lecourant de la nuit les nouvelles se suc-cßderent ä toutes les heures: on sui queJoubert, attaquö ä la Corona, avait re-sistö tout le jour, mais que le soir ils’6tait replie sur le plateau de Rivolique Masse na occupait en force; que leslignes nombreuses des feux des bi-vouacs autrichiens couvraient le paysentre le lac de Garda et l’Adige ; quesur les hauteurs de Verone , toute ladivision de Mezaros avait rejoint sestroupes legeres; que du cötd de fires-cia Quasdanowich, qui avait debou-che par la vallöe de la Chiese , s’etaltpartage en trois colonnes; qu’une cou-vrait les hauteurs de Saint-Ozetto,paraissant se diriger sur Rrescia ; qu’u-ne autre avait pris position ä Gavardoet menacait de se porter sur Ponte-di-St-Marco et Lonato; que la troisfemeavait marchü sur Salo , oü eile se bat-tait depuis trois heures du soir. Le 30,ä la pointe du jour, on fut instruit quela colonne de St-Ozetto avait penetreä Rrescia , oü eile n’avait trouve aucu-ne resistance, y avait fait prisonnieresquatre compagnies laissees pour lagarde des höpitaux. Une des Commu-nications de l’armee avec Milan se trouvait ainsi interceptöe; il ne restaitplus que celle de Cremone. Des cou-reurs se faisaient deja voir sur toutesles roules de Rrescia ä Milan , Creinone, Mantoue , annonfant qu’une armeede quatre vingt mille hommes avait debouche par Rrescia, et qu’en mömetemps une autre de cent mille de-bouchait par Verone ; que Soret uyantcraint de se trouver coupe de Brescia et de l’arm6e avait fait sa retraite surtes hauteurs de Dezcnzano, ayant
laisse le general Guyeux ä Salo, #ve<
quinze Cents hommes, dans unantiq“®
chäteau, espece de forteresse ä i'^ brl
d’un coup de main; que la coloO ne
ennemie de Gavardo avait envoyd q uel ‘
ques coureurs sur Ponte-di-St-Ma^ 0,
mais qu’ils y avaient dtü contenus P a [
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une compagnie de Chasseurs q* 11chargee de la garde de ce pont
§ V.
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Le plan de Wurmser se trouvadevoil6 ; il avait pris et comptaitder l’iniliative. Il supposait ' arll ? enfixee autour de Mantoue , et q“cernant ce point fixe, il cerneraitmee franpaise. Pour deconcertefprojets il fallait de soi~m6me rep r ^dre cette initiative, rendre l’ 31 ^.mobile en levant le siege de M 311 * 0 tf(Jsacrifiant les tranchees et röqu'P^tdu siöge, pour se porter rapid eIfl ^ savec toute l’armße reunie sur (corps de l’ennemi, et successive^contre les deux autres. Les Autri^ 1 ^etaient deux et demi contre un;si les trois corps etaient attaqu^ 9 ®rüment par toute l’armee franf 8celle-ci aurait, sur le champ ^ mtaille, l’avantage du nombre. L 3 *;sous Quasdanowich, qui avait o® , e;che sur Brescia , etait la plus eß $®\\e.Napoleon marcha d’abord contr e ^La division Serrurier brüla ses a jde siege, ses plates-formes, ^poudres ä l’eau, enterra les P r °^geles, endoua les pieccs, et lcva l e .|| e tde Mantoue dans la nuit du J fi ,au premier d’aoüt. La divisionrcau se porta de Legnago sur 1® ^
cio, ä Borghetto; les troupes de ^
na defendirent, toute la journee ^
les hauteurs entre l’Adige et Je ^Garda. La brigade Dallemagne se ^0gea sur Lonato; Napoldon r