rent, pendant l’hiver, rien de cequ’il fallait faire, pour recruter, habil-ler et mettre dans le meilleur etatpossible leurs armees. Les sucees dela Campagne passee avaient fait naitrede grandes esperances au cabinet deVienne . II rappela Clairfait et leremplapa par l’archiduc Cliarles. Legeneral Pichegru donnait des inquie-tudes au gouvernement franpais: lesoperations qui avaient cause les mal-heurs de la fin de la Campagne elaientsi fausses, qu’on les attribuait ä latrahison; cependant le direcloire n’enavait pasde preuves; il n’osait se fixersur une pensee si affligeante, mais ilsaisit la premiere occasion pour uterce general de l’armee; il le nommaambassadeur en Suede. Pichegru re-fusa cette mission diplomatique et seretira dans ses terres. Moreau futnomme general en chef de l’armeedu Rhin, eten prit le commandementle 23 mai 1796.
§ II.
Cependant la Campagne s’etait ou-verte en llalie des le mois d’avril;les batailles de Montenotte, de Mil—lesimo, de Mondovi, avaient decidele roi de Sardaigne ä signer la Con-vention de Cheraseo, et ä quitter lacoalition. Ces nouvclles ötonnerentd’autant plus le conseil aulique, qu’ilavait plus compte sur les tnlens etla reputation du gendral Reaulieu. IIordonna alors ä l’archiduc de denon-cer farmistice et de commencer leshostilites sur le Rhin , soit pour em~pöcher les Frnnpais de renforcer Jeurarm<5e au-dela des Alpes , soit pourfaire dans l’esprit des pouples unediversion qui delournät 'l’altentiondes desastres d’Kalie. En partant deParis , ä la fin de fevrier, Napoleon
Mi.MOinEs de Napoleon.
avait ic(;u la promesse que, dans lecourant d’avril, les armees de Sambre -et-Meuse entreraient en campag Iie ’cependant, ä la fin de mai, eiles etaie«
encore dans leurs quarliers d’ldv er 'Toutes les victoires que rempo rlall’armee d’Italie , tous les pas en a va "qu’elle faisait, reudaieut plus vrg en eet faisaient sentir davantage la nec eS
site que les armees franpaises du
lihi°
entrpssenten action. Sous divers P rtextes, on en eloignait le nfion 101 ^.mais enfin 1’imprudence de l’ elin ^fit ce que le gouvernement f ran *n’avait pas eu la sagesse d’ord° nn gMoreau, qui etait ä Paris , T)’ elltle temps de se porter ä Slrasb° u ^Toutes les troupes cantonnees sll j^Moselle, la Sarre et la Meuse , se . frent en mouvoment, et lejuin, les hostilites recommenc 0re ^Sur ces enlrefaites, les nouvel' eS
ictto-
la bataille de Lodi, du pnssag®
Mincio, de la bataille de Borg' 1 ^de l’investissement de Mant° ue j, ar „l’arrivee du quartier-general d 0 ^mee franpaise ä Verone, aya' 1 juavant-postes sur les montag 110 ®.^Tyrol, lirent clianger les disp 0 ^de la cour de Vienne. Cette a ^ aUidisait'on, clieminait ä vol d °!^\ßaucun obstacle ne l’arrötait; 1 ^important de roprimer son aU e oWurmser re?ul ordre de se p° r jeItalie avec trente mille honod 1 ®’^l’armec du Haut-Rhin, afin d 0 s $de reserve aux debris de l’ arinC j eReaulieu, qui se reformaitTyrol, la Carinthie et la Garn* 0pouvoir marcher au sccours de
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toue, avant que cette place n e l
combe; et de reconqudrir l ßShereditaires de la Lombardie , ^la Conservation importait dav» 11que des conquötes. rnnce. L’empereur
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