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Tome sixième.
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MEMOIRES DE NAPOLEON .

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gement r.ompromise; au lieu qu’enjetant le pont sur la rive droite deI’Alpon, on obtenait l’avantage inap-preciable 1° d’attirer l’ennemi surtrois chaussees, traversant un vastemarais; 2’ de se trouver en commu-nicalion avec Verone , par la digue quiremonte l’Adige et passe au village dePorcil et de Gambioue, oü Alvinziavait son quartier-general, saus que1’ennemi eüt aucune posilion ä pren-dre niqu’il püt couvrir d’aucun obsta-cle naturel le mouvemeut des trou-pes qu’il aurait fait marcher pour atta-quer Verone . Cette attaque n’etaitplus possible, puisque toute l’armeefran^aise l’eut prise en queue, pen-dant que les murailles de la ville enauraient arröle la löte. Trois eliaus-sees partent du pont de Roiico : lapremiere, celle de gauche, se dirigesur Verone en remontant l’Adige ,passe aux villages deßionde, de Porcil,oü eile debouche en plaine; la deuxie-me, celle du centre, conduit a Villa-Nova et traverse le village d’Arcole,en passant l’Alpon sur un petit pontde pierre; la troisieme, celle de droite,descend 1’Adige et conduit a Albaredo.11 y a trois mille six cents toises deRonco a Porcil, deux mille de Porcil aCaldiero, trois lieues de Caldiero a V6-l'one. II y a deux mille deux cents toi-ses de Ronco ä Arcole, trois mille dupont d’Arcole ä Villa-Nova; cent deRonco ä l’embouchure de l’Alpon,cinq cents de la ä Albaredo.

§ VII.

Trois colonnes s’engagerent sur cestrois chaussöes: celle de gauche re-monta 1’Adige jusqu’ä l’extremite desmarais, au village de Porcil, d’oü eile apercevait les clochers de Verone ; ilötait dös lors impossible ü 1’ennemi de

marcher sur cette ville. La colonne d®centre se porta sur Arcole, oü les tirai ■leurs fran?ais parvinrent jusqufUpont sans ötre aperQus: deux batail-Ions de Croates avec deux pieces decanon, y bivouaquaient pour g ar( * erles derrieres de I’armee, et surveiH erles partis que la garnison de Leg 08 *» 0aurait pu jeter dans la campag ne ’cette place n’ötant qu’ä trois lie ue ^sur la droite. Lepays entre Arcole el’Adige n’etait point garde; Al v ' nZIs’ötait contente d’ordonner des Pftrouilles de hussards, qui, trois f° lSpar jour, parcouraient les digues umarais sur les bords de l’Adige - »route de Ronco ä Arcole renconÜ el’Alpon a douze cents toises, de lä eremonte pendant dix mille toise*rive droite de ce petit ruisseau, i ttS 'qu’au pont de pierre qui tourne P efpendiculairement ä droite et enü edans le village d’Arcole. Les Cr° 8 ^ 5ötaient bivouaques, la droite app 0 ^ 6au village et la gauche vers l’emb oU 'chure, ayant devant leur front 1» dl 'gue dont ils n'ötaient separös qu e P^le ruisseau; tirant devant euX . 1prirent en flanc la colonne dont laetait sur Arcole: eile se repli* 6 ^toute häte jusqu’au point oü la ch® 0 ^see cesse de pröler le flanc ä la rlV _gauche. Augereau, indigne de ce^° a ^vement retrograde de son avant-g 8 ^de, s’ölan^a sur le pont ä la t&te - sdeux bataillons de grenadiers;accueilli par une vive fusilladeflatic, il fut ramene sur sa divis* 0 ^Alvinzi, instruit de cette attaque necomprit pas d’abord ; cependant, 8 ^pointe du jour, il put observer ■clochers voisins le mouvernentFrangais. Les reconnaissances dehussards furent re^ues a coups desil sur toutes les digues et poursui .par la cavalerie; il lui fut des l<? rS