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«EMOIRES DE NAPOLEON.
mille hommes. Les Francais ne pou-vaient operer sur ce ciiamp de bntaillequ’avec vingt-deux mille hommes;c’etait encore une tres grandedispro-portion ; mais ils avaient sur l'ennemil’a van tage de soi.vante pieces de cnnonet de plusieurs regimens de cavalerie.II parut evident, par la position descinq bivouacs ennemis, qu’Alvinzi nevoulaitpas attaqueravantdix heures dumatin. La premiöre colonne, celle deLuzignan , ä la droite , etait fort tloi-gnee ; eile paraissait avoir pour but decerner le plateau de Rivoli par derriere;eile ne pouvait ätre arrivee avant dixheures. La deuxieme colonne, celle deLiptay, semblait vouloir altaqucr laPosition de gauchc du plateau; latroisieme colonne, celle de Kollos,rasait le pied du Monte-Masrnone; laquatrieme colonne, commandde parOcskay, dtait sur la crdte du Monte-Magnone, se dirigeant sur la chapelleSaint-Marc. La cinquieme colonne secornposait de quatorze bataillons, del’artillerie, de la cavalerie et des ba-gages de l’armee; eile avait passd l’A-dige ä Dolce, avait descendu la rivedroite au pied du Monte - Magnone :eile se trouvait vis-ä-vis Osteria dellaDugana, en echelons pres du hatnenud’Incanole, au pied du plateau deRivoli: eile devait deboucher parcetteChaussee; alors Alvirrzi aurait eu soniufanterie, son Artillerie et sa cavalerie.La sixieme colonne, sous Wukasso-wich, dtait sur la rive gauche del’Adige, vis-ä-vis de la Chiese veni-tienne.
Sur cet aperpu, Napoleon dtablit sonplan : il ordonna ä Joubert, qui avaitdvacue la chapelle Saint'-Marc surMonte-Magnoue, et qui n’occupait plusle plateau de Rivoli que par une arriere-garde.dereprendredesuitel’offensive,de se rdemparer de la chapelle saus
attendre.le jour, de pousser la qna-trieme colonne d’Ocskay aussi loinquo possible. Dix Croates, instruitsp arun prisonnier de l’evncuation de Saint-Marc, venaient d’y entrer, lorsqueJoubert lit remouter ä la chapelle legeneral Yial, ä quatre heures du ma-tin et la reprit. La fusillade s’engag eaavec un regiment de Croates et suC-cessivement avec loule la colonned’Oskay. Mais au jour, eile etait dej*repoussee sur le milieu de la crete deMonte-Magnoue. La troisieme colonneautrichienne, celle de Koblos, press* 1alors sa marche, et un peu avant neufheures, eile arriva sur les hauteurs degauche du plateau de ltivoli, mais sanS
artillerie. La 14° et la 85 " demi-bD'gades franpaises, quidtaienten batail' esur cette position, avaient chucut> eune balterie ; la 14. e occupait la droit 3 'eile repoussa les altaques del’ennem 1 'la 8ö e fut dfibordee et rompue; 1®general en clief courut ä l a divisie"Massen«, qui, ayant marche loute la
nuit, prenait un peu de repos au vH'Jage de Rivoli, la mena ä l'ennemi. ^en moins d’une demi-heure, cotf®colonne futbattue et mise en diSrouf 0,La colonne Liptay accourul au secoW fSde Ivoblos; il etait dix heures et dem* 3 'Quasdanowieh, qui etait au fond devallee, s’aperput que Joubert n’a val *laisse persöime ä la chapelle Sai’ 1 *'Marc, qu’il s'£lait porte en avant ä ' asuite d’Oskay, et que le feu s’app r °”chait du plateau de Rivoli: il crut I®momtnt propice pour deboucher; 1dätacha trois bataillons pourgravirS ufla chapelle, deux pour favoriser le p aSsage de sa cavalerie et de son arlille rie ‘Du succes de cette entreprise dep 3irdait le gain de la bataille, mais l’ eS ^cution cn etait difficile; c’etait unc Vritable escalude. Joubert 0tr6trogra^au pas de course trois bataillons, Qr