TOLENTINO.
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8 rons une des montagnes de la Ligu-® ne, nous en ferons une de toute 11-® talie. »
On afficha, ä Imola , la proclamationsu *vante :
(< L’armöe francaise va entrer sur le® territoire du pape ; eile sera fideleÄ a üx maxiraes qu’elle professe; eile
Protegera la religion et le peuple.10 Le soldat frangais porte d’une main® la bai'onnette , sür garant de la vic-Ä loire;de l’autre, lerameau d’olivier,Ä Symbole de la paix et le gage de saÄ Protection. Malheur ä ceux qui, se-Ä duits par des hommes profond£mentÄ hypocrites, altireront sur leurs mai-Ä s 0ns la vengeance d’une armee qui* a > dans six mois, fait cent mille pri-Ä sonniers des meilleures troupes deÄ 1 empereur, pris quatre Cents piecesÄ de canoq de bataille, Cent dix dra-Ä Peaux , et detruit cinq armees. »
§ HI-
A quatre heures du matin , le g6n6-Lannes, commandant l’avant-gardede la petite arm6e francaise, remontaSenio pendant une lieue et demie ,passa ä guö, ä la pointe du jour, ets g rangea en bataille sur les derrieresl’armöe du pape, lui coupant lec !* e min de Faenza . Le gönßral Lahoz,s °htenu par une batterie et couvertj* ar une nu6e de tirailleurs, passa leen colonne serröe. Dans un mo-ei ‘t, cette multitude arm6e fut en•'oute; artillerie, bagages, tout futren ’ a cinq Cents hommes fu-j e Sa bres, quelques moines perirent
par[ UC ^ U ^ ' a ma ‘ n ’ c ’ 4taient ’ la P lu_
t rQ ’ des mendians. Presque toute la
gen^ 6 de ligne fut prise - Le cardina l~p !)s ra * se sauva. Le combat ne durala c Un ° heur e- Du cöte des Francais,rle fut legere : ils arriverent, le
jour mßme, devant Faenza . Les portesetaient fermees; le tocsin sonnait; lesremparts etaient garnis de quelquespieces de canon, et le peuple en deiireprovoquait son vainqueur par touteespeee d’insultes. II repondit avec in-solence ä la sommation d’ouvrir lesportes. II fallut les jeter ä terre et en-trer de vive force. C'est la meme chosequ’ä Pavie , criaient les soldats: c’etaitdemander le pillage. Non, leur re-pondit Napoleon , ä Pavie, ils s’etaientrevoltes apres avoir prete serment etvoulu massacrer nos soldats qui itaientleurs höles. lei, ce ne sont que des insen-ses qu'il faut vaincre par la clemence.Quelques couvens seulement furentinsultes.Cette interessante ville, sauv6ede son propre deiire, on s’oecupa desauver la province ; on expddia, danstous les districts, des agens pouredairer la population , calmer l’agita-tion et la frenesie qui etaient extre-mes; mais le moyen le plus efficacefut le renvoi des prisonniers de guerre.
§ IV.
Les prisonniers faits au combat duSenio furent reunis ä Faenza , dans lejardin d’un couvent. Les premiersmomens de terreur duraient encore,ils craignaient pour leur vie. Ils se je-terent tous ä genoux, demandantgräceägrands cris a l’approche de Napoleon,qui leur diten italien : « Je suis l’ami» de tous les peuples d’Italie , et sur-» tout de ceux de Rome . Je viens pour» votre bien; vousfites libresj retour-» nez dans vos familles, dites-leurque» les Francais sont amis de la religion,» de l’ordre et du pauvre peuple. »La joiesuccfida ä la consternation. Cesmalheureux se livrerent aux senti-mens de leur reconnaissance, avec