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Tome sixième.
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670 MEMOTRES DK NAPOLEON,

celte vivacite qui est dans le caractere |

Italien. ;

De la, Napoleon se rendit au refec-toire, il avait fait reunir tous lesofficiers; il y en avait plusieurs een-taines , parmi lesquels quelques-unsdes meilleures familles de Home. Ilsentretint long-temps avec eux, parlade la liberte de lltalie, de tous les abusdu gouvernement ponlißcal, de ce quisy Irouvait de contraire avec lespritde lEvangile, et de sa folie de vouloirresister ä une armee victorieuse destroupes les plus disciplinees et les plusaguerries du monde. Il leur permit de

, §v.

Colli, qui commandait 1'arniöe du

pie-

II

pape , avait commande larmeemontaise ä Momiovi et a Cliernscosavait ä qui il avait affaire. 11 cli°' s ^; une bonne position sur les hauteurs 011j avant dAncöne , et y campa les l rolS1 rnille hommes qui lui restaient. M ais

sous di/Ierens prelextes, lui et ' eSofilciers autricliiens se retirerent i>retto des que larmee frangaise pn rl1 ^La position quoccupaient les Romain*dtait fres belle. Le general Vieler l filir

retourner chez eux, et leur demanda, | envoya un parlementaire pour les cupour prix de sa clemence, de faire con-naitre les sentimens qui lanimaientenvers toute lItalie , et surtout enversle peuple de Rome . Ces prisonniersfurent autant de missionnaires qui serepandirent dans les etats du pape, etqui ne tarissaient pas en öloges sur lesbons trailemens quils avaient reg.us.

Ils portaient des proclamations qui ,parcemoyen, penelrerenl jusque dansles bicoques les plus reculees de l'A-pennin. Cela reussit: les esprils eban-gerent; larmee arriva aForli, Cesene,

Kimini , Pezaro, Sinigaglia : eile ytrouva le peuple favorablement dispo-se ; il elait passö ä une exlremile op-posee; il regut , avec des demonstra-tions de joie, ces Frangaisque, peu dejours auparavant, il avait cru les terri-bles enuemis de sa religion, de sespropricles, de ses lois. Les moinesmöme, liormis les rnendians, ealculantce quils avaient ä perdre, semploye-rent de bonne foi ä edairer les esprits.

Il y avait parmi eux beaucoup dhom-mes de mörite qui gemissaient de lafolie de leur cabinet.

gager ä se rendre. Pendant que l ßSpourparlers avaient lieu, les tröup eSfrangaises et italiennes les deborderc 11 *par la droite et par la gauche, le* etl "velopperent, les prirent sans tirer U(1coup de fusil, et entrerent sans res' s ''ante dans la citadelle. On en flavec ces prisonniers, commc avec ce u *fails au combat du Senio. Ils fur elltrenvoyes avec des proclamations;furent de nouveaux missionnaires <l ulprecederent la marclie de Farmte*Ancöne est le seul port, depuis Ve n sejusquälJrindisi, extremile de la poi" teorientale de lllalie; mais il elait ne'glige et en mauvais elat; des freg :,teSmöme ne pouvaient pas y enlrer. C eS *a cette epoque que Napoleon rccom ,uce quil fallait faire pour fortißer l aplace et reparer le port. De gra"*travaux furent execules pendanttence du royaume dIlalie. Aujourdb u *le port peut recevoir toute especc devaisseaux , möme ä trois ponts. Le*Juifs, nombreux ä Ancöne , ainsi ( I uCles mahometans dAibanie etdcGrec e >y ötaient soumis ä danciens usag eShumilians et contraires aux droits delhospitalite. Un de ses premiers soinfut de les en affranchir. Cepeudan <