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t nisen 1790. Paoli quitla PAnglclerre,oü ii vivait d’une pension que lui avaitf'aite le parlcment, et qn’il abnndonna.
11 fut accueilli par la Constituante, parla gante nationale de Paris , et mömepar Louis XVL Sou arrivee dans l’ileproduisit une joie generale : la popu-intion tout entiere accourut a Bastia pour le voir. Sa memoire etaitprodi-gieuse ; il eonnaissaille nom de toutesles familles, et avait v6cu avec leursperes. Dans peu de jours il reprit uneplus grande influence sur le pcupleque jamais. Le conseil cxecutif lenomrna general de division , comman-dant les troupcs de ligne dans l’ile. Lesgardes nationales lui avnient defereleurcommamlement. L’assemblöeelcc-torale l’avnit nomme President . Il reu-nit ainsi tous les pouvoirs. Cetle eon-duitc du conseil exöcutif n’elnit paspolitique; mais i! faut-se reporter äl’csprit qui regnait alors. Quoi qu’il ensoit, Paoli servit tidelement la revolu-tion jusqu’nu 10 aoüt. La mort deLouis XVI arheva de le degoüter. De-nonce par les societes populaires deProvence , la convention, qu’aucunecousideration n’arretait jamais, Pap-peln a la barre. 11 avait prös de qualrc-vingts ans. C’elail l'inviter a porter lui-meme sa töte sur l'echafaud. II n’eut(Pautre ressource que d’en appeler äses coaipalriotes; il insurgea tontePile contre la convention. Les repre-sentans du peuple, commissaires cbar-ges de metlrc a execution cc decret,arrivörent dans ces circonstances; ilsnepureulque conscrver, a l’aide dequelques balaillons, lesplacesde Bastia cl de Calvi . Si la decision du parli quedevait prendre la Corse avait döpcndud’uuc assemblce des principalcs fa-mtllcs, Paoli n’aurait pas reussi. Onblämait generalemcnt les exces qui secommeUnient en France ; mais on
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NA PO r,RON.pensait qu'ds ötaient passngers, <T n 11efait facile de s’en garantir dans 1fbcet qu’il ne fallait pas, pour obvici al’inconvönicnt du moment, se söp arerd’une patrie qui pouvait seule assurerle bonhcur et la tranquillile da P 8 ^*Paoli fut etonne du peu de credit 9 U 1obtint dans des Conferences prive eSfPlusieurs de ccux mömes qui l’avaie' 11accompagne en Angleterre et avai c,,tpasse vingtnnnöesämnudirela Fra rice ’furcnt les plus recalcitrans, enlre aU 'tresle general Genlili;cependant, dii";*la masse entiere de la populalion, aPappel de son ancien clief, il n’y eutqu’uri cri. Et un moment la löte (i ' ;mort futarboröc sur tous les cloche 1 ' 8 ’et la Corse ccssa d’ötre franpaise. P ( ’ ude mois apres, les Anglais s’emparei' 0,|tde Toulon ; lorsqu’ils cn furcnt cb aii 'sös, Pamira! Ilood mouillaäSaint E l0 ’rent; il debarqua douzc mille J)om< ne! ’’qu’il mit sous les ordres de Neb 011 ’Paoli y joignil six mille botmncs. ** scernerent Bastia . La Combe-Saint-tf 1 'chel et Gcnlili defendirent laville avCCla plus grande intrepidite : eile ne crpitula qu’aprcs quatre mois de sien e ‘Calvi resista quarante jours de ti' an 'cbee ouverte. Legenerai Durnlas, 1 ulcommandait un corps anglais de d ua .
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tre mille iioinmes, et etait camp 0Saint-Florent, se refusa a prendre p 1au siöge de Bastia , ne voulant P aScompromettre ses Iroupes sans l’ord respecial de son gouverneme-nt.
§ VlfL
L’on vit alors un spectacle ^' eI1ötrange : le roi d’Anglelerre pos asa töte la couromic du roymnnc l °Corse, bien ötormec de sc trouvertöte de la courorme de Fingal. En J“] 1 '179i-, la consulte de Corse, prösü®^.par Paoli, proclama que ses lief* 9 P°