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du 18 fructidor l’aveuglait sur ses pro-pres forces; il croyait pouvoir impu-nement demander de nouveaux sacri-Oces ä la nation. jl fil insinuer ä Napo-leon de rompre les negociations, derecommencer les liostilites en m6metemps que la correspondance officielleetait toujours dictee dans l’csprit desinstructions du 6 mai. 11 etait evidentqu’il desirait la guerre, niais qu’il vou-lait que la responsabilite de la rupturepesAt tout enliere sur le negociateur.Lorsque le Direcloire s'aperfut quecette niarche ne lui reussissait pas* etque surtout il crut sa puissance conso-Iid6e, il envoyason Ultimatum, parunedepßche en dato du 29 septembre.Napoleon le regut le G octobre A Pas-seriano. La Frauce ne youlait plus ce-der äl’empereur ni Venise , ni la lignede l’Adige ; c’etait l’equivalent d’unedeclaration de guerre.
Napoleon avait des idees fixes sur lcdegre d’obeissance qu’il devait ä songouvcrnement; sous le rapport desoperations militaires, il ne se croyaitoblige A exAcuter ses ordres, qu’autantqu’il les jugeait raisonnables et que lecucces lui paraissait probable; il auraitcru commeltre un crime, s’il se fül Char-ge de l’execution d’un plan vicieux, etdans ce cas il se regardait comme con-traint a oflrir sa demission; c’cst cequ’il avait fait en 1796, lorsque le Direc-toire avait voulu envover une parliede son armee dans le royaumc de Na-ples.
Ses idees n’claient point aussi arrfi-tees sur le degre d’obeissance qu’il de-vait comme plenipotentiaire ; pouvait-il se demettre de sa mission au milieud’une negociation, ou en compromet-tre ainsi l’issue, en executant des ins-tructions qui n’avaient pas son assen-timentet Aquivalaientä une dAclarationde guerre? Mais son caractere Princi-
pal ä Passenano etait celui de geridialen chef; il lui parut absurde que, cornfflöplenipotentiaire, il decIarAt la guerre,en möme temps que, comme generalen chef, il se demettrait de son coin-mandement, pour ne pas recomineii-cer les liostilites en executant un plande Campagne contruire ä son opi-
mon.
Le minislre des relations exterieur® s
le tira de cette anxiAte. Dans une
de
ses dcpAches, il lui apprit quelePire c '
toire, en arrAlant son Ultimatum, aval
etc dans l’opinion que le general cn
chef etait en mesure de le faire agreef
par la force des armes. 11 mAdita p r0 '
fondement sur cette communicati° r1 ’
ses
artio«ä se 1 *la
il lui etait prouve qu’il tenait dansmains le sort de la France : du Pqu’il choisirait dependait la guerrela paix. Il se decida a s’en tenir a
instructions du 6 mai, et ä signefpaix sur les bases de Montebellm c l Ul .’avant la journee de fructidor, avaie“eie approuvees par le gouvernem ent ’
eilt
§ V.
Les motifs qui le determinei -1etaient, 1« que le plan gAnAral de **Campagne etait. vicieux ; 2° que ri’a}' 311rc(,:u l’ultimatum que le 6 octobre, l ßSliostilites ne pourraient recomniee cefque le 15 novembre, et qu’alors Hrait difiieile aux armees franpaises d el>trer en Allemagne , tandis qu e cett ^saison serait fuvorable aux Antrieb ^pour rassembler des forces considerables dans les piaines d’Italie ; 3°q ue ®commandement de l’armee d’AU ernagne etait confie n Augereau, dorit I ßopinioris politiques venaient d’Atre 0exaltees par les AvAnemens de fruct*dor; son etat-major Atait compose P° ala plupartdes seides de la propag 311 .enivree des principes de 1793, ^