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Tome sixième.
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PAIX DE CAMPO-FORMIO.

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de eonsidfiration aux Sciences, il lui^djoignit Monge, qui etait membre de' a Commission des Sciences et des artsen Ttalie: Monge avait fitfi de l’an-c 'enne academie des Sciences. Le ge-neral en chef se plaisait dans la con-Ve rsation si interessante de ce grandScornetre, physicien du premier or-dr e, patriote tres chaud, mais pur,s 'ncfire etvrai. Aimant la France et leP e «ple comffle sa famille, la demo-Cr atie et l’ögalite comtne les rfisultats^’urie demonstration geometrique; il^ait d'un esprit ardent, mais, quoi1 u ’en aient dit ses ennemis, un veri-* a ble homme de bien: lors de l’inva-s '°n des Prussiens en 1792, il offritde donner urie de ses dcus dies enMariage au premier volontaire quiPerdrait un membre ä la defense dute Titoire; cette offre chez lui etaits 'ncere. Il suivit Napoleon en Egypte ,

*ui a toujours fitfi Adele. Il fut sfi-^teur. Les Sciences lui doivent 1 ex-silent ouvrage de la geomfitrie des-Siptive.

Le trait6 de Campo-Formiö surpritlc Directoire , qui etait loin de s'y at-tendre ; il laissa percer son möconten-tement; on assure mßme qu il pensaUn instant ä ne pas le ratifier; maisl’opinion publique etait trop pronon-c 6e, et les avantages que la paix assu-ta it äla France etaient trop evidens.

Aussitöt apres la signature du traite,^ a poleon retourna ä Milan , pour^dtre la derniere main ä l’organisa-

de la republique cisalpine etCo, »iplcter les mesures administratives1 e s on armee. Il devait se rendre ä^stadt pour y terrainer le grand ceu-, re d e la paix continentale. 11 pritVOll 8e du peuple italien, eu ces termes:

« Citoyens,

* A compter du 1 er tiimaire , volle

» Constitution se trouvera en pleine ac-» tivitß. Votre directoire, votre corps» Ißgislalif, votre tribunal de cassation,» les autres administrations subalter-» nes, se trouverout organises.

» Vous fites le premier exemple dans» l’histoire, d’un peuple qui devient» libre sans factions, sans revolutions,» sans dechiremens.

» Nous vous avons donne la libertfi,» sachez Ja conserver. Vous fites, apres» la France , la republique la plus po-» puleuse , la plus riche; votre posi-» tion vous appelle ä jouer un grand» röle dans les affaires de l’Europe .

» Pour fitre dignes de votre desti-» nfie, ne faites que des iois sages et» moderfies.

» Faites-les executer avec force et7> finergie.

» Favorisez la propagation des lu-» mieres et respectez la religion.

» Composez vos bataillons, non pas» de gens sans aveu, mais de citoyens» qui se uourrisseut des principes de» la republique, et soient immediate-» ment attaches a sa prosperite.

» Vous avez en general besoin de» vous pfinetrer du sentiment de votre» force et de la diguite qui convient ä» l'homme libre.

» Divises, et plies depuis des siecles» a la tyrannie, vous n’eussiez pas con-» quis votre liberte; mais sous peu» d’annees, fussiez-vous abandonnfis ä» vous-mfimes, aucune puissance de la» terre ne sera assez forte pour vous» 1’öter.

» Jusqu’alors la grande nation vous» protegera contre les allaques de vos» voisiiis. Son Systeme politique sera» uni au völre.

» Si le peuple romain eüt fait le» mfime usage de sa force que le peu-» ple frantais, les aigles romaines se-» raienteucore sur le Capitole; et dix-