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MEMOIKKS DE XAVOIjfeON.
Mantoue etait aux abois. 11 opera avocdeux corps: le premier se porta surMonte-Baldo , il y commandait cn per-sonne; l’autre, sur le bas Adige , eom-mandü par Provera. Le succes de Pro-vera serait sans resultat si Alvinzi etaitbattu. On aggrava ces faules du piaude campague, eu Haut ces deux alla-ques par unealtaque centrale sur Vo-rone, qui n’avait aucun but, affaiblis-sait les deux attaques principales sansles Her, puisque les localites rendaientcela impossible. II est vrai que leg or-dres de Vienne etaient que si Alrinziütait baitu et que Provera r6ussit ädöbloquer Mantoue, Wurmser passätle Pö, avec la garnison de Mantoue ,et se relirät sur Rome ; niais ä moinsqu’on ne füt assure de la Cooperationdu roi de Naples , ce qui n’etait pas,cela n’eüt pas eu de rösultat.
7° Provera, apres avoir surpris lepassage de l’Adige, ä Anghiari , eül dupasser sur la rive droite avec tout soncorps, la divisipn Bnyalitsch comprise,lever son pont, se diriger sur Mantoue ,qui ütait son seul rcfuge; il y seraitarrivü avec vingt mille hommes. AuHeu de cela, il n’y arriva qu’avechuitmille hommes, parce qu’il laissa la di-vision Bayalitsch sur la droite, deuxmille hommes a la gnrde de son pont,qui furent faits prisonniers; et qu’ayantperdu du temps, son avant-garde futentamüe. Arrivü dans la matinöe de-vant Saint-Gcorges, il aurait dü ülreentre dans la place avant midi, ou parla citadelle, oü il n’y avait pas de lignede circonvallalion, ou par Pietoli, tra-versant le lac qui est tr&s etroit danscet endroit; il y avait plus de Cent ba-teaux dans le portde Mantoue . Il per-dit la journüe et la nuit. Des cinq hcu-res de l’aprüs-midi, Napoleon etantarrivA ä la Favorite, avec une pnrtiede l’armüe de ßivoli, tout se trouvait
cbapge. Provera fut obl/ge de capituierle lendemain malin. Leu Autrichiens,cn general, ne eomainent pas le prix d utemps
8° Le genüral Provera pris ä Gossa"ria, le lendemain de Millcsimo, avaitfait preuve de peu de talens, ce qui Mla veritable raison qui engagea Napo~leon ä l’exaller, afin de l’accröditer,cela )ui reussit; Provera fut rfeemploy 3,et se laissa prendre pour la secoi^ßfois ä la Favorite. Il faut donc t e!1 ‘ rpour suspectcs les louangcs de ses c fl 'nemis, ü moins qu’elles ne soientHou"ndes apres la ccssalion des iiostilH^' 9,
VI e OBSERVATION.
1° On a dit que le pont de l'A'l'«’ 0devait Gtre place ä Albaredo, etno”*Ronco; on a eu torl. Kilmaine n’a Vildans Vdrone que rnillecinq ceutsb 01 ’'mes. Apres avoir passü le pont ä H yI1co, avant de marcher sur Arcolß> ° l>envoya une recormaissanec sur 1“gue de Porcil, et on s’empara ‘Ißvillage ou se porta Mnssüna, H ul ^trouva ainsi place a deux Heues s»ßderrieres du marecbal Alvind. S 1marecbal eüt marchü le mGmc jo« 1 ' 81Vörone, comrac cela <Hait prob 30 ;
l’armöe fran^aise l’eüt suivic en
il n'y avait aucun obsfnde qui H >s ‘ '
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parät, et Alvinzi eüt elü accule surrone. Si le pont eüt clö place 1 vis-»'
Albaredo, sur lagaudie de rA!po ,1>te ’"j
riviere, ou le marais d’Arcoie, eus s ®^couvert la mardie d’Alvinzi, et (ui cl ’ 5 'serit tlotme le (enjps de forrer Vcr (),lö jLes circonstanees ütaicut si delic« teSL’operation de passer sur les dcrri erd’Alvinzi h Ronco est nudacieuse,
A l’abri de tout incorivünient; cell 6passer l’Adige ä Albaredo estre, basardeuse : eile Compro» ieVeronc et l’armüe.