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MßUOHlES OK NAPOLEON.
d’Allerheitn etait une grande affnire.8i l’armee de Conde ütait superieureen cavalerie, les deux armües etaientegales en infanterie, et les ailes deMerci etaient forfement appuyees. 11n'est pas extraordinaire que saus obu-siers et ayant si peu d'artiiierie, Con-de ait ecliouü dans toutes sesattaquesconlrc Allerheim, soutenu ä cent toisespar la ligne de bataille, et dont lesmaisons ütaient crcnelees, ainsi quel’cglise et le cimeliere, et dcfendu parune infanterie superieure non seule-ment en nombre, mais en qualite. Sansla morl de Merci, lecbamp de batailleserait reste aux Bavarois et la retraitede l’armee du prince de Conde, au tra-vers des Alpes vvurternbergeoises, luieüt etc bien funeste.
2° Malgre la morl de Merci, la vic-toire eüt encore ete aux Bavarois, siJean de Vei t, revenantdc la poursuitede l’aile droile francaise, se füt porteeontre Turenne, non en reprenantd’abord sa premiere position et par-courant ainsi les deux cötes du triangle,mais en traversant diagonalement laplaine, laissant Allerheim a sa droite,et tombant sur les derrieres de la ca-valerie weymarienne qui, alors, etaitencore aux prises avec la troupe au-tricbienne de Klein, il eüt reussi; ilmanqua d'audace. Le crocliet qu’il fitne retarda son mouvement que d'unedemi-heure, mais tel est le sort des ba-tailles, qu’elles dependent souvent duplus petit accident.
3° Malgre la mort du comte deMerci et la circonspeclion de Jean deVert , la victoire restait encore aux Ba-varois, si rinfanterie, postee et victo-rieuse nu village d’Allerheim, n’eüt pascapitule. La capitulation qu’elle a ac-ceptöe ou proposee est une nouvellepreuve qu'un corps de Iroupes en lignene doit iamais capituler pendant les
batailles. Le sort de cette bataille atenu au faux principe qu’onl en gene-ral les Iroupes allemandes, qu’une lo |S .ecrnees ellespeuvent capituler, s’assi-milant mal ä propos ä la garnisond’une forteresse. Si le code mililairede ßaviere eüt defendu une pareill 8
conduite comtne deshonoranle,
eile
n’cüt pas eu lieu et la victoire restait
aux Bavarois. Aucun souverain, aucu°
pcuple, aucun general, ne peut avoV
de garantie s’il tolere que les olfic' erS
capitulent en plaine, et posent les ar '
mes par le rcsultat d’un contrat f aV °'
rab'e aux individus des corps *l u ‘
conlractent, mais conlraire a l'arm ee '
Cette conduite doit ütre proscrite, d e "
claree infAme et passible de la p c ‘ ne
de mort. Les genoranx , les oflie> erS ’n • . les
doivent ütre decimes, un sur dix>
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sous-olliciers, un sur cinquante;soldats, un sur mille. Celui ou <-' e11 *qui commandent ile rendre les ard 1 ^a l’ennemi, ceux qui obeissent, s ° n
egalement Irailresetdignes dela p ei,l£!
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capitale.
4" Conde a merite la victoire f ^celte opiniAtrete et cette rare iid r ®P 1 gdite qui le dislinguait, car si eilelui a servi de rien dans l’attaque dlerheim, c’est eile qui lui a conse 1 ^apres avoir perdu son centre $droite, de recommencer le c0lI !] U javec sa gauche, la seule troupe <l l,l j eSrestAt; c’est lui qui a dirige l° uS ]u jmouvemens de cette aile, et c’est 3que la gloire doit en rester. Bes 0 ‘ .vateurs, d’un esprit ordinaire, .jqu’il eüt du sc servir de l’aile q ul ^encore intacte pour opürer sa retr ^ a j set ne pas hasarder son reste, ^avec de tels principes , un ge"
certain de manquer toutes lesoccas
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de succes, il sera corislamment battj^C’est ainsi qu’ont raisonne le comt eClermont ä Crevelt, le marechal