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MliLANGES.
Senlvi ordonna le siege de cette viUe.I'urenne 1 ’investit; n’ayant point d’ar-tt'eo ä redouter en Campagne, il ne^ pas de lignes de circonvallation,rtl! 'is i! etablit des lignes de contreval-' a üon ä portee de fusil de la place; ilSe Hattait que le defaut de vivres lui enrc, xlrait promptement raison, lorsqu’ila Pprit que le duc de Lorraine entraitetl Champagne , qu’il marchait sur laCfl Pitale, qu’il etait d’intelligence avec* e s Frondeurs et que son but prinripalde faire lcver le siege d’Etampes ;11 r es 0 lut alors de brusquer l’altaque,et, lorma plusieurs assauts qui n’eurentun succes complet. Il etait teile—^»t depourvu des objets necessaires,la cour fut obligee de lui envoyorSes chevaux pour le service de l’armec.^y«nt appris que le duc de Lorraineet ait arrive ä Charenton , et se dispo-8ail ä passer la Seine ; il ne perdit pasp ' 1 •noment, leva le siege, se porta sur0 r beil ; los chcvaux de la cour furentj^Ployes pour trainer Fartillcrie des■Htcries qu’il evacua ; il traversa la' 0 ><H de Se nars, passa la petite riviere^Yores, ä Brunoy , fit uuo marche der *bit autour de Gros-Bois , ct arriva , äpointe du jour, sur le camp du duc^ Lorraine qui appuyait sa gaueho h^Hleneuve Saint-Georges et sa droitePremiers bois de la Grange, et s’e-^ Couvert de sixredoutes qu’il avait !j CV(!es ct palissadees dans la nuit: sonelait de dix mille liommes. Tu-jJ 1110 etablit son camp vis-a-vis Ville-^ Ve -Saint-Georges.
^ Principal engagement qu’avait pris, c ' les Frondeurs le duc de Lorraine,s °ii k'* re * ever s *^ e ^’l^mipes;
■pj 11 *■ etait rempli. Ce prince n’avait
^Vletats: la Lorraine etait toutei\,^ 0re 0,, cupee par une an nee du roi;he v ^ ,0ss edait plus que son armee qu ilö dlait p as ex poser ä sa ruine dans
un engagement serieux. Il avait tou-jours dans son camp des negociateursde Maznrin; le pretendant d’Angleterres’y rendit. Enfin, au moment 011 i’ar-mee de Turenne n’ctait plus eloigneeque d’une portee de canon, il signaYUltimatum , consentit ä cesser sur-le-champ los höstilites, ä livrer son pontsur la Seine et a quitter la France , sousquirize jours. Il se mit de suite eilmarche a cet effet; il passa l’Yeres .Une lieure apres, l’armee des princesarriva sur la Seine de l’aulre cöte deVilleneuve-Saiut-Georges, et au üeu del’armec de Lorraine , aper§ut sur l’autrerive l’armee du roi. Si la jonction sefüt fuile avec le duc de Lorraine, lasuperiorite numerique des Frondeurseüt etö teile, que la cour n’aurait pluseu d’autre parti ä prendre que celui dese relirer sur Lyon , ne pouvant comp-ter sur la Bourgogne .
§ HI.
Conde accourut en toute hüte deParis , se mit ä la töte de son armee; illa rnmena entre Saint-Cloud et Surörie,gardant le pont de Saint-Cloud . Lepremier juillet, Turenne passa laMarne ä Meaux , se porta sur ilpinay ;le maröchal de la Fertö le joignit: lacour s’etablit a Saint Denis. TI jela unpont vis-a-vis Epinay , profitant d’uneile formee par la Seine , afm de pouvoiratlaquer Conde sur les deux rivcs;maisce prince leva son camp, traversa lebois de Boulogne , et se presenta ä labarriere de la Conference. Les Pari-siens lui refuserent lentree de leur ville;il tournales rnuraiiles.Turenne, qui sui-vait son mouvement, marölia sur laChapelle; il arriva a temps pour chargerl’arriärc-gardc. L’intention de Condeetait de se porter sur Charenton ; maisvivement pousse, il se jeta dans le fau-