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CHAPITRE VIII.
CAMPAGNE DB 1653,
Tarenne empöche l’archiduc de passer
l’Oise par ses marches et ses campemens.
—Observations.
§ I".
La Campagne prücüdente s’ütait ter-minee en fövrier, l’armee avait etöenvoyee en quartier d’hiver sur laLoire et dans le Poitou; eile ne putentrer en Campagne cette annce quefort tard, eile debuta par le siege deRetliel, qui capitula, le 8 juillet, aprestrois jours detranchöe ouverte.
Cependant une armee de trente miliehommes etait entree en Picardie ; eilemenagait de se porter dans le coeur duroyaume, on n’avait ä lui opposer queseize milie hommes, dontdix milie decavalerie. Les esprits etaient fort agi-tüs ä Paris; Bordeaux etait en armes,et l’approclie du prince de Conde dela capitale pouvait avoir des consü-quences funesles.
Turennc se porta a la rencontre del’ennemi, le 18 juillet; il campail äRibemont, pres de la Füre, lorsque leroi et le Cardinal se rendirent ä soncamp pour v tenir conseil sur les gravesconjonctures oü l’on se trouvait; plu-sieurs partis furent proposes: les unsvoulaient que l’on jetiU cinq miliehommes d’infanterie ct milie de ca-valerie dans les places de la frontiere;qu’avec neuf milie cavaliers et miliefantassins d’elite l'on inquiätütla mar-che de l’armüe, enlevät les convois,menagät ses Communications; d’autresrejetaicnt bien loin l’idee d’alfaiblir :Vurmüe et proposaienlau contruire deprendre posilion derriere l’Oise , d’en
defendre le passage, et, lorsqu’il se-rait force, de centraliser sur Paris Icsröserves et les secours que pourraientoffrir les depöts et les provinces. T»"renne n’approuva aucun de ces deu*partis, Tun et l’autre avaient des *»'convüniens; ii etait impossible de di'fendre le passage d’une riviere conu 126i’Oise ; cependant quand l’ennemi l’ aU ’
rait forcü, il se vanterait d’un su<
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dont rinfluence serait grandc surmoral de l’armeeet sur l’opiniondecapitale; il proposa, ce qui fut adop te ’de rester en corps d’armee, de colo y etä quatre ou cinq lieues l’armee eS P®gnole dans sa marche, de faire a{lBguerre de marches et de mouvenile Soldat n’aurait aucune raison d e
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croire inferieur a l’ennemi, on
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l’on üvilerait toute action, l’on
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en inesure de s’opposer ä tont. ^retourna ä la Fern. L’armee espfS» 0 pcampee ii Fons-Somme, levason ßi)lle 1" aoüt; eile passa enlre l' arin grfrangaise et la Somme , et sep° r * n ’ LSaint Simon pres de Ham, ä B Jqn’elle assiügea ; eile manoeuvraif» 0l’Oise et la Somme . Turenne l l l,tson camp de Bibernont, longea l ■ ( ^campa le 3 aoüt ä Fargnier, I» ^Noyon ; il y npprit qu’apres deu* Jde trancbee ouverte, la petite vl )fRoye qui, n’ayant point de g» rnl ‘ v3 (tetait defenduc par les bourgeois.ouvert ses portes. Apres la P rlcette ville, les Espagnols paruren ^certains s’ils devaient se dirig ef ^leur gauche ou sur leur droit e ’ -^e
l’Oise ou sur la Somme; la P rer ^direction les approchait dedeuxieme les en öloignait. Hs P jce second parti; ils remontej - ®^^Somme et camperent ä Bray. B a (JJ)du roi etait a Eppeville, pres de g
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le 10, quand eile npprit par