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Tome sixième.
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MEMOlllES DE NAPOLEON.

vroges de Campagne, conseillent augeneral qui doil faire un siege de bat-tre d’abord l’armee ennemie, de serendre maitre de la Campagne ; ceconseil est sans doute excellent. Maisle siege peut durer quelques mois etl’ennemi revenir, au moment le plusdecisif, au secours de la place ; maisungeneral peut vouloir s’emparer d’uneplace forte sans vouloir courir leschances d’une bataille : dans ce cas,quelle conduite doil-il tenir?

Unearmee qui veut faire un siegedevant unearmee ennemie, doitötreassez forte pour pouvoir contenir l’ar-mee de secours et faire en mßme tempsle siege. Les ingenieurs demandentque le corps d’armöe, Charge du siege,soit sept fois plus nombreux que lagarriison : si l’armöe de secours est dequatre-vingt mille hommes, la garriisonde dix mille, il faudrait donc avoircent cinquante mille hommes pourassieger une place. Mais en röduisanlla force de l’armee de siege, au mini-mum, ä la force de quatre fois la gar-nison, il faudrait toujours cent vingtmille hommes. Si cependant on n’en aque quatre-vingt-dix mille, l'armeed’observation ne pourra ötre que decinquante mille hommes; eile ne serapas alors indäpendante, devra se tenirä porlee d'ötre secourue en peu d’heu-res par l’armee de siege; mais si onn’a que quatre-vingt mille hommes, ilne restera que quarante mille hommespour l’arm6e d’observation ; il faudraalors qu’elle se tienne au siege, mömedans les lignes, eile s’exposcrait trop äs’en 61oigner.

Les divisions employöes aux travauxdu sidge sont placees aulour de laplace, chacune d’elles gardant unepartie de la circonferencc. Vous lescauipercz, une ligne faisanl face a laplace pour contenir les sorties de la

garnison, et une autre faisant face älaCampagne, pour mieux observer toutce qui en arrive, intercepter tout cequi se presenterait pour enlrer dans laville, courriers, convois de vivres ousecours en hommes. Pour atteindreces buts avec plus d’efllcacile, il es * :naturel que les troupes se couvrerilpar des lignes de contrevallation et decirconvallation, ce qui les occupe p eUde jours. Le profil dont se servailVau*ban pour les lignes de circonvallation

n° 1, est de deux toises et demie eubes,par toise courante, et pour les eontre-vallations n° 6, seize. Six hommes, enliuit heures, construisent les premiereSiet trois hommes les deuxiemes e 11quatre heures. Alors, seulement, toutecommunicalion de la Campagne avecla place sera impraticable, le blocussera assure, toute surprisc impossibiß'l’armee dormira tranquillc. Si un dtrtnehement de trois mille hommes adouze mille hommes, si un corps devingt-cinq mille hommes, delache dal’armee de secours, ou venant de tontautre point, derobait son mouvenieidä l’armee d’observation, et se presc»'taitä la pointe du jour, il seraitarr«^par les lignes qu'il ne saurait fo rc ° rqu’apres les avoir bien reconnue^avoir reuni des fascines, des oulil*

füiltoufes les dispositions convenable*

Mais l'armee de secours clle-m6m e

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peut-elle pas gagner six, neuf ouheures sur l'armee d’ohservation

(Io ai eet seto« s

presenter devant la place? Dansces cas, si l’assiegeant n’est pas conve^

par des lignes de circonvallation, I' 1place sera secourue, les magasins eileparc d’artillerie de l’assiegeant seronjforten danger, los travaux comblds, edouze heures apres, lorsque l’arroe cd’ohservation arrivera, il ne sera p'" 5temps, le mal sera lait sans renißde-Pour assieger unc place devant une af