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Tome sixième.
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catastrophe de cette partie de son ar-mee : Villars, mmediatement apres,fit assieger Marchiennes par le mare-chal de Montcsquiou; il protegea cesiege en prenant, avec son armöe, po- |sition sur la rive gauche de l’Escaut.Le prince Eugene n’avait plus que le |parti de marcher sur le corps de Vil-lars, mais pour cela il lui fallait passerl’Escaut : c’etait d’ailleurs un grandchangement dans l’etat des ehoses,puisque la veille c’etait Villars qui de-vait forcer les lignes de Landrecy , etqu’aujourd’hui c’etait au prince Eu-gene, affaibli de vingt-quatre batail-ions par la perte de sa reserve, ä atta-quer l’armäe franpaise postee derriöre !une riviere et appuyant sa gauche a !Valenciennes . Montesquiou prit Mar- jehienncs en quatre jours; il y trouvatous les magasins de l’armee autri-chienne.et fit quatre mille prisonniers.Eugene leva le siege de Landrecy .Villars, quelques semaines apres , as-siegea Douai . Le prince Eugene secarnpa ä porlöe de canon deses lignes,les jugea inattaquables, et s’en eloi-gna. Si Villars n’en eüt pas eu, il eütdu lever le siege. Le prince fit plusieurst'autes ä Landrecy : 1° de pretendrecommuniquer avcc son depüt de Mar-chiennes. tous les jours, sans escorte,mettant sa confiance dans des lignes sietendues, aussi faibles et si mal gar-dees; 2° d’avoir place sa röserve sur larive gauche de l’Escaut, eloignüe deson camp de trois Heues etseparöc parcette riviere.

TI eüt du : 1° ne pas faire construireles lignes de Paris , faire sa commu-nication avec Marchiennes par desconvois bien cscortes, un par mois ütailsüffisant; 2° s’assurer du pont de l)e-nain par un bon ouvrage ä l’abri d’uncoup de main, camper sa reserve entrecet ouvrage et son camp, sur la droite i

MEMOIltES DE NAPOLEON.

de l’Escaut, soutenantsa töte de pont;il eüt ete ä portee de la soutenir etVillars ri’eüt pas pu se placer le longde l’Escaut pour assieger Marchiennes.

Le roi de Prusse ne fit pas de lignesde circonvallation devant Olmutz ; aussila place fut-elle secourue en vivres eten troupes, eile recevait toutes les se-maines plusieurs fois des nouvelles deDaun .

Lorsque Turenne assiögea Dunker-que, il se couvrit par des lignescirconvallation ; mais aussitöt qu’il vitl’arrnee de secours, commandee P ardon Juan d’Autriche, en position aportüe de son camp, il marcha ä eileet la battit.

En 1794, si le duc d’York , lorsqu’Hassiegea Dunkerque , se füt couvert p arune bonne ligne de circonvallatiomson armüe d'observation n’eüt mis au*cune importance a sescommunicatin f,savec Ypres , il lui eüt suffi de les coi>'Server avec le siege, d’autant qu’il öt aitmaitre de la mer; il eüt eu le tempsprendre la place avant que l’arnieefranpaise ne füt en mesure de forc erses lignes.

En 1797, lorsque les genüraux P r °'vera et Hohenzollern se presentere 11 ^pour faire lever le siege de Manl<> ue ’oü etait enferme le marechal Wun"'ser, ils furent arrötes par les lignescirconvallation de Saint-Georges, d u 'donnerent le temps a Napoleon d’» rrlver de Rivoli , de faire echouer leur e (1 'treprise et de les obliger a eapitn' efavec leurs troupes.

Doit-on attendre 1’attaque de l armee de secours dans ses lignes de cifconvallation ? Feuquieres dil : Ondoitjamais attendre son ennemi danslignes de circonvallat ion , on doit sod 1de ses lignes pour l’allaqucr. TI s apPsur l’exemple d'Arras et de T urlt ^Mais l’armee assiegeante ä Arras