MELANGES.
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ple alliance, et ä conclure alliance avecl’evöque de Munster et l’electeur deCologne, ennemis de la Hollande ; eile s’assura la neutralite de l’Autriche ctde la Suede , et, de concert avec l’An-Bleterre, ddclara la guerre ä la Hol-ende. Dans le courant d’avril 1672, ler oi se rendit ä Chat ieroi; son armde,forte de cent dix mille hommes, 6taitr ^urüe sur la Sambre; le duc def-Oxembourg fut detach6 avecun corpsd arnieepour se porter en Westphalie ,s y nhmir aux troupes de l’dvöque deMünster et attaquer l’Ost-Frise. Trenteddlle hommes furent mis sous les or-'fres du prince de Conde ; le reste deforrnee fut commande par Turenne ,s °us les ordres immediats du roi.
A l’aspect de cet orage, qui mena-Cait la republique, les partis s’agiterentv J°lemment; les Orangistes l’empor-^rent, etle prince d’Orange futpro-c 'ame capitaine-general et grand-ami-ra *- II öquipa une flotte de soixante-'fouze vaisseaux de haut bord qu’ilc °nlia 4 Ruyter; il leva des corpsOornbreux de milice dont il garnit lesP'aces fortes, et röunit une armee ac-tive de vingt-cinq mille hommes :l’Espagnc lui envoya un secours de sixmille hommes d’infanterie qui ddbar-querent a Ostende . Un corps de cavale-tle espagnole entra dans Maestricht ,qui porta la garnison a douze mille°mmes. Turenne ne fut pas d’opi-1110,1 de perdre son temps au siege deplace, mais de la negliger et del a ar . C ^ ersur * e Bas-Rhin, en remontant
nve gauche par les etats de l’elec-
e,lr de Cologne . Ce plan adopte, ill ' r avec vingt mille hommes, cernaP e tite ville de Maseyck, ce qui cou-4ve ' GS commun *cations de Maestricht ^ c 'a Hollande , et y laissa cinq mille^mes pour contenir les douze millea Sarnison de Maestricht . Le prince
de Conde passa le Rhin; le roi et Tu-renne le descendirent par la rivegauche; les places de l’ölecteur de Co-logne ouvrirent leurs portes ä l’armeefrancaise . Au commencement de juin,Wesel , Burich, Rheinbergue, furentinvestis et se rendirent en peu de jours;le prince de Conde assiögea et pritEmmerich. Le prince d’Orange s’eta-blit sur l’Yssel ; la saison etait tresseche, les eaux du Rhin tres basses. Aupoint oü l’Yssel se s£pare du Rhin , etapres qu’elie s’est appauvrie du Waal,vis-ä-vis le fort de Tolhuys, il y avaitun gu6 praticable; le prince de Cond6le passa avec sa cavalerie, culbula lestroupes hollandaises qui d^fendaientla rive gauche; le lendemain, l’armöepassa sur un pont. Cond6, blessö d’uncoup de fusil ä la main, quitta le com-mandement. Le roi, avec le gros del’armee, se porta sur l’Yssel , vis-a-visDoesbourg . Turenne, en peu de se-maines, s’empara de tout le pays jus-qu’ä Naerden et Utrecht ; le duc deLuxembourg occupa toute la Frise ;Groningue , Devinter , Zwoll , tom-berent en son pouvoir. Amsterdam s’entoura d’inondations ; eile trouvason salut sous les eaux. Le prince d’O-range couvrit, aussi long-temps qu’ille put, la position iinportanted’Utrecht ,mais enfinil fut contraint de laceder;le 5 juillet, le roi y fit son entree. Ce-pendant ces conquötes inoui’es por-terent l’alarme ä la cour de Londres eten Allemagne ; le roi d’Angleterreenvoya des plenipotentiaires au campde Louis XIV , et de concert avec desplenipotentiaires fran^ais, ils offrirentla paix ä la republique. Les conditionsetaient: le paiement d’un subside ä laFrance et ä l’Angleterre, pour le rem-boursement des frais de la guerre; larcconnaissance dj salut, comme dupavillon anglois, et la ceusiou 4 la