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§nit les restes de Caprara ä Worms;c equi lui composa quinze mille hom-Btes, et se porta sur Manheim ; maisilfrattit en retraite pour eviter la ba-taille, ä la vue de Turenne qui, maitrede tout le Palatinat , mit le feu ä deuxDilles et vingt-cinq villages; cet incen-die 6tait ordonne par Louis XIV . L’e-lecteur palatinötaitoncle de Turenne;du haut de son chäteau de Manheim ,'1 tut tömoin de l’incendie de ses etats,e t entendit les cris de ses malheureuxSujets qu’on ögorgeait : il adressa unc artel au marechal; il est dat6 du 27Juillet. Peu de jours apres, Turennere passa le Rhin , et campa ä Landau,^’arm^e imperiale s’etablit entreFayence et Francfort , oü eile sejour-^a un mois, et tut rejointepar les con-dngens de l’empire. Le duc de Bour-n onville ayant alors trente-cinq milledommes, s’approcha de Philipsbourg;le 1" septembrc il passa le Rhin , etSe dirigea , par la rive droite, surStrasbourg , dont il s’empara, le 24Septembre, ä l’aided’intelligences avecles magistrats de celte ville. Cette nou-Velle deconcerta Turenne, qui remontale Rhin et campa aux portes de Stras-bourg , sa gauche ä 1T11, sa droite ä desmarais; le village de Wantznau , der-riere lui. Le duc de Bournonville sor-tit de Strasbourg , campa ä Saint-Blaise,la droite au Rhin , interceptant lar oute de Saverne . Turenne avait vingt-C| nq mille hommes ; les AllemandsPrös de quarante mille. Ils allendaient' e grand-electeur qui 6tait en marcheav ec vingt-cinq mille hommes, ce qui^eida le marechal, malgrö son infe-r ' 0r *t6, ä risquer une bataille; il levaa ° n camp ä minuit, passa la riviere de°UfTel, a Lampertheim, laissantStras-° ür g sur la gauche; il marcha surcolonnes, s’empara du bourga Achenheim , passa Bruch, et de-
couvritle camp ennemi, derriere Entz-heim , ayant sa droite appuyöe ä ungrand bois du cöt6 de Strasbourg , etsa gauche ä un petit bois de mille pasde longueur, sur cinq cents de large;en avant du centre etait le villaged’Entzheim. L’arm6e frangaise mar-cha toute la nuit, se mit en batailledans la plaine , ä gauche, et en avantdu village de Hulsheim. Le 4 octobre,les deux armöes se trouverent ainsi enprßsence. L’armüe de Turenne avaitsadroite formee par dix-sept escadrons,sous les ordres du marquis de Yaubrun;quatre escadrons de dragons 6taiententremöles de pelotons d’infanterie;dix-neuf bataillons d’infanterie 6taientau centre, commandes par le lieute-nant-general Foucault; vingt-un esca-drons de dragons ou grosse cavalerieötaient ä la gauche, ögalement entre-mßles de pelotons d’infanterie. Ladeuxieme ligne etait formee sur ladroite par quatorze escadrons, sur lagauche par quinze escadrons, et aucentre par sept bataillons, la cavalerieögalement entremölee de pelotonsd’infanterie. En troisi&me ligne, lecorps de röserve 6lait de sept esca-drons et de trois bataillons. La droiteennemie, commandee par le comteCaprara, etait de vingt escadrons. Lecentre, de vingt bataillons, 6tait sousles ordres directs du duc de Bournon-ville : le duc de Holstein commandaitla gauche, forte de vingt-un escadrons.Vingt bataillons au centre et dix-neufescadrons ä cliaque aile formaient ladeuxieme ligne; la troisiemeötaitcom-posee de onze bataillons au centre,vingt escadrons ä la droite et vingt es-cadrons ä la gauche.
Turenne commenga l’attaque enfaisant aborder le petit bois de ladroite de l’ennemi par le marquis deBoufflers, avec huit escadrons de dra-