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Tome sixième.
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V1EM0IRE8 OK NAPOLEON.

bataille a Colmar ; il 6tait dans uneexcellente position, loute son armöeötait ralliee et sa retraite assuree surStrasbourg. La possession de l’Alsace valait sans doute bien une bataille,mais non pas pour lui, ni pour lesprinces du nord de VAllemagne, lesrisques qu’ils auraient courus et lespertes qu’ils auraient öprouvees en ac-ceptant (a bataille, n’etaientcompensespar rien. Les Prussiens ötaient ä latöte du parli Protestant, ennemi del'Autriche , qui etait fortpauvre. L’an-nöe suivante, lorsque Montecuculli vint pour entrer en Alsace avec l’armeeimpöriale, il le dit positivement danssa proclamation aux Alsaciens, pourötablir ia difference qui existait entrel’armöe qu’il conamandait et celle dugrand-ölecteur.

CHAPITRE XVIII.

CAMPAGNE DE 1675.

Le marechal de Turenne est tue d’uu bouietde canon , h Susbach. — Observations.

§ I er -

Le roi mit cette annöe six armöessur pied; leprince de Conde comman-dait en Flaudre, et Turenne en Alle—magne : son armee etait de vingl-cinqmille hommes. Montecuculli comman-daitl’annöe ennemie; ilavait ordre dereduire l’Alsace et de röpare.r la pu-sillanimitö qu’avait montröe le grand-electeur l’annee pröcedente. Il avaitdes iutelligences dans Strasbourg ,dontles magistrals luiötaient dövoues.Le 27 mars, Turenne campa sous lesmurs de cette place, afin d’enimposerä la bourgeoisie. Montecuculli se miten Operation, descendit le Rhin par

la riye droite, publia qu’il allait assie-ger Pliilipsbourg , mais jeta un pontSpire et passa sur la rive gauche. I n "renne, negligeant cette initiative dugeneral ennemi, passa lui-möine surla rive droite : il lit, ä cet eilet, je lerun pont a Ottenheim , ä quatre liebesplus haut que Strasbourg , et se por*-'’sur la Kinlzig; il campa ä WillsteH- 1,1droite ace village et ä la Kinlzigi ella gauche k Ekcartsweier au ruiss® 311de Schüller, couvrantainsi Strasbourg -dont il etait a deux lieues, et son p 01 ’^d’Ottenheim, dont il etait ä quntc elieues, et ou il avait construitune t^ !cde pont qu’il gardait par plusicurs bi>"taillons. Apres quelques jours d’h^tation, Montecuculli fut obligö d’ 0 'beir au mouvement de Turenne; il re>passa sur la rive droite , prolonge** 8gauche ie long de la Kinlzig, son o'l®gauche etant öloignee d’une lieo e edemie du campfranfais. Montecuc»^ 1 ’dont l’armee ötait un peu plus nO» 1 "

breuse que l’armee francaise , tn e,]9 '

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mouvement, il marcha sur l’abbaye 1 ^Schuttern , ötendanl sa gauche jusd u ‘Lahr; il voulait, en menafanl le P 01 ^d’Ottenheim , obliger Turenne » r4 ^passer le Ithiri, ou ä decouvrirbourg. La position du marechalassez compliquöe : il avait ü la jdöfemlre son pontd’Ottenheirnet cC 11

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tfait par la position qu’il avait prisepont d’Ottenheim; il continua

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de Strasbourg ; s’il quittait sondeWillstett, Montecuculli enlraiO ^Strasbourg et y passait le Rhin ; c c P e<dant s’il ne persistait pas ä ° ccU f s aWillstett, son pont d’OUcnheit» eretraite etaient compromis. Ule comte de Lorges avec une uivis 1 ^pour premlre position a AHenlicu 11 ^mi-chernin du camp d’Otteniioin 1 ' ^mouvement dissemina scs forees-sentit, et le 22iuin, il leva so» P°