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Tome sixième.
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850 MEMOIRES DE NAPOLEON .

Saxons, rejetös sous les murs de Kce-nigstein, eussent capitule. Sans doutequ’une armee de quarante mille hom-mes contre une armee de soixante äquatre-vingt mille, peut se defendreavec avantage dans le camp de Pirna ;mais quatorze mille hommes ne lepouvaient pas contre une armee desoixante mille, munie d’autant d’artil-leriequ’elle le voulait: un corps aussifaible n’aurait pu s’y defendre qu’au-tant que le ravin et l’Elbe , qui cou-vrent le camp, eussent eudeux ä troisCents toises de iargeur, distance quipermettait aux batteries du camp deprendre des posilions öloignees dedeux cents toises du rivage, sansqu’elleseussent rien ä craindre de la superio-rit6 des batteries prussiennes etabliessur la rive opposec , et cependanttoutes puissantes contre ce oui appro-chcraitde leur rive.

[I e OBSERVATION.

d’hiveren Bohöme, rejetant les dübrisde Broun et de Piccolomini au-delä duDanube , oudumoinsau-delä des mon-tagnes de ce royaume. L’effet de cesdeux fautes lut qu’il eut, surlechampde bataille de Lowositz , des forcesmoiridres que celles de rennemi quoi-que sur le cliamp d’opöration il en eütde triples. C’est aussi ce qui l’obligea aprendre ses quartiers d’hiver en Sa* eet en Silesie . Sans doute il obtint decette Campagne de grands avantages;mais il pouvait en obtenir de pl uSgrands encore.

CHAPIIRE TI.

PREMIERE CAMPAGNE DE 1757.

Situation des armees. — Bataille de Prag“ 6(4 mai). — Blocus de Prague ; baiaid®de Kollin ( 18 juin ). — Svacualion d®Boheme. — Observation».

Ee roi est entre en Bohßme avecdeux corps d’armee separüs, agissanffort loin Tun de l’autre. L’armüe deSchwerin operait ä l’extremite de laSilesie dans le temps que le roi pene-trait par la rive gauclic de l’Elbe . Cettemaniere d’envahir un pays avec unedouble ligne d’operations est fautive.Schwerin ütait beaucoup plus fort quePiccolomini, soit par le nontbre, soitpar la consistance des troupes. S'il eütüte rduni au roi sur le champ de ba-taille de Lowositz , le renfort que Pic-colomini eüt, de son cöl6, amene aumarüchal Broun , aurait 6tü bien loinde compenser le degre de force qu’eütacquise l’armee prussienne. Le roipouvait donc entrer dans Prague enseptembre, avec quatre-vingt-dix millehommes, se rendre maitre de cetteplace importante, •‘tablif »e» quartier*

§ l r .

La Campagne de 1757, commenc6 elelSavril, s’est terminee le 15 de'cembre; eile a dur6 deux centqunraid ejours. Elle se divise en deux epoq< ieS 'la premiere comprend les marche 8 ’manoeuvres et combats du 15 avril ll1 '15 juillet; laseconde, ceux du 15juiM e

au 15 decembre. Dans la prenaie fe

ides

il 8

ßpoque, le roi a livre deux grau 1batailles: la bataille de Prague qu’igagnöe .e k mai, et celle de K oft"qu’il aperdue le 18 juin. C’est l’obje*de ce chapitre.

Dans l’annüe 1756, la France , J 8Suede, la Russie et l’empire , ne i®'rent aucune armöe en campag° e 'dies la passerent tout entiere en P reparatifs et en dümonglralions. Ilfut de m4me pendent la pr<«® l ® r