8,»8 MEMO 11!US DK NAPOLEON.
et comme l’ennemi n’occupait pas larive opposee, il y jeta une Avant-garde. Le prince de Lorraine attcndait,sous quelques jours, le general Daun ,qui lui amenait de Moravie un renfortde trente mille hommes; ce qui eütegalise les deux armees.
Frederic sentit toute rimportancede prevenir cette jonction. Le 5 mai,ä la pointe du jour , il jeta un pont äune lieue et demie au-dessous de l’ra-gue, au village de Podbaba, sauscprouver aucune resistance, quoiqu’adeux mille toises du camp autricliien ,et s’etablit avec vingt balaillons ettrente-huit escadrons ä Crimilz, sur lalive droite de la Moldaw. Le marechalSchwerin passa l’Elbe , et se porta bMischitz. Lesdeux armeesprussiennes,dans cette nuit, n’etaient plus eloi-gnees que de trois lieues. Le 6, a lapointe du jour, eiles firent leur jonc-tion au village de Prosick. L’armee duroi prit son ordre de bataiile, la droiteä Prosick, le centre en avant de Gibel,et la gauche au-deld de Sattalitz, oc-cupant une serie de collines de quatremille cinq Cents toises d’etendue, etetant ä cheval, sur le chemin de Bran-deis, qui etait sa ligne d’operations.Le prince de Lorraine avait sa gauchesur le Ziska, pres de la Moldaw , et sadroite sur les hauteurs du village deKyge , occupant une ligne de quatremille cinq cents toises. Le roi avaitsurle champ de bataiile soixantc-quatrebalaillons et cent vingt-trois escadrons,environ soixante mille hommes ; lemardchal Keith etant rcstd sur la rivegauche de la Moldaw, devant Prague ,avec vingt-six bataillons, vingt-six es-cadrons, et neuf bataillons et onze es-cadrons btant detaches sur la doubleligne d’operations, pour couvrir lesmagasins. Le prince de Lorraine avaita peu pres soixnnte-dix mille hommes;
mais dix mille elaient restes dansPrague , pour la ddfepse de la ville, etobserver le marechal Keith. Les deuxarmees se trouvaient ainsi egales ennombre sur le champ de bataiile; 1 ar "mee autrichienne avait sa gauche pr eSde la Moldaw, l’armde prussienne yavait sa droite : les deux armdes etaienteloigndes l’une de l’autre de trois niiH ctoises, separdes parun vallon profoud*oü coulait un ruisscau forme pi» r * adecharge de plusieurs dtangs, et dontles bords sont cncaisses et marecageu*>ce ruisscau prend sa source au-deläl’etang de Sterboholy, d six ou sep*mille tokses de Prague , tourne d cettedistance, passe par les villagcs d eSterboholy, de Podschernitz, d’Host*'witz, d’Itortlorzes et de Lupetin, etjette dr.us la Moldaw, a peu pres adeux mille toises au-dessous de Prag ue ’pres de Lobau.
Le roi jugea que ce ruisseau prot e "gerait efticacement le front de l’arin^ennemie; il ordonna de marchcr P iirla gauche pour la deborder. Le p' , " )C ,®de Lorraine s’en aperput a ternp s •fit faire d l’infanterie de sa droite 11,1changement de front en arriere; Pce mouvement, eile se trouvaequerrc sur rextrernite du cent ,e ’s’appuyant aux hauteurs de Ste r ^°holy, eile forma un coude de q u ‘ ncents toises qu’il prolongea de ( ‘ cmille autres, en y portant la cavule'de sa gauche , qui prit position ^les plaiiies de Sterboholy et s’elc 11jusqu’au petit ruisseau qui g
llostivvortz; sa ligne occupait a ' ,lSI , ufldeux cötes d’un angle droit, dont
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etait perpendiculaire ä Prague ntre parallele, et iongs chacun de r ^ ßmille d trois mille cinq cents toise-^^roi arrdta sa marche aussildl q uC ^trdinitd de sa droite lut arrivet- ^hauteur de Kyge ; le centre vis