MELANGES.
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8° Le resultat de ia bataille de Ros-bach n’est point extraordinaire : vingt-deux a vingt-six tnille Prussiens ,Coupes d’elite , et bien commandees,devaient battre quarante-cinq ä cin-Wante mille hömmes de troupes*le l’empire et fraiqjaises de ce temps,8 * misbrablement commandües; maisc e qui a üte un sujet d’etonnementet de lionte, c’est d’avoir ete bat-tu par six bataillons et trente esca-drons. Ce n’est pas une armee com-Posdede pareilles troupes, commandeePar de pareils officiers, dont l’äme etEsprit ütaient si faibles, dont tous lesr essorts etaient si mous, qui pouvaiten treprendre une marche de flaue de-zent une armee bien constituee.
9° La manceuvre du roi de Prussenaturelle et merite moins d’elogeslue l’ennemi ne merite de bläme, careile lui a ete dictee par eette marche"“Prudente, faite sans ütre ni protegeePafirn corps d’observation en position,111 eclairee par des flanqueurs et uneavant-garde, de maniere a ötre ä l’abride toute surprise dans un pays dehiamelons et dans une saison bru-nueuse.
IX' OBSERVATION.
1-a position du duc de Bevern, ä laBataille de Breslau, est faulive en ceWelle ne couvrait pas Breslau . Ce ge-"eralavait fortifie des positions sur la*J r °ite de cette ville, et le prince de*" 0r raine, s’il eüt mieux manceuvre,11 e ^t pas tire un seul coup de fusil de-Va,lt ces retranchemens: il eüt pousse8,1 droite, que commandait Nadasty,e, |Core plus pres de l’Oder et eüt tour-^utierement le camp retranche ,^"geaut sa ligne d’operations, aban-( 0l ">ant celle de Schweidnitz et pre-celU> de la haute Silösie. Le ge-
neral prussien n’avait aucun interüt alivrer bataille, puisqu’il attendait le roiavec des renforts; il ne s’agissait doncque de garder un camp qui couvritBreslau . On con^oit diflicilement qu’iln’ait pas resolu ce problöme, lorsqu’ila eu pres de deux mois pour choisir cecamp et s’y fortifier.Une bonne armeede trente-cinq ä quarante mille horn-mes doit, en peu de jours, surloutlorsqu’elle est appuyüe ä une grandeplace et ä une grande riviere, rendreson camp inattaquable par une armeedouble en force.
X' OBSERVATION.
La bataille de Leuthen est un chef-d’ceuvre de mouvemens, de manoeu-vres et de resolution ; seule eile suffl-rait pour immortaliser Prüderie et luidonner rangparmi les plus grandsgü-neraux. Il attaque une armee plusforte que la sienne, en position et vic-torieuse, avec une armee composee enpartie des troupes qui viennent d’ötrebaltues, et remporte une victoire com-plete sans l’acheter par une grandeperte disproportionnüe avec le resul-tat.
Toutes ses manoeuvres, a cette ba-taille, sont conformes aux principesde la guerre ; il ne fait pas de marche deflaue devant l’ennemi, car les deux ar-mecs ne se sont pas vues en bataille, L’ar-mee autrichienne, qui connait l’ap-proche de l’armüe du roi par les com-bats de Neumarck et de Borna, s’attendä la voir prendre position sur les hau-teurs qui lui sont opposees, et c’estpendant ce temps que, protege parun mamelon et desbrouillards et mas-que par son avant-garde, le roi conti-nue sa marche et va attaquer l’extrömegauche de l’armee autrichienne.
Il ne viole pas non plus un deuxiemo