MEMOIRK9 DB NAPOLEON.
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promis l’armee alliee : mais Chevertfut battu apres un combat fort opiniä-tre et oblige de se reployer. Le 10aoüt, le duc Ferdinand repassa sur larive droite du Rhin et fut rejoint parune division anglaise. Contades portason quartier-general ä Wesel ; le 19aoüt, il marcha par Recklingshuusenpour se joindre ä Soubise sur Lipstadt:mais ce prince fit un mouvementconlraire, il se dirigea sur le Hanövre.Le duc Ferdinand, qui avait son quar-tier-general ä Munster, se plapa entreles deux armees et s’opposa ä leurjonction. Il fit marcher son aile gau-cbe pour surprendre Cassel oü ütaienttous les magasins du prince de Soubise:mais celui-ci se reploya ä temps, cequi donna lieu, le 2 octobre, ä la ba-taille de Luternberg; la moitie de l’ar-mee du duc Ferdinand, sous les ordresdu genüral Oberg, y fut battue; leprince de Soubise prit vingt-huitpieces de canon et un millier d’hom-mes. Le duc Ferdinand passa lui mß-me sur la rive gauche de la Lippe.Le marechal de Contades essaya desurprendre Munster: c’etait une re-presaille ä la tentative du duc Ferdi-nand contre Cassel; mais il echoua etprit le parti de repasser le Rhin et d'ß-tablir ses quartiers d’hiver sur la rivegauche. Le prince de Soubise voulutse maintenir ä Cassel; mais abandonnepar le marßchal de Contades, il se de-cida ä rßtrograder sur le Mein, oü ilcantonna autour de Francfort et deHanau .
§ II.
Pendant cette Campagne, le roi dePrusse agit avec trois armßes, formantcnsemble cent vingt-neuf bataillons etdeux cent dix-huit escadrons; une,qu’il commanda en personnc et avec
laquelle il entra en Moravie , forte desoixante-quatre bataillons et centvingt-huit escadrons , la deuxieme,qu’il laissa en Saxe sous les ordres duprince Henri, forte de trenle-huit ba-taillons et trente-quatre escadrons;enfin une troisieme, qu’il forma dansla vieille Prusse pour agir contre lesRusses , sous les ordres du genßralDohna , forte de vingt bataillons ettrenle-cinq escadrons. Trenle-un ba-taillons ßtaient en outre en garnisondans les places de Silösie et quinzeescadrons etaient detachßs ä l’armßedu duc Ferdinand ; les subsides consi-dßrables qu’il reput de l’Angleterre,donnerent une grande activitß a sonrecrutement. Il eut contre lui danscette Campagne, l’armße aulrichienncdu marechal hr>n, forte de quatre-vingt-dix bataillons et cent vingt es-cadrons: l’armße des cercles, qui reu-nie ä deux divisions autrichicnnes,formait l’armße de Bohßmc, forte dequarante-cinq bataillons et de ein-quante escadrons, et enfin les armeesrusse et suedoise, fortes ensemble dequatre-vingt mille hommes. 11 dutavec cent trente-cinq a cent quarantcmille hommes faire face a deux centtrente ou deux cent quarante millehommes: mais les troupes enncmicSütaient de nations diflercnles, agissautisolement et saus nccord sur des fron-tieres fort üloignües les unes desautres; dans ce calcul ne soril compf*'ses ni les forces franfaises, ni l’anneedu duc Ferdinand qui ngissaient sur 1°Weser et sur le Rhin . Le duc Ferdi-nand non seulcmcnt contint les Fran-fais, mais aussi les conlingens üeWurtemberg et d’autres petits princesriverains du Rhin , qui cussent aug'mente l’armee des cerclcs en Bohßin 6 -Au commencement du printempS’le roi de Prusse ütait cncore cn Sil^'