R8ß MEMOIREB I)E
et regagtia ie soir son camp de Wm- jdekin. Cetaitla premiere fois de cetteguerre que les armees fran^oises obtc-naient entin un succes de quelqueimportance. La Sensation en lut vivedans toule la Fianee; ori vil dans Bro-glie un Turemie naissant: ii Tut faitrnarechai de France . Celle batuille estson principal fait d’armes.
Cependant le rnarechai de Conladesetait accouru de Paris ä son quartier-general, avait fait iever ses cantonne-mens; et convaincu, par l'experiencede la Campagne precedente, des incon-vöniens attacbes ä une double ligned’operations ,‘il passa le Rhin et sereunit, ä Giessen le 3 juin, a Farmtedu Mein, par des mouvemens cn ar-riere et sur ie terrain occupe par sestroupes. II avait Cent vingt-six batail-lons et cent vingt-cinq escadrons. Le8, il campa ä Sacbsenberg, le 10 öCorbach, le 13 sur la Dimel qu’il passale li. Lareserve, sous les ordres duduc de Broglie, campa le H ä Casselet le 14 ä Dieburg . De sa personne,il campa, le 4 juillet, ä Bielefeld ; le 6,il fit investir Munster par le lieutenant-general d’Armentieres ; le 8, i! campaä Hervarden ; le 10, le duc de Broglies’empara, par un coup de main vigou-reux, de la place forte de Minden etfit douze Cents prisonniers. Le 14,toute l’armee campa sur la rive gau-che du Weser, la droite ä Minden etlagaurhe a Harlenliauscn. Le lieule-nant-general Saint- Germain ccrnaHameln . Le duc Ferdinand, qui s’elaitmis cn retraile aussilöt qu’il avaitappris le mouvement du inareciial deConlades, campa le 12 juin ä Soest ,le 14 a Buren, le 30 a Marienfeld , etle 7 juillet ä Osnabrück . La grandesupöriorite des forces de l'armee fran- jCaise lui elnit demontree; cependantjil se decida 4 donner uno bataille. II \
NAPOLEON.
se porta ä Stolzenau sur le Weser , yjela un ponl et fit nriine de vouloirpasser ce fleuve. 11 prit pour ccnlrede scs operations la place forte deNienbourg, et en arriere fit occuperBremen . Le 17, il marclia en avant,remontant la rivc gauclie du Weser .Coniades s’empres,sa de rappeier sesdetachemens, specialeinent la rdservesous le duc de Broglie qu’il avait en-voye en Ilanovrc. Le 23, Munsterouvrit ses portes. Les 28, 29 et 30, l ßSdeux armees resterent cn presence-Le duc Ferdinand, trouvant la positio"des Fran^ais trop forte, detacb® ^prince hereditaire avec deux divisio ,,s ’pour en iriquieter les derrieres.rnarechai de Contades rdsolut fi’ e0profiter pour livrer bataille, et fit seSdispositions dans la nuit du 31 a«
aoüt. Il chargea le duc de Broglie
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In droite d’atlaquer et suivre vivcifl®la gauclie (le l’ennerni appuyde a °Weser : c’elait de cette nttaque <l u ’' 1attendait la victoire. Il piapa sa c t,yrlerie entre sa droite et sa gauchc- $ eStroupes etaient pleincs d’ardeur et ^confiance. A la pointe du jour l’arm^ ehanorrienrie ddboucha sur hu/t colo"'nes. A six beures du rnalin eile et*"eri bataille et parfaitement f or n,ee 'Des cinq heures, !e duc de Br 0 »commetifa 1’attaque, maiset la contiuua de möme. La cavale'j"du centre s’avanpa mal a propos. c ,fut ntlaqiiee par une nombreuse af 1 ^lerie et par une forte reservc d’in ,anterie: eile lAcha pied. Les deux al ^se trouvant isolecs, l’cnnerni p ,lSentre dies, los l’ranyais se tinrent p°batlus; ils firent leur retraile et rep^reut leur camp de Minden . Le m ar< ^clial de Conlades, renire dans ceca" 1 ,jn’avait rien a redouler; ccpendanl’evacua quarid il upprit que J .möme de la bataille, le prince h^ r