MEtANGES.
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en tournant les etangs; il y fut blesse,sa cavaierie ramenee en düsordre, etla bataille perdue. Le roi eut la moitiede ses troupes hors de combat, tues ,blessüs ou prisonniers; il laissa centsoixante-cinq pieces de canon au pou-voir du vainqueur: la perte des Kussesfut ügale, il est vrai, mais ils etaientbeaucoup plus nombreux, eile futttioins sensible pour eux. Les neufba-taillons laisses ä Iliessen, qui s’ütaientempares de Franefort, l’üvacuerent lesoir möme, lorsque l’armee repassal’Oder et rompit ses ponts. Le 16 eilecampa 4 Madlilz ; le 18 eile prit Posi-tion ä Füstenwald pour couvrir la ca-pitale, et le roi appela 4 lui le corps deKleist qui ütait en Pomeranie . L’arse-ual de Berlin rüpara ses pertes en ma-teriel d’artillerie; en peu de jours sonarmee fut portee 4 trente mille hom-°ies. Le genüral russe passa l’Oder le16 et fut joint par le corps d’Haddick.
§ IV.
Pendant que la principale armüeprussienne marchaitcontre lesRusses,la Saxe etait abandonnüe aux seulesgarnisons de Dresde , de Leipsick, deWiltemberg et de Torgau . Elle fut en-vahie par l’armee des Cercles, comman-dee par le duc de Deux-Ponts, quis’empara, le 6 aoüt, de Leipsick, le 8de Torgau. Le colonel prussien Wol-fersdorf , commandant celte place , l’e-v acua apres une vigoureuse resis-tance et se retira sur Potsdam . Le 20,^Vittemberg ouvrit ses portes; la garni-s °n se retira egalement sur Potsdam .
28, le general Maquire, detacheav ®c quinze mille hommes de la gründear m6e de Daun , pour renforcer le ducde Deux-Ponts, attaqua le faubourgdeöre sde, au moment m6me oüce princeet) trait 4 Meissen ; il fut repousse. Le
comte Schmettau, gouverneur de cetteplace, avait les moyens de la d£fendre,et il est probable qu’il l’eüt conservöea la Prusse; mais dans les premiersmomens de consternntion des desas-tres de Künersdorf, le roi lui avait6crit de ne comptersur aucun secours,de nesonger qu’ä menager ses troupeset ä lui ramener, par une bonne capi-tulation, le trcsor de vingt rniIlionsqu’il avait sous sa garde, et qui lui etaitsi important dans la crisedu moment.Le 3 septembre il capitula et sorlitdela place. Cependant le 21 aoüt, le ge-neral Wunsch parlit de Potsdam avecun petit corps de neuf batailions ethuit escadrons qu’il avait ordre demener au comte de Schmettau. Les27 et 31, il s’empara de Wiltemberget de Torgau , oü il fut oblige de se-journer trois jours pour atlendre l’ar-tillerie qui lui arriva de Magdebourg le 2 septembre. Le 3, il parlit et con-tinua sa marche, et campa, le k , äGrosen-Hayn; mais il y apprit que lacapitulation de Dresde etait signüe,que la place etait rendue. Wunsch,audesespoir, se vengea sur le corpsde Maquire, qu’il defit entierement etretourna 4 Torgau . Frederic perditDresde pour toujours.
Aussitöt que Daun eut connaissancede la victoire de Künersdorf, il marchasur Triebei pour se rapprocher desKusses. La position du roi etait criti—que; mais ceux ci se plaignirent ame-rement d’avoir gagne deux bataillessanglantes, perdu la moitie de leurarmee, tandis que les Autrichiens ,pour qui on se battait, n’avaient pointencore tire l’epee.
D'un autre cöte, le prince Henri semit en marche le 18 aoüt des qu’il ap-prit la perte de la bataille, pour menerau roi les cinquante mille hommesqu’il avait en Silesie . 11 campa le 29 a