Mßr-ANGES. 891
vis-Avis <Ic i’nrmee autrirhienne; il fit‘X’iislruirc des barruques de planches.
§ V.
XVI* OBSERVATION.
l.o Le plan dn marechal de Conta-des, dans cette Campagne , ütait bonet eonforme ä tous lesprincipes de laguerre qui! parait que cet officier-general avait enlrevus. Cependant ilf'diona avec cent uiiile liommes d’ex-eellentes iroupes contre soixante-dixbulle liommes de contingens; parcequ’il etait sans energie, qu’il n’v avaitaticnn accord entre les gerieraux etque son quartier-güneral etait, comme!a cour de Versailles , en proie auxplus petiles intrigues.
2° 11 offrit l:i bataille apres fa-V’oir refusee, il en determina le mo-Uient; cependant il combattit sanss ’ötro fait rejoindro par tous ses dü-tacliemens. 11 devait lever tous lesSieges et atlaquer avec toutes ses for-ces reunies le duc Ferdinand, qui avaitfaitlafaute de s’aflaiblir de deux divi-sions. Cette simple cornbinaison luieilt probablement donne la victoire.
3" II fatigua ses Iroupes toute lanuit du 31 juiliet et une parlie de latnatiuüe du premier aoüt, pour pren-drc sa ügne de bataille, ce que de nosSnurs des armees doubles et triplesf °"t en deux heures avec taut de ra-pidite.
4° fiuisqu’il faisait sa principalc at-W'ic avec sa droite, il devait la di-eser en personne et y etnployer ledouble de troupes et ne pus la Aonfieratl duc de Broglie, dont il conuaissait' e varadere.
5° II se tint le jour iie ia Bataille aux^ 8 poäitions qu’il avait faites !a veillßdai >s uii ordre du jour de cinq ü sixee qui est le caeiiet de la roe-
diocrite. L’armee une fois rangee enbataille, le general en eher doit, desl’aurore , recoiinailre la position del’ennemi, ses mouvemens de la nuitet, sur ces donnees, former son plan ,expedier ses ordres, diriger ses colon-nes.
6° A la pointe du jour, le duc deBroglie, diarge de l’altsque decisive ,pretendit que l’ordre qui iui avait eteexpedie la veille n’elait pas executable,que l’ennemi s’clait renforce : il en-gagea une legere ca.nonnade , se ren-dit aupres du marechal de Contades,et les heures s’ecoulerent .eri vainesdiscussions, ce qui donna le temps auduc Ferdinand de renforcer reelie-laent sa gauclie, qui eüt ete ecraseesi le duc de Broglie avait sincerementexecute son or.dre. Ce general fut cou-pable, il etait mal dispose et jaloux deson ch.ef.
7° Fa position de la cavalerie fran-faise au centre de la bataille, sansavoir d’artillerie , etait vicieuse , puis-que la cavalerie pe rend pas de feuet ue peu.t se batlre qu’ä l’arnie blan-che; ausei T-arljllerie et rinfanteric en-nemic pure.n.t-elles la canonner et lafüsilier tout ä Jeur aise sans qu’elleput rien repondre. Depuis la creationde l’ar.tillerie ä clieval, la cavalerie aaussi ses batteries; l’artiilerie cst plusnecessaire a la cavalerie qu’u l’infante-rie ni^inc, soit qu’elle ettaque, seitqu’clle reste en position, soit qu’elle serallie,
8“ Ni les succes de l’ennemi, ni lespertes qu’avait eprouvees l’anne.cfrancaise , n’ctaient de nature a obli-ger le marechal de Contades aevacuerson camp de Minden. Si le duc Ferdi-nand eüt voulu forcer ce camp, il eütete repoqsse.
9" L’echec eprouve par le duc deBrissac n’etait pas non plus de nature