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Tome sixième.
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MGLANGES.

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projet pour attaquer le camp du roi;mais celui-ci s’y refusa entierement.Attaqu6 par des forces quadruples, leroi eüt ete probablement force. Le 9septembre, Butturlin se mit en retraitepar Jauer, et repassa l’Oder . Le 10,Laudon reprit son camp de Grogers-dorf. Des £venemens aussi inattendussauverent le roi. 11 detacha le generalPlatten avec quatorze bataillons etvingt-cinq escadrons pour suivre lesKusses. Platten passa l’Oder ä Breslau ,le 11 septembre, detruisit un grandnombre de leurs magasins sur la rivedroite, arriva le 15 au couvent de Gos-tyn, y trouva un parc russe, barricadöet defendu par cinq mille hommesd’infanterie, le fit attaquer, le for^a,prit, tua ou blessa deux mille hommes,et brüla cinq mille chariots. Le 22 ilse porta ä Landsberg. Le roi sortit deson camp de Buntzelwilz, le 25 sep-tembre, et se porta le 29 ä Gros Neis-se. Laudon profita de ce faux mouve-•uent, cerna Schweidnitz le 30 septem-bre, l’attaqua sur cinq colonnes, etl’emporta par un coup de main. II n’yavait que trois mille cinq cents hom-mes de garnison, qu’il fit prisonniers.11 perdit dans cette attaque quatorzecents hommes, jeta dans la place dixbataillons, et reprit son camp de Gro-gersdorf. Le roi, fort etonn6, revintrapidement sur ses pas, et campa le 6octobre ä Strehlen, pour couvrir Bres-lau . Le 25 novembre les armees en-trerent en quarliers d’hiver. Ce tutdans ce temps qu’un gentilhommehomme Warkotsch, ami de Frederic,tr ama un complot pour le livrer auxAulrichiens. II fut decouvert le jour«lörne oü il allait 6tre execuhL Apresla prise de Schweidnitz , Laudon de-tacha vingt-quatre bataillons en Saxe,Pour renforcer Daun ; mais ce gen6-^1 tw i«t psü tifef pafti dd ce «fand

accroissement de forces ; et de ce cöteaussi, les deux armöes entrerent enquartiers d’hiver.

§ IV

Le cabinet de Saint-P6tersbourgscntait depuis long-temps le besoind’avoir un point d’appuiqui raccourcitsa ligne d’operations et permit a sesarmees d’hiverner plus pres du centrede la guerre. Dans les cinq campagnesprecedentes ses armees passaient enmarches la moitie de la Campagne,pour arriver sur le champ d’operationet pour retourner prendre leurs quar-tiers d'hiver en Pologne . Il avait jeleä cet effet ses yeux sur Colberg , placeforte et port de mer sur la Baltique ,avec laquelle la communication parmer 6tait facile, puisque les flottessuödoises et russes dominaient dans laBaltique . Plusieurs tentatives contreColberg avaient echouü dans les cam-pagnes precedentes. Cette annee l’at-taque des Russes fut mieux combinee.Romanzoff, avec dix-huit mille hommescampa le 5 juillet ä Coslin ; et le 30une flotte russe apparut ä la vue deColberg , debarqua six mille hommeset un equipage de siege, et bombardala place par la mer. Romanzoff arriva,le 15 septembre, pres du camp prussiendu prince de Wirtemberg; mais l’ayantjuge trop fort pour l’enlever d’un coupde main, il en fit le siüge en regle.Le 18 octobre il fut repousse, et per-dit trois mille hommes dans une deses altaques. Le general Platten, quisuivait l’armee russe, fit divers mou-vemens pour secourir la place et lecamp retranche; il (ichoua et perditun de ses corps, fort de deux millehommes, qui fut cernö par un d£ta-chement de la grande armöe russe etpo*« les armes. Le 2 novembre. But