MÜIANGES.
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et düsireux de relever la gloire de !leurs drapeaux: mais les generaux enclief, les generaux particuliers, etaientde la plus parfaite incapacite.
6" A la tin de la Campagne le princede Soubise ramena son armee sur larive gauche du Rhin, laissant le ducde Broglie seul, expose sur la rivedroite ä toutes les entreprises du ducFerdinand pendant l’hiver.
XXYII e OBSERVATION.
1° On peut faire au roi de Prusse,dans cette Campagne, le möme repro-( die que dans les campagnes precüden-tes. II avait tout ä gagner ä ouvrir laCampagne des le mois d’avril, et ä°perer contre Daun avec toutes sesforces reunies, le baltre, l’ecraser etfo jeter en Bohüme, assieger et pren-dre Dresde . II a mal ä propos diminuüs es troupes. Le corps du prince deWirtemberg ä Colberg, celui de Goltzd Glogau , ütaient inutiles: s’il en eütaccru son armee de Saxe , eile eüt 6teSUperieure ä Daun, il pouvait 6tre mai-tre de Dresde ä la fin d’avril, et seporter avec ses principales forces enSilesie, sur l’Oder , pour s’opposer ä lajonclion des Russes avec Laudon.
2* En Silesie , Frederic a egalementperdu le mois de mai et le mois dejuin; s’il eüt marche alors contreLaudon avec son arm6e, renforcöe de'armee du prince de Wirtemberg etde celle de Gollz, il aurait fait eprou-Ver un echec considerable a Laudon,Cc qui eütdemoralise son armee, l’eütr endu plus circonspect, et par la suitefdt augmente les difficultes de sai°t>ction avec les Russes .
3* Le corps du prince de Wirtem-
er g. place au camp de Colberg , etait' ltle faule ; c’etait disseminer ses trou-pes i c’etait les paralyser pendant les
! trois quarts de la Campagne sans obte-nir aucun but. Ce corps affaiblissait •Colberg au lieud’en accroilre la force,puisqu’il exigeaitdes magasins immen-ses; et eniin l’ennemi etant maitre dela mer et de la terre, ce corps devaitfinir par 6tre pris par famine. Si leprince de Wirtemberg eüt ete a Glo-gau , il eüt double le corps de Goltz etprobablement attaque avec succes l’ar-mee russe dans sa marche sur le hautOder ,
4° Le roi a mal manceuvre pendanttout le mois d’aoüt, puisqu’il a fini parse laisser cerner par les deux armöesennemies. Pendant les journees des15, 16, 17 aoüt il a dependu de sesennemis de consommer sa ruine;tandis que si ce prince eüt marchecontre l’armee russe, avant qu’elles’approchät, ou contre Laudon, il au-rait eu deux jours pour l’attaquer iso-lüment.
5’ Lorsqu’il eut pris le camp deBuntzelwitz, sa position fut meilleure,mais encore tres mauvaise. Les forcesdes ennemis etaient quadruples, aumoins triples des siennes et leur etaientügales en moral. Pour maintenir sesCommunications avec Schweidnitz , ilaurait 6te oblige de s’engager dans desaffaires partielles qui cussent ruinüson armee. liest mümeprobablequ’ileüt ete forcü dans son camp, si le gc~nüral russe eüt adoptü le projel deLaudon. Il fut sauve par la poliliquede cabinetde Saint-Petersbourg; mais,militairement parlantj il s’est laissecerner.
6" Ces dernieres campagnes de Fr6-deric n’ont plus le möme cacbet. IIdevient craintif, n’ose plus livrer de ba-tailles. Turenne est le seul göneraldont l’audace se soit accrue avec lesannees et l’expericnce. 11 est vrai ce-pendant de dire que le grand avantage