L’Obligation qui nous fut imposfee d’imprimer notre sraerae volumedans Vordre des dictees publiees prkedemment par les generaux deSainte*Hfel4ne, ne nous a paspertnis de coordcnner, comme nous Vau-rions voulu, ces matöriaux d’ailleurs si pröcieux.
Ici, nous nous trouvons plus libres, et nous presentons les fails parCampagnes, qui se suivent depuis Austerlitz jusqu’ä Waterloo .
On sait que Napoleon ue put conlinuer ses Memoires au-delä de ladeuxifeme Campagne d’Italie , c’est-ä-dire qu’ils s’arrdtent au Consulat.Cependant, par ses ordres, un travail plus complet s’fetait fait sousson regne ; Napoleon donnait les premieres instrnctions pour les r£-dacteurs, et dictait ensuite des additions et des corrections que Ber-trand et Berthier transmettaient au ddpöt de la guerre.
C’est ce que nous lisons dans le preambule de ce grand travail quenous afait connaitre le gdndral Pelet, l’un des plus illustres lieute—nants de l’Empereur, et qui semble n’avoir acceptd les loisirs de lapaix que pour reparer les injustices dont on abreuva si longtemps lamfemoire de ce grand homrne.
«Napoleon , dit-il, ne futdfetournö des soins constants qu’il donnaitb l’liistoire militaire de son temps, ni par le gouvernement d’un vasteempire, ni par les attaques sans cesse renaissantes de VEurope. Cen’fetait pas un monument qu’il elevait ä sa gloire personnelle; il yassociait tous eeux qui avaient coop6r6 ä ses triompbes, et les armeesavec lesquelles il n’avait pas combattu.
» Le nouveau C&sar pröparait ainsi ses Commentaires, auxquels üse rfeservait de mettre la derniöre main. Lui seul pouvait les eomplfe-ter, leur donner la vie; seul il pouvait y dfeposer les seerets de la vic-toire, les necessites et les confidences de la politique si rnölee aux