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Tome septième.
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L’EMPIRE.

» prcndre l’cnnemi pour vous deloger» de devant Verone . II ne peut point» penetrer par La Corona; car jamais» il ne dounera uno bataille sericuse,» sans artillerie et sans cavalerie. II» n’essaiera point de passer l’Adige en-» tre Yerone et Legnago; vous luitom-» beriez sur les flancs plus bas que Ve-» rone; outre les difficultes du pays,« l’cnnemi s’exposerait ä vous voir sur» ses derrieres. II cst donc ä penser que» dans cctte bonne position llanquee« par l’Adige et par lc Montebaldo , te-» nant presque toutc votre armee cam-» pee devant Verone , vous pouvez at-» tendre autant de temps que cela vous» conviendra. La, votre armee scra bien» nourrie; votre artillerie s’approvision-» nera; et votre infanterie se reposera.» Au surplus, tout est subordonne aux» circonstances et ä vos talents.

» Si l’ennemi n’est que de votre force,» nul doute que les dispositions ci-des-» sus ne deviennent inutiles. Yousl’at-» taquerez; vous le poursuivrez sans» reläche, l’epee dans les reins; et vous» ircz planter vos aigles sur les bords« de la Brenta et de l’Isonzo, pour» venir cnsuite foriner la droite de la» Grande-Armee. Mais si rennemi etait» superieur dans le premier moment,» tout porte ä croire que vous ne res-» terez pas plus de quinze jonrs dans» votre position de Yerone, sans que»Yennenn ne fasse de forts detachc-» ments de son armee d’ltalie sur celle» d’Allemagne . Alors, vous marchorez» a lui pour vous porter sur 1 Isonzo,» en laissant toutefois, sur l’Adige , un» petit covps de troupes pour pouvoir,» suivant los circonstances, renforccr» Mantoue et Pescbiera. Mais je vous» ferai connaitre frequennnent les pro-» gres que nous ferons en AHcmagne,» ct je vous enverrai des ordres qui di-» rigeronl votre conduitc.

» Si vous etes force ii la defensive,» vous devez disputcr le torrain pied ä» pied, lc plus qu’il vous scra pos-» sihlc; laisscu- dans Mantoue 10,000» liommes, dont 7,000 Franqais et» 3,000 Italiens; dans Pescbiera, 600» Fran^ais et 400 Italiens. Ces places» sont abondamment approvisionnees.» Yous devrez vous tenir toujours pret» ii reprendre l’olfensive , car il est» impossible que les operalions de» la Grande-Armee ne linissent pas» par attirer toutc la sollicitude de» rennemi.

» ,1’ai cru ilcvoir, M. loMarechal,» vous faire connaitre les plans de Sa» Majeste, atin que vous puissiez mieux» vous diriger, eil tout etat de cause,» suivant les circonstances. »

Le meme jour , le prince Major-general ecrivait aussi au niareclial princed’Essling: « L’Emperour, M. le Mare-» chal, m’ordonne de vous instruire» de la Situation des choses. Quoique» M. de Cobenzel soit toujours ii Paris ,» et M. de Laroefiefoucauld ii Vienne,» 1’Autriclie n’en parait pas moins deci-» dee ii la guerre.

» II cst certain que, le 10 septembre,» avant-liicr, une division autriebienne» a passe rinn ; ce qui a oblige le Roi» de Baviere ii se sauver du cöte de» Würtzbourg . Ainsi, les Autrichiens» ont coinmence les preniiers äetablir» la guerre civile dans I’Etat gerniani-» que. Yous lie sauricz donc vous tenir» troji en garcle. Vous savez que le» graud art est de tenir toutes ses trou-» pes reunies. L’Einpereur coiupte sur» votre zele, sur votre courage ordi-« naireet sur vos talents. Vous verrcz,» par riiistruction ci-jointe, que Sa» Majeste scra sur le Rbin, le 23 sep-» lembre, avcc rarniee des cötes, qui» etait cainpee ii Boulogne; eL bientöt» nous aurons etabli une diversion qui