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Tome septième.
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52 L’EMPIRE.

Eybentshitz, Budwitz, Jarmeritz etZnaym. Les Bavarois etaient ä Iglau .

Lesempereurs de Russie et d’AlIema-gne se trou vaient äOlmütz, avec les deuxarmees reunies. Le prince Ferdinand,avec un corps de quinze ä vingt millehommes, etait en Bohüme. Le princeCharles, avec un corps de quarante ä cin-quante mille hommes, hattant en retraitedcvant le prince d’Essling, etait dejä ar-rive ä Laybach. Le general Chasteler,avec le corps qui s’etait echappe du Ty-rol, occupaitOEdenbourg; ce corps pou-vait etre considere comme l’avant-gardedu prince Charles. Teiles etaient les po-sitions respectivos des deux armees.

L’Einpereur, occupant un point cen-tral , pouvait reunir en peu de joursplus de forces que Tennemi n’etait ea-pable de lui en opposer.

Les deux Empcreurs marchaient-ilspour lui livrer bataille ? il pouvait entrois jours etre renforce des corps duprince de Ponte-Corvo et du princed’Eckmühl, ainsi que d’une partie de lagarnison de Vienne. Restaient-ils aucontraire sur la defensive, et le princeCharles marchait-il sur Vienne? Napo-leon pouvait einployer comme avant-garde le corps c.ommande par le duc deRaguse, et le renforcer en deux jourspar les corps du prince d’Eckmühl etdu duc. de Trevise ; tandis que par uneretraite süre ct lcnte, les corps des ducsde Dalmatie et de Montebello et duprince de Ponte-Corvo retardaient lamarche des deux Empcreurs dans lesdefiles de Nikolsbourg, ou sur toutautre point de leur route, autanl detemps qu’il aurait convenu. Napoleonse trouvait ä cheval sur le Danube , avecdes magasins considerables et toutes lesressources de Vienne , et en positiond’attaquer l’une ou l’autre arinee avectoutes ses forces reunies.

Le prince Charles prenait-il le parti

de traverser la Hongrie et de passer leDanube plus bas, pour se reunir auxdeux armees tusse et autrichienne ?L’Empereur avait calcule qu’il fallait unmois ä ce prince pour obtenir ce resul-tat. Alors, quand il Taurait su engageassez avant pour ne pouvoir plus mar-cher sur Vienne, il eüt fait revenir leduc de Raguse dans cette capitale, etaurait reuni le roste de ses forces pourtoinber sur l’armee des deux Empe-reurs, et les culbuter enPologne.

Cette combinaison lui paraissait laplus probable, parce qu’elle lui sem-blait offrir ii l’ennemi Tavantage de reu-nir le plus de forces possible pour unegrande bataille. Elle assurait ä l’Empe-reur ((uelques scmaines de delai, qu’ilavait juge neeessaire pour le ralliementet le rcpos de son arrnee. Cliaquejour, ses forces augmentaient de plus decinq centshommes; carson armee, quis’etait rendue de lloulogne ä Brünn,presque sans sejour, se renforgait ächaque instant de tous les detache-ments (jui n’avaient purejoindre; detous les moyens (ju’on organisait dansles pays con([uis, et de ccux meine quiavaient ete prepares sur le Rhin et enFrance , dans l’hypothese d’une retraiteou d’une guerre incertaine.

Vers le 26 ou le 27 novembre on netarda pas ä s’apercevoir, d’apres lesinouvements que l’ennemi faisait ii 01-mütz, qu’il ne rcsterait pas longtempstranquille. Le 27, le general Giulay etM. de Stadion vinrent au quartier-general de Brünn, avec des pleins pou-voirs de l’empercur d’Allemagne pournegocier et signer un traite de pai*delinitif. Difterentes negociations eu-reut lieu. 11 ne fut pas difficile ä l’Em-pereur d’apercevoir que les esperancesdes ennemis etaient rehaussees. Pourmieux connaitre encore leurs verita-bles sentiments, il leur proposa formel'