CAMPAGNE DK 1805. 73
tpi ils pretaient le llanc a l’armee fran- | combattu, etd’interceptertoute retraite
ä l’ennemi. 11 dirigea le corps du ducde llalmatie sur la route d’Auspitz; lescorps du prince de Ponte-Corvo et duduc de Montcbello sur celle d’Auster-litz ä Göding . Le grand-duc de Berg-,avec la plus grande partie de sa eavale-rie, suivit cette derniere route. Lecomte Nansouty, avec sa division deeavalerie, se porta sur la grande routed’Olmütz , et prit une immense quan-tite de chariots et de bagages de tonteespece.
L’Empereur envoya le comte Ber-trand, son aide-de-camp, avec les esca-drons de sa garde, sur la route deKremsier, oii il s’empara de dix-neuf pie-ces de canon, d’une grande quantite deCaissons et de bagages escortes par desCosaques . Un autre detachement se portasur Hradisch et ramassa beaucoup debagages et de prisonniers.
Le 4, eut lieu l’entrevuo des deuxEmpereurs. Les avant-postes du princed’Lckmülil ayant culbute la tote de l’a-vant-garde du general Merfeld, mena-eaient d’attaquer l’armee russe et d’em-pöchersa retraite. Le general autrichienprotesta qu’il y avait un armistice, etque les deux Empereurs etaient en Con-ference. Le prince d’Eekmühl suspen-dit toute attaque, sur l’assurance don-nee par Alexandre, qui lui ecrivit de sapropre main, que les deux Empereursetaient en Conference pour tout termi-ner.
Pressee en queue par le corps duprince de Ponte-Corvo, sur son flancgaue.he par le grand-duc de Berg, pre-venue ä Göding par le prince d’Eck-mühl et le duc de Dalmatie , l’armeerusse se trouva, le 4, enveloppce demaniere a ne pouvoir plus faire de re-traile.
I.'armistice, signe le 5 decembre parle prince de Neuchätel et le prince de
<;aise; et qu’elle serait arrivee avanteux ä Holitsli et ä Göding . Ils n’avaient'"eine plus d’armee; car ee n etaitf l u ’un amas confus de fuyards, d liom-r,1( ‘s sans armes, sans havre-sacs, sans8u bsistances.
Lims cette extremite, les deux Em-Pßrcurs convinrcnt d’avoir recours auVa inqueur, de lui demander un armis-l'ce et de jurer la paix, seul moyen deconserver eneore ce qui rostait des ar-^ees des deux plus grands enipires dumonde.
Le prince de Lichtenstein, aussi dis-tingue par ses qualites civiques que parses vertus guerrieres, qui s’etait tou-jours oppose ä la guerre, qui n’avaitjamais fait entendre aupres du tröneqne des conseils sages, se proposa pouraller trouver VEmpereur. A minuit, iletait aux avant-postes. Il eut une confe-rence fort, longue avec Napoleon quieotisentit entin, non sans beaucoup dePeine, ä une eutrevue avec 1’empereurd’Alleniagne. Lorsque l’Empereur y eutconsenti et que le prince de Licliten-stein eut dejeüne avec lui, il le conge-dia : « Yous me faites faire une grande* Laute, lui dit-il. Ce n’est pas apres des” batailles qu’il faut avoir des confe-11 r ences. le ne devrais aujourd’hui etre" c l ue Soldat. Comme tel, je ne me dis-» sinrule pas que je devrais poursuivre» ma victoire, et non pas ecoutev des» paroles de paix. » — « Yotre Majeste,» lui repliqua le Prince, n’a plus rien ä» conquerir. Yotre victoire est si com-» plete, que rien ne peut y ajouter. La
»paix seule peut augmenter votre» gloire.»
Cependant 1 Empereur prescrivit lesdispositions suivantes : il ordonnaprince d’Eckmühl de se porter f
- i- -