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CAMPAGNE DE 180« ET 1807. 101
Les petites puissances du nord de 1 Europe et toutes celles du midi, ne purente nvisager qu’avec satisfaction ce nouvel ordre de choses qui, en donnant l’es-P 01r d un long calme, etait favorable ä leur prosperite interieure. Si lä Suede ,s eule parmi les petites puissances, meconnaissait momentanement ces verites,c e tait Ja faute du roi et non de la nation. Mais il n’en etait pas de meine desgrandes puissances. Les unes se croyaient lesees par ces nouveaux arrangements;
autres, jalouses du röle eclatant que jouait la France , voulaient le lui enlever,düt-il en coüter des torrents de sang.
L Angleterre surtout et la Russie se montraient animees de ces sentiments.
n con naissait la haine ancienne de la premiere contre la France et son animosite
Pau ticuliere contre Napoleon, dans la personne de qui eile ne pouvait s’empe-
lei de voir le vengeur de ses attentats politiques. Engagee dans des depenses
e,1 ormes qui augmentaient graduelleinent la dette dont eile etait dejä ecrasee,
souffrant dans son commerce, voyant se tarir lesseules sources dont eile püt
erde quoi pourvoir ä ses immenses besoins, 1’ Angleterre tremblaitsur son
av enir, et se creait mille illusions pour ecarter le danger qui la menapait. Tout
qm pouvait assurer la tranquillite de l’Europe et ramener sur eile les forcesde in p
d Trance , ajoutait ä ses craintes. Cette impression fut plus vive que jamais,esprit des ineneurs de l’Angleterre, ä la nouvelle de l’organisation de la
sur
Confede
La R
ration du Rhin. Ils resolurent de ne rien epargner pour la renverser.
ussie avait recu ä Austerlitz une terrible lecon. Mais ce n’etait pas encoreass ^ pour abattre son ambition et son orgueil. Elle s’etait crue en droit d accuserses allies de 1’atFront qu’avaient eprouve ses armes. Cette ülusmn la consolart et® lo ignait les reflexions qu’clle aurait du faire. Depots cinquanteans, tecabmetde Letevsbourg s’obstinait ä s’immiscer dans toutes les affaires f e U10 F-s fteme favori de Catherine et de Paul, avait trop bien penetre dans 1 amed> Alexandre, pour qu’il voulüty renoncer si aisement. II se croyait la force dePevseverer dans sa politique : c’etait assez pour enavoirla volonte. L’Angleterree *citait ce desir en exagerant la puissance de la Russie . Bientöt les tetes exalteesde s e.onsei\\ ers d’Alexandre ne furent occupees que de chercher l’occasion dele ntrer en li C e avec les Francais . . ...
Mais l’Angleterre, separee du continent par la mer, et la Russie , placee aUlle grande distance de la France , avaient besoin d’un intermed.a.re pour par-Vemr a 1 accomplissemcnt des projets qu’elles formaient. Elles jeterent les yeuxSur la Prussc.
Cette derniere"dlieu du
de s on grand roi, Frederic II . Ce prince avait connnence par profiter de la^nation malheureuse oü se trouvait Marie-Therese, reine de Hongrie , et de lasuivant toutes les previsions, la France ferait ä cette princesse,r ;° U " Prondre a 1 Avance sa pari des depouilles de la maison d’Autriche . FredericaVlt od'cctivcinent la Silesie ä Marie-Therese. Plus tard, il etonna 1 Europe paig dnie guerrier et par la Evolution qu’il opera dans l’art militaire. 11 se mamdans sa premiere conquete, ct en fit de nouvelles.