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L’EMPIRE.
noinme son lieutenant. De l’irrcsolution, de lalcnteur, la craintc de compro-mettre son anciennc reputation, rendaient ce general peu propre ä un röleaussi important.
Le mareclial Mollendorf fut destine ii commander l’aile droite de I’armöe dontle Roi prcnait lui-meme la supreme direction. Ce vieux et respektable guerrier,ancien compagnon de Frederic, no voulait pas la gucrre, sur le resultat dela(juelle il avait des pressentimcnts sinistrcs. Le commandement de Lailegauchode l’armeo royale fut donne au mareclial Kalkreuth, qui avait eu de la reputa-tion sous le regne de Guillaumo II, mais qui commenqait ii ressentir l’effet desinfinnites de Tage.
Indepcndamment de l’armeedu Roi, qui devaitdtre primitivcment desoixante-dix mille liommes tires des inspections de Brandebourg et de la Pomerunie, legeneral Rüche! avait sous ses ordres toutes les troupes repandues auparavantdans le llanovre et dans les possessions prussiennes en Westphalie ; ee qui luicomposaitune force de trente-quatre mille hoinmes. Rüchel passait pour avoir del’energie et des talents, quoiqu’il n’eüt pas cucore ete ä memo de les deployer:c’etait un des clniuds partisans de la gucrre. II avait pour second le generalBlücher , hon officier, qui ne desirait pas moiiis ardennnent que Rüchel de semesurer avec les Crancais.
Un troisieme corps d’armee etait forme par les troupes des inspections de 1»Prasse meridionale et de la Silesie , qu’on pouvait evaluer ä vingl-quatre ouvingt-cinq mille liommes. On mit ce corps sous les ordres du prince de Hohen'lohe, general qui avait montrede la capacite dans la guerre que la Prasseavait faite 11 la France en 1793 et !79'i, et qui se prevalait de quelques avamtages obtenus alors pour croire que la victoire ne rabandonnerait janiais. A l1corps d’armec du prince de Hohenlohe , devaient se reunir les troupes qü Joccupaient la principaute de Bayreuth , et qui etaient commandees par i®general Tauon/.ien. Ces troupes n’excedant pas quatre ii ciiKj mille liommes ,avaient evacue ce pays , ets'etaicnt. concentrees, vers le 10 septembre, ä Iiotf>petite ville sur la Saale aux frontieres de la Saxe .
Lorsque le cabinet de Berlin eut enlin amene , par des mcnaces, des pi’°'messcs et des sollicitations , celui de Dresde ii faire cause commune avec lui >les troupes saxonnes, au nomhre de dix-huit mille liommes d’iufanterie ctd’artillerie et de quatre mille de cavalerie, se joignirent aux Prussiens; ell eSfurent aussi mises ii la disposition du prince de Hohenlohe ; ce qui compu^pour lors ii ce general unc.arnuie de plus ' mille liommes.
Le prince Louis de Prasse, lils du prince Ferdinand, fröre du grand Freder' 0 ’commandait l’avant-garde <le l'armee de Hohenlohe . Brave, mais impetueux ßtirrellechi, ce prince avait plus eontribue que personne ii decider la cour $Berlin äla guerre; il enfut um des premieres victinies.
Le reste de rarmce prussienne etait reparti dans les planes de MagdcboufB ^Colhcrg , Stettin, Custrin et dans celles de Silesie ; environ dix-huithonunes etaient restes dans la Prusse orientale , sous les ordres du gene r9Lestocq.