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L’EMPIRE.
» une autre Espagne qu’il retrouve en-» core ä l’autre bout de l’Europe . » EnEspagne , la population, fanatisee parlos moines, parmi lesquels cliaque fa-mille compteunde ses membros, s’etaitlevee contre nous.Elle etaitpartie prin-cipale dans ]a guerre, et, si l’on peuts’exprimer ainsi, eile la faisait en per-sonne. A notre entree en Russie , aucontraire, il n’y avait de combattantsque les troupes reglees. C’etait I’etatqui faisait la guerre; l’etat avait eom-mande ä la nation de se retirer devantnous, ou plutöt il avait ordonne ii sessoldats de brüler les habitations dansleur retraite, ce qui etait un inoyenbien sür d’obliger les habitants a s’eloi-gner. Voilä ce qui s’est passe, et cequ’aurait dü savoir M. de Segur. Maisoii a-t-il vu des guerillas russes? Dansquelles rencontres nos troupes ont-elleseu affaire avee les paysans? Que M. deSegur le diso, et l’on vcrra avee lui cetteEspagne qu’il rencontre au bout de l’Eu-rope ; niais rien ne se passait ainsi. 11 ya lä, conime dans toutes les pages del’ouvrage, exageration, contusion etsupposition. Ce ne fut qu’apres la ba-taille de la Moskowa, et pendant notreretraite, que l’on vit quelques paysans,excites par l’appät du butin , inassacrcrplusieurs de nos blesses restes entreleurs niains.
« 11 (Napoleon) s’ötonne, liesitc, s’ar-» rele.... Une fievro d’hesitafion s’em-» pare de lui; ses regards se portent sur» K.iow, Petersbourg etMoscou.
» AKiow,il envclopperait Titchakotf» et son armee....En marchant avee» Saint-Cyr sur Petersbourg, il cnvelop-» pera Wittgenstein....» Dun autreebte, « c’est a Moscou qu’il frappera la» Russie au coeur...
» De ces trois projets, le dernier lui» parait seid possible...etcependant, » .ajoute l’auteur, « 1’histoire de Char- I
» les XII etait sous ses yeux.»
312, 313 et 31k.) v
Ne devrait-on pas inferer de ces Proles, que Charles XII lui servaitguide dans ce projet de marcb el ^Moscou , quand, au contraire, ' e 1 tnari[ue suedois fit la faute de n e P 0 ^marcher sur cette capitale. On 11 a Pbesoin d’etre militaire pour savoir cil suffisait de lire l’histoire deles XII, non pas meme celle eci’itß Ple clianibellan Alderfeld, mais 5eU ^ment celle de Voltaire. Il est bi el11connu (jue, jusqu’ä son arrivee a ■-lensk, ayant sa ligne d'operations 1 ,jCommunications assurees, p u _ jjetait maitre de la Pologne et de P'S 8 ’marche de Charles XII etait coiif° r pii toutes les regles de la strateg 1 ®’ rfaute que commit ce roi, fut de
cette route de Moscou pour se u ’;sur l’Ukraine ; ce qui, en luiperdro sa ligne d’operations, et en ^ e epechant l’arrivee de Lewenhaup* ‘ ^des secours d’hommes et de vivr eS ’cause de tous ses desastres.
La position de Napoleon ä Sn 10 {e tdont il fit une grande place de ^un point d’appui, lui pcrmettai* ^ j[diriger avee sürete sur Moscou > jen’etait eloigne que d’une d' za \ c jjrmarches. D’ailleurs, ce n’etait $ment qu’ii partir de Smolensk entrait en pays ennemi. A huit jpsen arriere, se trouvaient lesde Minsk et de Wilna ; en tl0 ^ 0 dligne, ceux deKowno, de ^de Bialistock. Ceux de quatri
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