BULLETINS DE LA GRANDE-ARMEE.
bj? ls l' eues en arridre, lit tmvaillcr avecd'ostentation a la i'orlifier eta yiP 1 . 1 ' Oos balteries.
v fl|| ' '' l proposer une ontrevue ä lempe-ftussio, qui lui cnvoya son aide-
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prince Dolgorouüi: ccl aiden'". al , n l ) put remarquer que lout rospirail,4 la couleuance de Parmee francaise,l ei ’ ve 01 la tiiniditö. Le placcment dosWvi 8 an 'os, los forlifications que Tonl’ofi)!- ,,n lonlo bäte, lout laissail voir h^por russo une armee ä demi-balluo.5oq \ tre l’usage de l'Empereur, qui ne re-iH r || ai »ais avec laut de circonspeelion los»e ‘.penlaii-es ä. son quartier-general, ilCpdlit luGmöme ä ses avant-postes.
' es Premiers complimenls. Toflicier'Des Y u,, lut entamer des questions polili-l)n e ,'‘ 1 Irancliait snr lout avec une imper-!'ij>.' 0(! difücilo ä imaginer : ii etail dansln ce la plus absoluo, dos inleröts def(itr|l )e et de la Situation du conlinent.■Wal’ 011 un m °G 1111 joune trompette dejl .Werre. 11 parlait a l'Empereur comme°nl|, aux oifieiers russes , que depuisWuv ni l ,s 1' ‘udignepar sa hauteur ot s“sSl e , ls procedes. L’Empereur conlinlfe , s °n indignation ; et ec joune liomme,Sie. 1>lis ,U1C v eritable 'inlluence surW ( I l ' rour Alexandre, rotourna plein de"* ( i u e Parmee francaise etait älavoille
•lH'P Porte. ()n so convaincra de lout ceNü. U " sou ^ l ‘ii- l'Empereur, quand onj)i | , ( lue sur la lin de la conversalion, ilJetlP'jPosa de ceder la Belgique el deN : ‘ a couronne de for sur la löte desennemis de la France.
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SltoJ"' ) l‘ u 'ables3t U ves differentes demarches rempli-N lo'Y <, ?‘‘t- Eos jeunes leies qui uiri-affiiros russes so livrerent sauso t' l il ‘1 1 11 r presomplion naturelle. IIPlus queslion de battre Parmeew e : eil 0 ’ ,lla ' s de l ;l tourner et de la pren-iilO (n C 11 avait. taut l'ail (|iie par la la-Hv v' ^’dricliieus. Ou as<ure que plu-SW'tU r- lx g'dneraux aiilriehions, qui*ait des campagnes con Ire PKm-}.l® Hv’,,l. )r ö v inrent leconseil quece n etail,?t c ;fcotlo confiance qu’il fallait mar-hf- v <env u "o armee qui complail lautIi? ilo || So l l| als et d ol'Iiciors du promior'C'V ‘.d'saient quils avaient vu l'Em-rjc's |(>’ ''otluit a une poignee du mondeAi S j» f'reonslancos les plus diffieiles,IÄ m ■*avictoire par des operalions ra-% l’liis i l )r( ' v ues, et delruire les armees'W ll Vaii .''"'onsos ; que cependaut iriSÄirp 1 °ntonu aucun avantage ; qu'auÄ ,ü\ l°dles les affaires d’arnoro-W'ii f ; , v a Premiere armee russo avaientW Co Uei" r <l(1 1 armee francaise, mais ii1 C a Vni,;. l ’ Ul , H ' sst 'prosomplueuse opposaitV l °dsi. “Offuatre-vingt miilo Russes,^ de i ff 110 lour iuspirail la pre-■ vu ' Emporeur , 1c corps d'elitc
de la ganle imperiale de Russie, et c«quils n’osaient probablemeut pas dire,leur talonl, dont ils etaienl etonnes que lesAutricbiens vonlusscnt nieconnaitre lapuissance.
Le 10, l'Empereur, du haut de son bi-vouac, apercul, avec une indiciblc joie,Farmce rosse, commencanl, ä doux por-tees de eanon de ses avant-postes, un mou-vement de flaue pour tourner sa droitc. 11vit alors jusqu ii quel point la presomp-lion el l'ignorance de l art de la guerreavaient egare les conseils de colle‘bravearmee. 11 dil plusieurs fois : « Avant de-main au soir celle armee est ä moi. » Ge-pendant le sentiment de Ponnemi etait biendifferent : il so presentait devant nosgraniles gardes ä portco de pistolet: d defi-iait par une marclio de flaue sur une lignede quatre lieues, on prolongeant l’armeefrancaise, qui paraissait ne pas oser sor-tir de sa position : il navait qu'unecraintc, c etait que Parmee francaise nelui ecliappät. On fit tont, pour c’onfirmerl ennemi dans colte idee. Le prince Muratfit avancor un potit eorps de ca Valeriedans la plaine; mais tout d un coup il pa-rut elonne des forces immenses de Pen-nend, et renlra ä la bäte. Ainsi tout ten-dait ä confinnerlc general russo, dans Po-peration mal calculee qu’il avait arrölcc.L'Empereur (il mettre ä l’ordre la procla-mation ci-jointe. Le soir, il voulut visiter;i pied ot. incognilotous les bivouacs, maisa peine eut-il fait quelques pa#qu’il futroccnau. II serait impossiblc de psindrePonthousiasme dos sol.lals on le voyant.Des fanaux de paillo l’urenl mis on un ins-tant au baut de miiliors de perches, elquutro-vingt mille liommes so presenterentau-devant de PEmperiur, en le saluantnar des a-clamations; les uns pour föterl’anniversaire de son couronnement, lesaulres disant que Parne' donnerait lelendomain son bouquel ä l’Empereur. lindes plus vieux grenadiers s’npprocha delui ot lui dil: « Sire, tu n’auras pas besoindo Pexposer. Je te promets, au nom desgrenadiers de Parmee , que tu n’auras äoombattro que dos yeux, et que nous t’a-menorons demain les drapeaux ot Partille—ric de Parmee russo, pour celebrer l’an-niversaire de ton couronnement. »
L’Empereur dit en enlrant dans son bi-vouac, quiconsista.it on unemauvaise ca-bane de paillo sans toit, que lui avaientfaile les grenadiers : « Voilii la plus bellesoirec de ma vie, mais je regreite depen-sor que je pordrai bonnombrode ces bra-ves gens. Je sens, au mal que ccla mefait, qu ils sont vbritablementmes enfants;et, en verile, je me roproche quelquefoisce sentiment , car jo, crains qu’il ne meronde inhabile ä faire la guerre.» Si l’en-nemi eul pu voir ce spectacle, il eut etö