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Tome septième.
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BULLETINS DE LA GRANDE-ARMEE.

s armee russe, rangee encolonnes, efait>, ^mi-portee de canon : lout coup frap-L a,t - II parut un raoraent, aux mouve-Sri°n' S - '* e ' ell,lcm L qu’impatiente de tautuuiTrir, il voulait debordcr notre gauche.'> m6me momcnt, les liraillours du mare-f 11 Davout se firent entcndre , et arrive-I'a sur les derrieres de l’armee cnnemio.„t" c orps du mareclial Augercau debouchasim Inc '«‘"PS en colonne, pour se porterJGceentrcdel’ennemi,et, parlageant.ainsia attention, l’cmpecher- de sc porter tontGoe.r eonlre le corps du mareclial Davout.dj: Division Salnt-IIilaire deboucha sur lal^de, l’une et 1’autre dcvant manaeuvrerh C 1 ' se reunir au mareclial Davout. A1° corps du mareclial Augcreau et laf! j'sion Saint-Hilaire eurcnl-ils deliou-^.qu’une neige epaissc, et teile qu’on neiC'nguail pas a deux pas, couvrit lesiK armees. Dans ccltcobscurite, lepointpH 'm'oction Tut perdu, et les colonnes s’ap-tl es "-f ,l '°P a gauche, llolterent incertai-Getto desolantc obscurite dura unep t a-heure. Le temps s’etant eclairei, letjj'd-duc de Berg, ä la töte de la cavalo-;i p’ et soutenu pär le mareclial Bessicrcs,$3 töte de la garde, tourna la divisioninj' ll Mlilaire, ei tomba sur Tarmec eniie—ip,j ’• inanoeuvrc audacieuse s’il en fut ja-ipjj ; qui couvrit de gloirela cavalcrie, etCpijetait devemie necessairc dans la cir—s ll'tnce oii se trouvaient nos colonnes.«(^Valerie enncmie, qui voulut s’oppo-H i( „ a celle nianceuvre, fut culbulee; leV r j' S| ' (, i'e fut horrible. Deux lignes d'infan-Vpsse furcnt rompues; ia troisieine% ri ' s ista qu’en s’adossant ä un bois. Desf(ii a,ll 'ons de la garde traverserent deux('C’de l’armee cnne.mic.tiilij:' 1 ( , ! Charge brillante et inou’ie, qui avaitSol.' Plus de vingt milie hommcs d’in-S r g ct les avait obliges a abandonner^M'-cps, aurait decidc sur-lc-champ la% L 1 ', saus le bois et quelques dillicul-Vii ,( ' rra ' n - 1° general de division^ ’.Ponl fut blosse d’un biscaicn. Lege-®C|i r ‘ | 'dlunann , connnandant les chas-tVhi , a S ar( tc, et un bon nombrcdesesfitis l es soldats, moururenl avec gloire.1%'I' s cenl dragons, cuirassicrs ou sol-V^ Ia garde que Ton trouva sur le!y’ (| e balaille, on les y Irouva envi-| eo jilus de milie cadavres ennemis.' lr !ie duchamp de-balaille fait hör—, ,r - Pendant cc temps, le corps duj% , 1 Davout debouebait deniere Tcn-? l iiW a heige, qui plusicurs Ibis dans laP »iiiro? Jscurcit 1° temps, retarda aussiL^ai , et l’enscmble de ses colonnes.(S ilv 0 t’ennemi esl immense; cclni queh'Hs eprouveest considerablc. Troisyn C i ( >cbes a feu out vomi la mort dettoiv,' 1 i } ulrc Pendant douzc iieurcs. La’ l0l 'gteinps incerlaine, futdecideo

et gagnee lorsque le mareclial Davout de-boucha sur le plaleau et deborda l’cnnemi,qui, apres avoir fait de vaius efforlspour le re])rendro, baltit en retraito. Auniöme moment, le corps du mareclial Neydeliouchait par Altorff sur la gauche, etpoussait dcvant lui'le roste de la colonneprussienne echappec au combat de Deppen.II vint se placer lesoir au villagede Scbe-uaditlcn, et par la Tcnnemi se trouva telle-ment serre enlrc les corps des marcchauxNey et Davout, que, craignant de voirsonarricre-gardc compromisc, il resolut ä huitheures du soir de reprondre le village deSehcnadiltcn.Plusieurs bataillons de grena-diersrusses, les sculs qui n’eussent pas don-ne, se presenlerent ä ce village; mais le 6'regiment d’infanteric legere les laissa ap-procher a bout portant, et les mit dans uneciilierc deroule. Le lendemain , rennemi aetc poursuivi jusqu’ala riviere de Frisch-ling. Il se rctire au-dela de la Pregel. Il aabandonnc sur le champ de bataille seizepieccs de canon et ses blosses. Tonics lesmaisons des villages qu’il a parcourus lanuit, en sont remplies.

Le mareclial Augcreau a eteblesse d’uneballe. Les generaux Desjardins, Heudelet,Lochet, ont etc blesses. t.e general Corbi-ncau a eie enlcve par un boulet. Le Colo-nel Lacuee, du 05'', et le colonel Lemar-rois, du 43'', out eie tues par dos boulets.Le colonel Bouvieres, du 1t e regiment dedragons, n a pas survecu ä ses blessures.Tons sont morts avec gloire. Notre pertese monte exaclement ä dix-neuf Centsmorts et ä cinq milie sept Cents blesses,parmi lesquels un millier qui lesont grib-vement, seront hors de service. Tous lesmorts ont cle enterres dans la jonrnce du10. On a compte sur le champ de balaillesept milie Busses.

Ainsi, Tcxpedilion offensive de ren-nemi, qui avait pour but de se porter surThorn, en debordanl; la gauche de laGrande-Armee, lui a ete funoste. Bonze äquinzc milie iirisonniers, autantd'hominesbors de combat, dix-luiit drapeaux, qua-ranle-cinq pieces do canon, sont les tro-phees trop cherement payes, sans doutc,par le saug de laut de braves.

De pelites conlrarietes de temps, qui au-raienl paru legeres dans tonte autre cir-conslance, ont beaucoup contrario les corn-binaisons du generalfrancais. Notre ca-valeric et notre arlilleric ont fait des mer-veilles. La garde a chcval s’est surpassee;c’est beaucoup dire. La garde a pied a ete(oute la journeo l’arme au bras, sous le feud’une epouvanlablo mitraillc, sanstircr uncoiqt de fusil ni faire aucun mouycmcnl.Les circonstances n’ont point 6te tellesqu’ellc ait du donncr. La blcssure du ma-i'ecbal Augcreau a ete aussi un accidentdefavorable, en laissant, pendant le plus