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Tome septième.
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L’EMl'IRE.

girren; le 19, ä deux heures apres midi,ilentra dans Tilsitt.

I.e grand-duc de Berg, ä la töte de laplus gründe partie de la cavalerie legere,des divisions de dragonset de cuirassiers,a mene batlant l ennemi ces Irois joursdemiers, et lui a fait beaucoup de mal.Le 5' regiment de liussards s’est dislin-gue. Les Cosaques ont cte culbulcs plu-sicurs fois et ont beaucoup souffert dansces differentes charges. Nous avons cupeu de tues et de lilesses. Au nombre deces demiers se trouve le clief d’escadronPielon, aiilc-de-camp du grand-duc deBerg.

Apres 1c passage de la Pregel, vis-ä-visWeldau, un tambour fut Charge par unCosaque et se jeta venire ä terrc. Le Co-saquo prend sa lance pour cn perccr letambour; mais cclui-ci conserve toule saprcscncc d’cspril, tire ä lui la lance, de-sarme le Cosaque et le poursuit.

Un fait particulier, qui a excile le riredes soldals, a eu lieu pour la premierefois vors Tilsitt; on a vu une nuee dekalmoucks se battaut coups de tlcches.Nous cn sommes Caches pour ceux quidonnent l’avanlage aux armes anciennessur les modernes; mais rien n’est plus ri-sihle que le jeu de ces armes contre nosfusils.

Le marechal Davout, ä la löte du troi-sieme cor|>s, a debouche par Labiau, esttombe sur Tarrierc-gardc ennemie, cl luia fait deux mille cinq Cents prisonniers.

I)e son eote, le marechal Ney est ar-rive le 17 ä Intcrsbourg, y a pris un mil-licr de blosses, et a enleve ä l ennemi desmagasins asscz considerables.

Les Imis, les villages sont pleins deBusses isoles, ou lilesses ou malades. Lesjiertes de l’armcc russe sont enormes ; eilen’a ramene avec eile qu’unc soixantainede picces de canon. La rapidite des mar-clies empöche de connaitre encore toutesles picces qu'cn a prises ä la balaille deFriedland; on croit que le nombre pas-sera cent vingt.

A la bauteur de Tilsilt, les billets ci-joinls n”‘ I et 11, ont eie remis au grand-duc de Berg, et par suite le prince russelieutenant-general l.abanofl’a passe le .Nie-men, et aconfere une hcureavec le princede Ncuchätel.

L’enncmi a brflle en grande lulle lepont de Tilsitt sur le Nieinen, et paraltcontinuer sa retraite sur la Bussic. Noussommes sur les conljns de cet cinpirc. LeNiemen, vis-h-vis Tilsitt, est un peu pluslarge que la Seine. L’on voit de la rivegauche une nuee de Cosaques qui for-ment l’arriere-garde ennemie sur la rivedroite.

Dejä Ton nc coramel plus aucune hosti-lite.

Ce qui restait au roi de Prusse est c0 flItquis. Cot infortune prince n’a P' us J' , ',C 1 cnpouvoir que le iiays situe entre le N»et Memel. La plus grande partie de soi ‘mee ou plutdtdo la division de soslroudeserte. ne voulant pas aller en R usS _L’empereur de ltussie est reste trois ^nniines ä Tilsitt avec lc roi de , V’uiila nouvellc de la balaille de Friedland,et l’autre sont partis en tonte bäte.

N" 1.

Le general en clief llmnigsen ale prince Bagration.

Mon Prince, ^|e

Apres les Hots de sang <fui on» a(lgS jces jours demiers dans les comba t! L‘ g j r c'meurlriers i|ue souvent repetes, J l! * rC dcs'rais soulager les maux de cette gu cr ygiittructive, en proposant un armisticc,que d’entrer dans une lulle, (,a ! s tef'guerre nouvelle, peut-etre encore |» urible que la premiere. Je vous l )1 ’ 1 ,j 1 ’ c fsPrince, de faire connaitre aux ü pi»l’armce francaise cette intention . y.i'i’pari, donl les suites pourraienl. f[ ' j r cs>avoir des ell'ets d’aulant jilus sa *i|u’il est dejä question d’un congr^-^iöi 1ral, et poiirraient prevenir 11,10 bi*' 1 !

inutile de sang liumain. Vous v0,1( ' pts 1,0ensuile me faire parvenir les r( ’* j a cO°'votre demarche, et me eroirc, avesideralion laplus dislinguee,

Mon Prince,

De Volre Excellencc, _ ^

Le tres liumble et tresservileur, ^

Signö, B. BkN« igSE '

N°ll.

Monsieur le (leneral, r fyi ( ’" tM. lc (leneral commandanl en 01 ^ a>£le m'adresser une lettre relali* 1 u Je >-•n-dres que Son Excellencc a 11 , l Mc v ®»s1. TEmpereur, en me charge- 11 c ,. 0 is PVaire pari de son contenu. Je ^ j,]ieii l, | j (!louvoir mieux ' , il ^«rigi 11 „if-pi’en vous la faisant leim ^ 1 (^jro P‘ cC'ous iirie en memo leniiis '"l.. i’ a ssu rll ‘||c!'cnir votre reponse, cl d : >SU; „ vcC ia<l ut1 laconsideraliou dislingucc-

ai rbonneur d’ölrc,

Monsieur lc (leneral, ,ij S sa

Votre tres liumble et t r0h 0

servilem-, _ # oH-

.iE

Signe, BAdB ' 1

Le 6-18 juin.