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Tome septième.
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BULLETINS DE LA GRANDE-ARMEE.

Vis-a-vi s lcs chaussccs, et, «laus cette^•son, uuc seulo cst gueable. Je me deci-aai . 11 ne pas attaqucr de front Gospich,J? a, s ä lourner sa position de maniere ä[“pnacer la retraite de l’ennemi. Pour at-,9’ndre ce bul, il fallait passer une des‘vieres ä portec du canon des baltcriesvnnemies etablies de l’autro cote de la["Cßa, ou traverser des montagnes extrö-ne nient äpres et dilliciles, ou les Croatcsa, "'aient pu resistcr avcc avantagc. L’en-!)?Jhi oecupanl la rive opposcc de cette ri-'.[ßre, il lallut l’en chasser, afin de pouvoir;°hd)lir lc ponl qui avait eie coupe. Deux:°®ipagnics de voltigeurs du 8'' regiment,!j 0 ßnnandees par le capitainc Bourillon,jfant passe un gue, remplircnt cct objet,j.'lpndu que 1’enncmi, comptant sur sa po-j ll| un, elait peu cn force; dies occuperentJ^x pitons qui toucliaient la riviere. Af^ne ce mouvcment fut-il execute, quee hnemi deboucha par le pont de Beiay, et

s --vii.i sur la division Montrichard, quij~iva.it la division Clauzel. Je donnai im-j .ilialcment l’ordrc au general Clauzel de[ * lr .n passer au general Delzons, avec le 8°v .?inient dTnfanterie legere, la petite ri-f'ei’c (jni elait devant no'us, afin d’occupcrv ls mamelons dont s’elaient empares lesprligeurs, et de les defcndre avec laJ grande opiniätrote possible, s’il yl 1 ?*! altauue. Je lui donnai egalcmcnt

f^.tre de" rapprochcr un peu les autrcs^“nents de sa division, de maniere a|j a| °nir la division Monlrichard, avecJjhßllc j’allais combattrc Tenncmi qui'ßiichait.

Li C nncmi marcha ä nous sur trois co-yc'ßs: j’eus bienlöt disposc loutc la di-Monlrichard, et apres ötre resle enC«°n pour bien juger du projet de Tcn-Coj ai > je me decid'ai faire iiltaqncr lail'i ["Us du ccnlrc par lc 18" regimentt|,; ia nteric legere, ;\ la töte duquel mar-*e general Soycz , tandis que le 79"(f.'hßnl que commandolc colonei Godard,Itijl °c lequel se trouvait le general Mon-6tu lai ’d, conlenait la droite de TannenLa Charge du 18 c regiment lut"'"ent brillante; il est impossiblejst ( [' Ul 'der Tenncmi avec plus de conlianceS,; ,ll, laec que ne le fit ce brave regiment;lut cuibulc et il perdit trois piö-ennon. Dans cette glorieusc Charge,C'Usrat Soycz fut blosse d’nne maniere! ! tkv' l ' avo - Je fis soulcnir immediatcmcntV t . l r( 'gimcnt par le f>", sous lcs ordres\ l( "usl Plauzonne, qui marcha sur la[ü|),i '* c de gauche de Tenncmi, et ia lit, nennend s’opiniälranl, envoya de%',i ,ls renforts, qui exigereut de notreKj (! nouveaux efforls. Le 79" regimentii| ;i a Va 'l suivi la droite de Tenncmi,Sv i.'ßuni a notre eentre en faisaul leu 1111 montieule <|ui Ten separait. Je

placai cn dcuxiemc ligne le 81" regiment,sous les ordres du general Launay, et ducolonei Boute, et cn reservc un bataillondu 11" regiment, que je detachai de ladivision Clauzel. L’ennemi ayant fait unnouvcl effort, lc 79" regiment le recutavec sa bravoure ordinairo, et un Batail-lon lc ehargea, tandis que le 81" en faisaitautant. Cette Charge fut si vive, que l’en-nemi se precipita dans la riviere et s’ynoya cn grand nombre ; tout ce qui avaitpasse aurait ete detruit, si douze pieccsde canon de Tenncmi, placecs sur Tautrerive de la Licea, n’avaicnt mis obstaclcä ce qu’on lc poursuivit davantago. Ceteffort termina la journec ä notre gauche.Lc general Launay, qui marchait ä la tötedu 79" regiment et du 81°, y fut grieve-ment blcsse.

Pendant que ces affaires se passaient,rennend detaeha six bataillons pour atta-quer les posilions qu’occupait lc 8° regi-ment d’infanterie legere. Ce corps, un desplus braves de 1’armee francaise, quecommande le colonei Bcrlrand, et que legeneral Delzons avait tres bien poste, re-sista avec beaucoup de vigueur et de per-severance. Apres plusieurstcntalives inu-Ijlcs, pour enlever sa position de vive force,Tenncmi s’occupa ä Ja lourner : il allaitötre cn pcril, lorsque j’ordonnai au gene-ral Clauzel d’cnvoyer au general Delzonsles trois bataillons du 11" regiment sousles ordres du colonei Bacheiu, pour non-seulcment soulenir et assurcr le 8° regi-ment, mais encore pour prendre Toffensiveet mcnaccr la retraite de tout le corps en-nemi qui Tavait tourne. Lc general Del-zons fit le mcilleur emploi de ces forces, etle 1 f e regiment soutint, dans cette circons-lance, son anciennc repulalion, et cnmoins de trois quarls d’heurc, Tenncmiperdit de vive force ou evacua toutes sesposilions; ce succes mit tin au combat.

Pendant lanuit. on s’occupa, avec laplus grande activile, äretahlir Je pont quiavait etc coupe. Mon intention ctait de lepasser avant le Jour avec toutes mes forces,pour me Irouvcr le plulöt possible sur lacommunication de l’ennemi, ne supposantpas qu’il retardät d’un seid instant sa rc-traite. Lcs travaux du pont furent pluslongs que je n’avais pensc, et le Iransportde mes blesses fut tcllement dillicile, qu’ämidi lcs troupes n’elaicnt pas encore enetal d’cxecuter leur mouvcment. D’un autrecöte, Tenncmi avait fait un mouvcmentoffensif avec (piatrc ou cinq millc hommesen remontant la Licea. Gelte confiance deTenncmi semblait devoir provonir del’ar-rivee prochaino du secours qu’amcnait legeneral Kucsevicb,etquoTon disait ä peud’heurcs de marclte. Cepcndant la divisionMonlrichard jiassa le ruisseau sans ötreinquielce, el aussitötque latele de mes co-