L’EMPIRE
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VINGTIEME BULLETIN.
Vienne, le 20 juin 1809 .
Lorsque la nouvelle de la victoire deRaab arriva ä Hude, l’imperatrice en par-tit it l’heure möme, ainsi que tout ce quitenait au gouvernement.
L’armee ennemie a ete poursuivie pen-dant les journees du 15 et du 16. Elle apasse le Üanube sur le ponl de Comorn.
La ville de Raab a ete iuveslie. Onespere fetre mailre sous peu de juurs decette place importante. On a trouve dansles faubourgs ues magasins assez consi-derables.
On a pris le superbe camp retranchöde Raab, qui pouvait contenir cenl millehommes La colonne dcstinee ä le defendre,n’a pu s’y inlroduire; eile a ete coupee.
Un courrier venant de Hude, a ete inter-cepte. Les depöches, eerites en latin, dontil etait porteur, font connaitre Feilet qu aproduit la bataille de Raab.
L’ennemi inonde le pays de faux bruits:cela lienl au Systeme adople pour remucrles dernihres classes du peuple.
M. de Metlernicb est parti le 18 deVienne. 11 sera cchange, entre Comorn etBude, avec M. Dodun et les aulres per-sonnes de la legation francaise.
M. d’Epiuay, ollieier d’ordonnanec deSa Majeste, est arrive de Petersbourg. 11a passe au quartier-genbral de l’armeerusse. Le prince Serge-Galitzin est cnlreen Galicie, le 3 de ce mois, sur trois co-lonnes, savoir: celle du general Levis parDrobyczyn, celle du prince Goriszakolfpar Therespol, et celle du prince Suwarowpar Wlodzimirz.
VINGT-UNTEME BULLETIN.
Vienne, le 22 juin 1809 .
Un aide-de-camp du prince Joseph Po-niatoivski est arrive du quartier-generalde l’armee du grand-duche. Le lu de cemois, le prince Serge-Galitzin devait <Mreä Lublin et son avant-garde ä Sandomir.
L’ennemi sc complait a repandre desbulletins ephemeres, ou il remporte tousles jours une victoire. Selon lui, il a prisvingt mille fusils et deux mille cuirassesä la bataille d’Esling. Il dit que le 21 et]e 22 il etait maltre (lu cliamp de bataille.Il a möme fait imprimer et repandre unegravure de cette bataille, oü on le voilenjambant de I’une a l'autre rive, et sesbatteries traversant les lies et le cliamp debataille dans tous les sens. II imaginc
aussi une bataille qu’il appelle la bataillede Kitsee (11, dans Jaquelle unnombreimmense de Francais auraiont etc pris outues. Ces puerililcs, colportccs par de pß'tites colonncs de lamhvehrs comme celiode Schill, sont une tacliquc cinploy cepour inquietcr et soulcver le pays. .
Le general Marziani, qui a ete fad P. 1 ’ 1 'sonnier ä la bataille de Ilaab, est arrOau quartier-general. Il dit que depuis >bataille de la Piave, l'archiduc Jean avaperdu les deux tiers de son monde;/l u ‘a ensuile rccu des recrues qui ont äpres rempli les cadrcs, mais qu’ils ne s pvent pas faire «sage de leurs fusils- , eporte ä douze mille hommes la porto...l'archiduc Jean et du Palatin ä la bata' 1de Raab. Selon le rapport des prisonn iehongrois, l’archiduc Palatin a ete, 1cette journee, le premier a prcnd*' e
fuite.
ettrß
Quelques personncs ont voulu nie i ‘.“en Opposition la force de l’armee a. uchienne a Esling, eslimec ä quatre-vm» tdix mille hommes, avec les quatrc-VÄmille hommes qui ont ete faits prisonn l y eSdepuis l’ouverlurc de la Campagne; c u ,ont monlre peu de rellexion. L’arnieß *trichiennc est entree en Campagneneuf corps d’armee de (|iiaranle mille, 1 1( -mes cliacun, et il y avait dans l’inlß';des corps de recrues et de laiidwel ir9 ’]|jssorle (|ue l’Aulriche avait reellemC'd ! al -de quatre cenl mille hommes soiis u’ 1mes. Depuis la balaille d’Abensbcrgqu’ä la prise de Vienne, y compris '"nieet la Pologne, on peul avoir fait ct'-n* ‘^tprisonniers ;'t l’ennemi, et il a P (mille hommes Ines, deserteurs 0,1II devait donc lui rester encorc den gll jGmille hommes dislrilmes comino u Jel’archiduc Jean avait ä la l)aIlaab cinquantc mille hommes. Lj 1 1 „t 1#pale armee autrichiennc avait, ,jjllßbataille d’Esling, quatre-vingt-q 1 .hommes. Il restail vingt-cimp md'o v jc,mes ä l'archiduc Ferdinanda. ■, jjsä e 'et vingt-cinif mille hommes (,,all r! qc, emines dans le Tyrol, dans la qjus £ ' crepandus en partisans sur les 110la ISohöme. „ 6ia*J
L’armee autrichiennc a r> lfla iiFCOmpOSee du nremier COl'DS, n’CU’
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dehris dudeuxieme, du troisiemm”
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omposee du premier corps, y-- .ar le general Rellegarde, le seid <1 111 . jeSas donne, et qui lut encorc_entioi, r
uebris dudeuxieme, du Iroisieme, 11 \-ns;Irieme, du cinquiemo et du sixeino ' ^ficSui avaient etc ecrases dans les b*reccdentes. Si ces corps n’avan- 1 ’js-fdu et eussent ete reunis l(; '* ]() ag ||C ’
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