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Tome septième.
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L’EMPIRE.

une caissc de 20,000 fr. en monnaic decu i vre.

Tous ces avanlagcs ne cofilrnt presqueaucun iiomme a Tarmce frangaisc; dcpuisque la Campagne ost ouverte, on compto apeinc, dans tous lcs corps reunis, trentehommes tues, une centaine de ldesscs etdix prisonniers, (andis que nous avonsdeja deux millc ä deux mille cinq Centsprisonniers russcs.

Le prince de Schwarzenberg a passe leBug ä Droghilschin, a poursmvi 1 ennemidans ses differentes directions, et s’ostcm-pare de plusieurs voitures de bagages. Leprince de Schwarzenberg sc loue de l’ac-cueil qu’il rcgoit des habitants et de l’es-prit de patriotisme qui animc ces contrees

Ainsi, dix jours apres I’ouverturc de laCampagne, nos avant-postes sont sur laDwina. Presque tonte la Lilhuanie, ayantqualre millions d’hommes de population,cst conquise. Des mouvoments de guerreont comrncncc au passage de la Vistule.Les projets de l’Empercur etaient des-lorsdemasques, et il ny avait pas de temps aperdre pour leur oxccution. Atissi l’armeea-t-elle fait de fortes marches dopuis lepassage de ce fleuve, pour se porter pardes manocuvres sur la Dwina, car il y aplus loin de la Vistule ä la Dwina, que dela Dwina ä Moscou ou ;'i Pctersbourg.

Les Busses paraissenl se concentrer surDoriahourg; ils annoncent le projet de nousatlendre, et de nous livrer hataille avantde rcntrer dans leurs ancienncs provinces,apres avoir abandonne saus combat la Po-logne, comme s’ils etaient presses par lajustice, et qu’ils vonlussent restituer unpays mal acquis, puisqu’il ne l’a eie, nipar les traites, ni parle droit de conqiuMc.

La chaleur eontinue a elre tres forte.

Le peuple de Pologne s’cmeut de touscötes. L’aigle blanche est arboree partout.Prölres, nobles, paysans, femmes, lousde-

mandonl . nee de leur nation.

Les paysans sont extrömement jaloux dubonheur des paysans du grand-duche, (|uisont iibres; car, quoiqu’on en diso, la li-berle est regardee par les Lilhuanienscomme le premier des hiens. Les paysanss’cxpriment avcc une vivacile d’elocutionqui ne semhle pas devoir apparlenir auxclimals du nord, et tous cmbrassenl avectransport l’csperauce que la lin de la lullesera le retahlissemenl de leur lihorte. Lespaysans du grand-duche ont gagne a laiiberte, non tju iIs soienl plus riclies, maisque les proprielaires sont obliges d etremoderes, juslesct humains; autremenl lespaysans quillevont leurs terres |ioiir clicr-cher de meilleurs proprielaircs. Ainsi, lenoble ne perd rien; ilest seulcment obliged’fttre juste; et le paysan gagne hoaucoup.Ln du ('Ire une dorne jmiissanee pour leemur de rEuipereur, que d’elre lcmoiii,cn

traversant le grand-duche, des transporjsde joie et de reconnaissance qu’excite Ißbienfait de la iiberte accorde ä qualre m»'lions d’hommes.

Six regiment d’infanterie de liouvellelevee viennent d’&ro decrel.es en Lilhuanie,et qualre regiments de cavalerie viennentd ötre offerts par la noblesse.

SEPTIEME BULLETIN.

Wilna, le lfj juillct 181^-

Sa Majeste fail elever, sur la rive drod.®de la Vilia, un camp relranche ferme f iltdes redoutes, et fait oonstruire une cd* 1 'delle sur la montagne ou etail l’ancien V'f'lais des .Ltgellons. O 11 Iravaille, ä ef.aDDrdeux ponts de pilotis sur la Vilia. TromIionls de radeaux existent dejä sur cot 1 ®

pOlllS

riviereLe 8,

l’Empereur a passe, la revue d'im®parlie de la garde, composee des divisi 0, LLaborde et Boguet, que commaiide le ma’'®'chal duede Trevise, et de la vieille g» rt . l< ’’que commande le. marechal duc de l)aiiD|fc’sur l’eniplacement du camp relranche.belle tenue, de ces troupes a excite l’ad 111 '

ralion generale.

Le 4, le marechal

duc de Tarent®

«.v r, IV; IIUV1VV.1111I viviv; \iv;

partirdc son quartier-general de Bossie 11 ' ’capitale de la Samogilie, l’une des P 11 ^helles et des plus ferliles provinces de ■Pologne, le general de brigade barop.'card, avec une parlie de la 7 r div*s | , ( Mpour se porter sur Ponicwiez : le g® 11 ® 1 ^prussien Kleist, avec une brigade \ n ' v -sienne a ete envoyesur Lhawli, et 1° "' 1)0gadicr prussien ile Jeannerel, avec ' gautre brigade prussieune, sur Teich. ®Irois coniinandanls sont arrives ii leur <• 'linaliou. Le general Kleist n’a puqu un hussard russe; reimend aya"'., j,' rcue en tonte bäte Lhawli, apres a'' 011cendie les magasius. f ( |o

Le general Ricard est arrive 1° ’grarnl matin ;i Poniewicz; il a eu, ij-oit"lieur de sauver les magasius qui s y “j'jjievaient, et qui conlenaiciil I reute 1 p,quiiitaux de farine. II a fait cenl socprisonniers, parmi lesquelssont quai' ' j |lSeiers. Leite petite expedilion lad 1grarnl lioniieur audelacheineiil de(le la Morl prussien qui en a eie c 1 j aSa Majesle a accorde la diieoratim allLegioii-d'llonneur au commiuiua .vieuteiianl de Raven, aux s011 ^7.-i<ratI• t>r

Werner et Pormmercit,Lrabowski, t|uieette affair

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