1060
L’EMl’lRE.
S. M. l’Imperatrice-Reine et Regente aregu les nouvelles suivantes sur Ja Situa-tion clcl’armee, au 14 mai au matin:
L’armee de l’Elbe a etc dissoute, et lesdeux armees de l’Elbe et du Mein n’enfont plus qu’une seule.
Le duc deBellune etait, le 13 au soir,sur ÄVittemberg.
Le prince de la Moskowa partait deTorgau pour se porter sur l.ukau.
Le comte Laurislon marchait de Torgausur Dobrilugk.
Le comte ßcrlrand etait ä Koenigsbruck.
Le duc de Tarente avec le onziemecorps, etait campe enlre ßichofswerda etBautzen. II avait dans les journees du 11et du 1:2 poursuivi vivement l’armee cn-nemie. Le general Miloradon itcli, avecune arriere-garde de vingt mille hommcset quarante pieces de canon, a voulu, le12, tenir les positions de Fischbach, deCapellemberg, et celle de Bischofswerda,ce qui a donne licu ä trois comhats suc-cessifs dans lesquels nos troupes se sontconduites avec la plus grande intrepidite;la division Charpentier s’est distinguee äl’attaque de droite; l’ennemi a ete tourne<lans ses positions, et debusque sur tousles points; unc de ses colonnes a ete cou-pee. Nous lui avons faitcinqccnts prison-niers. 11 a cu plus de quinze ccnts hom-mes tues ou blesscs. L’artillerie du on-zieme corps a tire deux mille coupsde canondans ce combat.
Les debris de l’armee prussienne, con-duite par le roi de Prusse, qui avaienlpasse ä Meissen, se sont dirigcs par Km-nigsbruck sur Bautzen pour se reunir äl’armee russe.
Le corps du duc de Reggio a passe hierä midi 1c pont de Drcsde.
L’Empcreur a passe la rcvue du corpsde cavalerie et des beaux cuirassicrs dugeneral Latour-Maubourg.
On dit que les Russes conseillcnt auxPrussicns de brülcr Posldam et Berlin, etde devaster tonte la Prusse. 11s commen-cent cux-mömes ä donner l’excmple ; ilsont brule de gälte de cceur la petito villede Bischofswerda.
Le roi de Saxe a dlne le 15 chez l’Em-pereur.
La deuxieme division de la jcunc garde,commandee par le general Jlarrois, est at-tendue, demain 15, a Dresdc.
Extrait du Moniteur du samedi 22mai 1813.
S. M. lTmperatrice-Reine et Regente arefu les nouvelles suivantes sur la Situa-tion des armees au 16 mai au soir.
Le 15, S. M. l’Empereur ct S. M. le roi
de Saxe ont passe la revue de quatre re-giments de cavalerie saxons (un de Bus-sards, un de lanciers, et deux regimentsde cuirassiers), qui font partic du corps dugeneral Latour-Maubourg. Ensuite LL-MM. ont visite le ehamp de hataille et 1»töte de pont de Prielnitz.
Le duc de Tarente s’etail mis cn mou-vement le 15, ä cinq heures du matin,pour se porter vis-ä-vis Bautzen.
II a rencontre, au debouche du bois»l’arriere-garde cnnemie; quelques Charge®de cavalerie ont ete cssayees contre notreinfanterie, mais saus succcs. L’enncn»ayant voulu neanmoins tenir dans ceB 0Position, la fusiliade s’cst engagee, et il aete deposte.
Nous avons cu deux ccnt cinquam 0hommcs tues ou blosses dans cetle affair 0(l’arriere-gardc. On estime la perte derenncmi de sepl a lmit ccnts hommcs.do 11 'deux cents pnsonniers.
La deuxieme division dela jcune gard®>commandee par le general ßarrois, est <' ir 'rivee hier ä Drcsde.
’l’oute Parmce a passe l’Elbe. .
Independammcnt du grand pontDrcsde, il a ete etabli un pont de balefd'enavai, etun aulre en amont de la vü 1 ?'Trois mille ouvriers travaillcnt ä couvri*la nouvelle ville par une töte de pont.
La Gazette de Berlin du 8 mai coi' 10nait le regiement de la landsturm. O. 11peut pousser la fo)ic plusloin ; mais d c ßa prevoir que les habitants de laont trop de bon sens et sont trop attar' 1aux vrais principes de la propriete, P°j 0imitcr des barbares qui n’ont ric»sacre. . a
A la bataille de Lützen, uncompose de l’elite de la noblesse P r “ ( , ssienne, et qui se faisait appeler Cosa0^_prussiens, a ete presque cnticrcmcm . c(jtniit; il n’en roste pas quinze honnnes,qui a mis en deuil loutes les funiilU' s - j cSCcs Cosaquos singeaient rccllemei” flSCosaqucs du Don. De pauvres jeuues oVjjjdelicals avaienl ii la main la lance, ( 1 ‘ ; ssoutenaicnl a peine, et elaienl eostucomme de vrais Cosaqucs.
Que dirait Prüderie, dont les °P vr ‘oursont pleius d’exnressions de inepi' lS e g()I ,ccs hideuses mifices, s’il voyaitpelit-ncvcu y cherche aujourd’hui dedelesd’uniforme et de teuue. ., a g0 ntLes Cosaqucs sont mal vütus; n- gC j) ösur de petits chevaux presque san g0ll tet sans harnachement, parce B 110 , nl) lade®des milices irregulieres (|ue les P ( ' '' „t adu Don fournissent, et qui setabi ’ jeleleurs frais. Aller chercher la 1111 ,t r er#pour la noblesse de Prusse, c’cst;» . „ etquel point est porte l’esprit de de . eS ded’inconsequence qui dirige leS ancc rovaume.