BULLETINS DE LA GRANDE-ARMEE.
. Quoiqu’une grantle quantite de muni-tions ait ete consommee, les aleliers deTorgau et de Dresde, et les convois quia.rrivent, par les soins du general Sorbier,tiennent liotre artillerie bien approvi-sionnee.
On a des nouvelles de Glogau, Custrin etStettin. Toutes ces places etaient dans unbon etat.
Ce recit de la bataille de Wurtchen nepeut 6lre considere quc comme une es-quisse. L’etal-major-general recueillera lesrapports qui feront connaitre les olliciers,soldats et les corps qui se sont distingues.
Dans le petit combat du 22, ä .Reichen-bach, nous avons acquis la ccrlitude queliotre jcune c-avalerie est, ä nombre egal,superieure ä celle de Tennemi.
Nous n’avons pu prendre dcdrapeaux;Tcnncmi les rctirc toujours du champ debataille. Nous n’avons pris que dix-neufCanons, Tennemi ayant fait saulcr sesparcs et Caissons. D’ailleurs, TEmpereurtient sa cavalerie en reserve; et jusqu’ä cequelle soit assez nombreuse, il veut lamenager.
Extrait du Moniteur du rendredi4 juin 1815.
S. M. TImperalricc-Reine et Regente are^u les nouveiles suivantes sur la Situa-tion des armees, au £7 mai au soir:
Le 26, le quartier-general du comtcLaurislon etail ä llaynau. Un bataillon dugeneral Maison a ete Charge inopinement,li cinq heures du soir, par trois mille che-vaux, et a ete oblige de se reployer surun village. II a perdu dcux picces de Ca-non et trois Caissons qui etaient sous sagarde. La division a pris les armes. L’en-nemi a voulu charger sur le 153" regi-[ncnl; mais il a etc chassc du champ debataille, qu’il a laisse couvert de morls.I'armi les tues se trouvent le colonel etUno douzaine d’olliciers des gardes-du-corps de Prusse, dont on a apporte lesilecorations.
Le 27, le quartier-general de TEmpereurefait ä Leignitz, oü sc trouvaient la jeunent la vieille garde, et les corps du generalbauriston et du general Rcynier. Le corpsdu prince de la Moskowa cta.it a llaynau;nclui du duc de Bellune manceuvrait sur[•logau. Le duc de Tarcnte efait a Gold-»erg. Le duc de Ragusc ct le comte Ber-tfaud etaient sur la route de Goldberg abiegnilz.
II parait que tonte l’armee ennemiq aD>'is la direction de Jauer et de Schweid-nitz.
, On ramasse bon nombre de prisonniers.bes villages sont pleins de blesses enne-
1065
Liegnitz est une assez jolie ville de dixmille habitants. Les autorites Tavaientquittee par ordre expres; ce qui mecon-tente fort les habitants ct les paysans ducercle. Lecomte Daru a eteen consequenceCharge de former de nouvelles magistra-lures.
Tods les gens de la cour et toute la no-blesse qui avaient evacue Berlin, s’ctaientretires ä Breslau; aujourd’hui ils evacueutBreslau, et une partie se relire en Boheme.
Les lettres inlerceptees ne parlenl quede la consternation de Tennemi ct despertes enormes qu’il a iaites ä la bataillede Wurtchen.
S. M. Tlmperalrice-Reine et Regente arecu les nouvelles suivantes sur la Situa-tion des armees, au 29 mai au matin :
Le duc de Bellune s’esl porte sur Glogau.Le general Sebastiani a rencontre, prbsde Sprottau, un convoi ennemi, Ta Charge,lui a pris vingt-deux pieces de canon,quatre-vingls Caissons et cinq cents pri-sonniers.
Le duc de Ragusc est arrive le 28, ausoir, ä Jauer, poussant Tarriere-garde en-nemie, dont il avait tourne la position surce point. Il lui a fait trois cents prison-niers. Le duc de Tarente ct le comte Ber-tram! etaient arrives ä la hautcur de cetteville.
Le 28, ä la pointe du jour, le prince dela Moskowa, avec les corps du comtede Lauriston ct du general Reynier, s'etaitporte sur Neumarck. Ainsi, notre avant-garde n’est plus qu’ä sept lieues de Bres-lau.
Le 29 mai, ä dix heures du malin, lecomte Schouvaloff, aide-dc-camp de l’ern-pereur de Russie, ct le general Kleist, ge-neral de division prussien, se sont presen-tes aux avant-postes. Ec duc de Yicence aete parlemenler avec cux. On croit quecette enlrevue est relative a la negociationde l’armistice.
On a des nouvelles de nos places, quisont toutes dans la meilleure Situation.
Les ouvrages qui defendaient le champde bataille de Wurtchen sont tres conside-rablcs; aussi Tennemi avait-il dans sesrelranchements la plus grande confiance.On peut s’en faire une idee, quand onsaura que c’etait Je travail de dix milleouvriers pendant trois mois; car c’estdepuis le mois de fevrier que les Russestravaillaient ä cette position qu’ils consi-deraient comme inexpugnable.
11 parait que le general Wittgenstein aquille le eommandement de Tarmee com-binec: c’est le general Barclay de Tollyqui Ja commande.
L’armee est ici dans le plus beau pays