BULLETINS DE LA GRANDE-ARMEE.
Sa Majeste a 6te le 20 ä Pirna et ;i Koe-nigstein.
Le president de Kaas, envoye par le roide Danemarck, a recu son äudience deconge et est parti de Dresde.
Les corps francs prnssiens, leves äl’instar de celui de Schill, ont continue,depuis Parmistice, ä mettre des contri-bulions et ä arrfeter les hommes isoles.On leur a fait signifier Parmistice desle 8 ; mais ils ont declare faire laguerre pour leur compte; et comme ilscontinuaient la intaie conduite, on a faitmarcher contre eux plusieurs colonnes. Lecapitaine Lutzow, qui commandait une deces Landes, a ete tue; quatre cents dessiens ont ete tues ou pris, et le reste dis-perse. On ne croit pas que cent de ces bri-gands soient parvenus ä repasser l’Elbe.Une autre bande, commandee par un ca-pitaine Colombe, est entierement cernee;et on a Pespoir que sous peu de jours larive gauche de l’Elbe sera tout-a-fait pur-gce de la presence de ces bandes, qui seportaient ä toute espece d’exces envers cesmalheureux liabitants.
L'officier envoye ä Custrin est de re-tour. La garnisonde cette place est d’envi-roncinqmille hommes, et n’a que cent cin-quante malades. La place est dans lemeil-leur etat, et est approvisionnee pour sixmois cn ble, riz, legumes, viandesfraiches,et tous les objets necessaires.
La garnison atoujoursetemaitressedos(Ichors de la place jusqu’ä mille toises.Pendant ces quatre mois , le commandantn’a pas cesse de travailler äaugmenterlesmoyens de son artillerie et les forlicationsde la place.
Toute l’armee est campee; ce repos faitle plus grand bien ä nos troupes. Les dis-tributions regulicres de riz contribuentbeaucoup ä enlretenir la sanle du Soldat.
.1 S. M. l’Imperatrice-Reine et Regente.
Le 25 juin 1813 .
Le24, l’Empereur adinechcz leroi deSaxe. Le soir, la Comedie-Prangaisc adonne sur le theätre de la cour une repre-sentation d’une piece de Moliere, a laquelleLeurs Majestes ont assiste. ,
Le roi de Westphalie est venu a Dresdevoir PEmpereur.
Le 25, PEmpereur a parcouru les diffe-i'cnts debouches des foröts de Dresde et afait une vinglaine de lieues. Sa Majeste,Partie a cinq heures apres-midi, etait de>‘etour ä dix neures du soir.
Deux ponts ont ete jetes sur l’Elbe, vis-ä-vis la forteresse de Koenigstein. Le ro-
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eher de Sillienstein, qui est sur la rivedroite, ä une demi-portee de canon de Koe-nigstein, a ete occupe etfortifie. Des ma-gasins et autres etablissements militairessont prepares dans cette interessante Posi-tion. Un camp de soixanle mille hommes,appuye ainsi ä la forteresse de Koenigstein,et pouvant manoeuvrer sur les deux rives,serait inattaquable par quelque force quece füt.
Le roi de Baviere a etabli autour deNymphembourg, pres de Munich, un campdevingt-cinq mille hommes.
L’empereur a donne au duc de Casti-glione le commandement du corps d’obser-vation de Baviere. Cette armee se reunit äWürlzbourg. Elle est composee de six <li-visions d’infanterie et de deux de cava-lerie.
Le Vice Roi reunit entre la Piave et PA-dige l’armee d’ltalie, composee de troiscorps. Le general Grenier en commandeun.
Le nouveau corps qui vient d’etre formeä Magdebourg, sous le commandement dueneral Vandamme, compte dejä quaranleataillons et quatre-vingts pieces d’ar-tillerie.
Le priuce d’Eckmiihl est ä Ilambourg.Son corps a ete renforce par des troupesvenant de France et de Ilollande, de Sorteque sur ce point il y a plus de troupesqu’il n’y en a jamais eu. La division da-noise, qui est reunie au corps du princed’Eckmühl, estdequinze mille hommes.
Le deuxieme corps, que commande leduc de Bellune, n’avait qu’une divisionpendant la Campagne qui vient de finir. Cecorps a ete complete, et le duc de Bellunecommande aujourd’hui les trois divisions.
Les circonstances elaient si urgentes aucommenccment de la Campagne, que lesBataillons d’nn möine regiment se trou-vaient dissemines dans ciitferents corps.Tout a ete regularise, et cliaque regimenta reuni ses balaillons. Chaque jour il ar-rive une grande quantite de bataillons demarche qui passe PElbe ä Magdebourg, äWittembcrg, ä Torgau, ä Dresde. Sa Ma-jeste passe tous les jours la revuede ceuxqui arrivent par Dresde.
Les equipages militaires de l’armee ontaujourd’hui, soit en Caissons d’ancien mo-dele , soit en Caissons du nouveau modele(dit n° 2), soit en voiturcs ä la comtoise,de quoi transporter des vivres pour touteParmee pour un mois. Sa Majeste a re-connu que les voitures ä la comtoise, ainsique les Caissons d’ancien modele, ont desinconvenients, et eile a prescrit que de-sormais les equipages, au für et ä mesuredes remplacements, fussent etablis sur lesmodeles des caissons n" 2, atteles de qua-tre chevaux et qui portent facilement vingtquintaux.