BULLETINS 1)E LA GRANDE-ARMEE.
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le Bober et a altaque le poste de Siebe-nicken , defendu par trois compagnies le-geres. Le general Lauriston fait prendreles armes ä une partie de son corps, partde Loewenberg. niarche ä l’ennemi et le [culbute dans le Bober. La brigade du ge-neral Lafitte, de la division Rochambeau,s’esl distinguee.
(>,pendant, l’Empereur, arrivc le 20 äLauban, etait le 21, ä la pointe du jour, äLoewenberg, et faisait jeter des ponts surle Bober. Le corps du general Lauristonpassa ä midi; le general Maison culbula,avec sa valeur accoulumee, tout ce quivoulut s’opposer ä son passagc, s’emparade toutes les positions, et mena kennendbattant jusqu’aupres de Goldberg. Le cin-quieme et le onzieme corps l’appuyerent.Sur la gaucbe, le prince de la Moskowat'aisait attaquer le general Sacken par letroisieme corps, en avant de Bunzlau, leeulbutait, le mettail en deroute, et lui fai-sait des prisonniers.
L’ennemi se mit en rctraite.
Un combat eut lieu le 23 aofit devantGoldberg. Le general Lauriston s’y trou-vail ä la tete des cinquicme et onziemecorps. II avait devant lui les Russes quicouvraicnt la position du Elensberg, etles Prussiens qui s’etendaient a droite surla route de Liegnilz. Au moment oü le ge-neral Gerard deboucbail par la gaucbe surNieder-au, une colonne de vingt-cinqnulle Prussiens jiarut sur ce point: il la litattaquer au milieu des barraques de l’an-eien camp; eile fut enfoncec de toutesParts; les Prussiens cssayerent plusieursebarges de cavalerie qui furent repousseesa bout-porlant; ils furent chasscs de toutesleurs positions, et laisserentsur le cbamp'le bataille plus de cinq mille morts, desPrisonniers etc. A la droite, le Flensbergfut pris et repris plusieurs fois; enlin, io135« regiment s’elanpa sur l’ennemi et leculbula enlieremenl. L’ennemi a perdu,sur ce point, mille morts et quatre milleGlesses.
L’armee des allies se retira en desordrc
en toule häle sur Jauer.
L’eunemi ainsi bat tu en Silesie, l’Em-Dereur prit avec lui le prince de la Mos-kowa, laissa le commandement de l’armee'le Silesie au duc de Tarente, et arriva leä Stolpen. La gardc vicille et jeune,‘nfanlerie, cavalerie et artillcrie, fit ces'lüarante lieues eii quatre jours.
S. M. rimperalrice-Reino et Regente af(! fu les nouvelles suivantes de l’armee,28 aoüt : .
Le 26. ä huit bcures du matin, 1 Empe-r ' , ur enlra dans Dresde. La grande armeeprussieune et autricbienne, com-
vu.
mandee par les souverains, etait en pre-sence; eile couronnait toutes les collinesqui environnent Dresde ä la distance d’unepelite lieue par la rive gauche. Le mare-chal Saint-Cyr, avec Je quatorzieme corpset la garnison de Dresde, occupait le camprelranche et bordait de tirailleurs les pa-lanques qui environnaient les faubourgs.Tout etait calme a midi; mais pour l’oeilexerce, ce calme etait le prccurseur del’orage: une attaque paraissait immi-nente.
A quatre heures heures apres midi, auSignal de trois coups de canon, six colon-nes ennemies, precedees chacune de cin-quante bouches ä feu, se formerent, et peude moments apres descendirent dans Japlaine; cllcs se dirigerent sur les redoutes.En moins d’un quart-d’beure la canonnadedevint terrible. Le feu d’une redoute etant,eteint, les assiegeants l’avaient tournee etfaisaient des efforts au pied de la palan-que des faubourgs, oü un bon nombretrouverent la mort.
11 etait pres de cinq heures : une par-tie des rescrves du quatorzieme corpsetait engagee. Quelques obus tombaientdans la ville; le moment paraissait pres-sant. L’Empereur ordonna au roi de Na-ples de se porter avec le corps de cavaleriedu general Latour-Maubourg sur le flancdroit de l’ennemi, et au duc de Trevise dese porter sur le flaue gauche. Les quatredivisions de la jeune garde, commandeespar les generaux Dumortier, Barrois, De-couz et, Roguet, deboucherent alors, deuxpar la porte de Pirna et deux par la portede Plauen. Le prince de la Moskowa de-houcha <ä la töte de la division Barrois.Ces divisions culbuterenl tout devant elles;le feu s eloigna sur-le-champ du centre äla circonfercnce, et bienlöt fut rejete surles collines. Le champ de bataille restacouvert de morts, de canons et de debris.Le general Dumoutier est blesse, ainsi queles generaux Boyeldieu, Tyndal et Com-belles. L’oflicier d’ordonnance Berangerest blesse ä mort; c’etait un jeune kommed’csperance. Le general Gros, de la garde,s’esl jete le premier dans le fosse d’uneredoulc oö les sapeurs ennemis travail-laienl dejä ii couper des palissades: il estblesse d’un coup de baionnette.
La nuit devint obscure et le feu cessa,l’ennemi ayant echoue dans son altaque etlaisse plus de deux mille prisonniers surle champ de bataille, couvert de blesses etde morts.
Le 27, le lemps etait afl'reux; la pluietombait par torrents. Le soldat avait passela nuit dans la boue et dans l’eau. A neu!heures du matin, l’on vit distinctementl’ennemi prolonger sa gauche et couvrirles collines qui etaient separees de soncentre par le vallon de Plauen.
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