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Tome septième.
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BULLETINS DE LA

A peu pres au möme moment, le duc del’arente debouchait par Holzhausen, seportant sur une redoute de l’ennemi, quele general Charpentier enleva au pas deCharge, en s’emparant de Tartillerie et fai-sant quelques prisonniers.

Le moment parut decisif.

L’Empereur ordonna au duc de Reggiode se porter sur Wachau avec dcux divi-sions de la jeune garde. 11 ordonna ega-lementau duc de Trevise de se porter surLiberswolkowitz avcc deux autres divi-sions de la jeune garde, et de s’emparerd’un grand bois qui est sur la gauche duvillage. En möme temps, il fit avancer surle ccntre une baltcrie de cent cinquantepiöces de canon, quc dirigea le generalDrouot.

L’ensemblc de ces dispositions eut le suc-ces qu’on en attendait. L’artillerie enne-mie s’eloigna. L’ennemi sc retira, et leohamp de bataille nous resta en enlier.

11 etait trois heures apres midi. Toutesles troupes de l’cnnemi avaient ete euga-gees. 11 eut recours ä sa reserve. Le comteue Merfeld, qui commandait en chef la re-serve aulrichienne, releva avec six divi-sions toutes les troupes sur toutes les at-taques, et la garde imperiale russe, quiformait la reserve de l’armee russe, les re-Icva au centre.

La cavalerie de la garde russe et lescuirassiers aulrichicns se precipiterentparlour gauche sur notre droite, s’emparerentde Dnditz et vinrcnt caracoler autour descarres du duc de Bellune.

Le roi de Naplcs marcha avec les cui-rassicrs de Latour-Maubourg, et chargcala cavalerie ennemic par la gauche deWachau, dans le temps quc la cavaleriePolonaise et les dragons de la garde, com-mandes par le general Lelort, chargeaicntpar la droite. La cavalerie ennemie futdefaite; deux regimcnts enliers reslerentsur le champ de bataille. Le general Le-lort fit trois Cents prisonniers russes ctaulrichiens. Le general Latour-Maubourgpril quelques ccntaines d’hommes de lagar. le russe.

L’Empereur fit sur le champ avancer ladivision Curial de la garde, pour renfor-cer le prince Ponialowski. Le general Lu-rial se porla au village de Doelilz, l’atla-qua ä la ba’ionnetle, ie prit Sans cou|) fe-rir, et fit douze cents prisonniers, parmilesquels s’est trouve le general en chefMerfeld.

Les affaires ainsi retablies a notredroite, l’ennemi sc mit en retraite, et lechamp de bataille ne nous fut pas disputo.

Les pieces de la reserve de la garde,que commandait le general Drouot, etaienlavec les tiraillcurs; la cavalerie ennemievinl les charger. Les canonniers range-rcnt en carre leurs piöces, qu'ils avaient

GRANDE-ARMEE.

eu la precaution de charger ä mitraille, ettirerent avec tant d’agilite, qu’cn un ins-tant Pennend fut repousse. Sur ces entre-faites, la cavalerie francaise s’avanpapour soutenirces balterics."

Le general Maison, commandant unedivision du cinquieme corps, officier de laplus grande distinction, fut blosse. Le ge-neral Latour-Maubourg, commandant lacavalerie, eut la cuisse emportec d’un bou-let. Notre pertc dans cette journee a ete dedeux mille cinq cents hommcs, tant tuesque blesses. Ce n’est pas exagerer que delortcr celle de l’ennemi a vingt-cinq millelonunes.

On ne saurait trop faire l’eloge de laconduite du comte Lauristou et du princePonialowski dans cette journee. Pour don-ner ä ce dernier une prGuve de sa salisfac-tion, l’Empereur l’a nomme sur le champde liataille marechal de France, et a ac-corde un grand nombre de decoralions auxregimcnts de son corps.

Le general Berlraud etait en m&nc tempsaltaque au village de Lindenau par lesgeneraux Giulay, Thielmann et Lichtens-lein. On deploya. de part et d’autre unecinquantaine de pieces de canon. Le com-bat dura six heures saus que l’ennemi pütgagner un pouce de terrain. A cinq heuresdu soir, le general Bertrand decida la vic-toire en faisant une Charge avec sa re-serve, et non seulement il rendit vains lesprojcts de l’ennemi, qui voulait s’emparerdes ponts de Lindenau ct des faubourgs deI.eipsig, mais encorc il le contraignit äevacuer son champ de bataille.

Sur la droite de la Partha, ä une lieuede Leipsig, et ä peu pres a quatre .lieuesdu champ de bataille, oü se trouvait l’Em-pereur, le duc de Ragusc fut engage. Parune de ces circonstances fatales, qui - in-lluent souvent sur les affaires les plus im-portantes , le troisieme corps, qui dcvaitsoutenir le duc de Raguse, n’cntendantricn dc.cc cöte, ä dix heures du matin, etentcndant au contraire une cffroyable ca-nonnade du cöte oü sc trouvait l’Empe-reur, crut bien faire de s’y porter, et perdilainsi sa journee en marches. Le duc deRaguse, livre a ses propres forces, defen-dit Leipsig et soutint sa position, pendanltonte la journee, mais il eprouva des per-tes, qui n’ont point ete compensecs parcellcs qu’il a fait eprouver ä l’ennemi,quelque grandcs qu’eiles fussent. Des ba-laillons de canonniers de la marine sesont faiblement comportes. Les generauxCompans ct Frederichs ont etc blesses. Lesoir, le duc de Raguse, lcgerement blesselui-möme, a eie oblige de resserrer sa Po-sition sur la Partha. 11 a du abandonnerdans ce mouvement plusieurs pieces de-moutees et plusieurs voitures.