20
LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
3° BIBLIOGRAPHIE 1
Angrand (L.). Antiquités américaines, Tiaquanaco. — Paris , 1867, in-8«.^Archivés de la Commission scientifique du Mexique. — 4 vol. in-S°, 1834-
HnASSEüR de Boürdoürg. Quatre lettres sur le Mexique. — Paris , 1868,in-S°.
Brasseur de Bourbourg . Manuscrit Troano, étude sur le système gra-phique et la langue des Mayas. — Paris , 1870, 2 vol. in-8 fl . imp. nat.
Brasseur de Bourbourg. Histoire des nations civilisées du Mexique avantColomb. — Paris , 1857-50, 4 vo!. in-8°. Bertrand.
De Humboldt . Examen critique de l'histoire de la géographie du Nouveau-Continent. — Paris , 1816-1839; 5 vol. in-8, Gide.
De Humboldt et Bonpland . Voyages aux régions équinoxiales du NouveauContinent. — Paris , 1816-31, 13 vol. in-8.
Jomard. Les antiquités amét'icaines au point de vue du progrès de la géogra-phie. — Paris , 1847, in-5,
Leclerc /Ch.). Bibliotheca americana (liste de 2,638 ouvrages par ordregéographique.) — Paris , 1878, in-S«. Maisonneuve.
De Longpérier (Adrien). Notice des monuments exposés dans la salle desantiquités américaines du Louvre. — Paris , 1850, in-8, Vinchon.
D'OhBfGNV ,'Alcidc). L’homme américain. — Paris , 1839, 2 vol. in-$°, Plto>s-Levrauît.
De Rosny 'Léon). Archives paléographiques de l'Orient et de l’Amérique. —Paris , 1870-73, in-S* *, Maisonneuve.
1. ^'Institut Smitlisonien. — Les recherches sur les originesaméricaines ont leur principal foyer dans Y Institut Smithsonien de Washington .Un riche et savant anglais, James Smîthson , qui n'avait jamais mis le pied enAmérique , légua en mouraut (1829; son immense fortune à son neveu, à condi-tion que si celui-ci mourait sans enfants, cette fortune reviendrait au gouver-nement des États-Unis pour la fondation d'un établissement destiné à l’accrois-sement et à la propagation du savoir parmi les hommes. Le neveu mourut àPise , le 5 juin 1835, sans laisser de postérité. Un procès s’engagea à la courde la Chancellerie, à Londres; le gouvernement des États-Unis , en 1838, futmis en possession du legs qui s’élevait à 2.833.429 fr., 60 c.; quand le Con-grès se décida enfin à l’accepter en 1846, les intérêts accumulés avaient accrule capital primitif de 1.331.709 fr. 70 c. Après de longues délibérations, unconseil d’administration composé de membres du congrès, notables et hautsfonctionnaires, décida d’employer ce capital à la création d’une bibliothèque,d'un musce des sciences, et à l'encouragement de recherches scientifiques ori-ginales; un édifice grandiose fut élevé à Washington dans ce but, et reçut lenom d'institut Smithsonien (the Smithsonian institute ). On pense bien que lascience américaine y tient la plus grande place. On y trouve, entre autres, uneexposition de la flore et de la faune du Nouveau-Monde anciennes et modernes.« La portion vraiment curieuse de cet institut, c’est la collection de tout ce qui
* a trait à l’histoire de l’Amérique dans les temps reculés. Géologues, philo-» logucs, antiquaires ont l’esprit fort en travail sur cette question : Quelle est» l’origine des Américains et quelle était leur civilisation? Les brochures suc-» cèdent aux brochures, les livres aux livres, mais la question ne s’éclaircit
* guère. Le savant directeur du musée que j’interroge à ce sujet, m’avoue avec» tristesse que plus on cherche, moins on trouve, et que plus les études sont» approfondies, moins les résultats sont certains. Je comprends que ces études» passionnent les savants américains, car moi, étranger et profane, je ne sache■ rien qui mette davantage l’imagination en éveil que cette histoire primitive» et divinatoire du vieux monde. » (Othenin d’HAUssoNViLLE, Revue des Deux -Mondes , 15 mars 18S2.)