était impossible à décrire. Les objets qui garnissaient lemât furent, à la fin de la cérémonie, partagés entre lesconviés. On peut juger de l’impétuosité des danseurs, duzèle qu’ils mettaient à leurs exercices chorégraphiques, parce fait que le poêle massif placé au milieu de la chambre futébranlé sur sa base et en partie démoli.
» Au lieu d’enterrer les morts, les indigènes les placentdans des boîtes oblongues, élevées sur des pieux qui lesmaintiennent à 1 ou 2 mètres du sol ; quelquefois onles décore de fourrures, qui pendent au-dessus comme desbannières ; le plus souvent, on les recouvre de tous lesobjets qui ont appartenu au défunt, tels que son canot, sesrames, ses raquettes. L’usage de ces cercueils aériens estaussi répandu parmi les tribus de la côte.
» La dépouille des hommes ne jouit pas seule du privi-lège d’être religieusement conservée ; les indigènes ont pourles ossements des animaux une sorte de respect supersti-tieux ; ils les amassent dans leurs maisons, au lieu de lesjeter au feu ou de les donner aux chiens. C’était pour euxun véritable scandale lorsqu’ils nous voyaient laisser dévorerparles bêtes de notre attelage les débris d’un gigot de renne.« Vous nous portez malheur, s’écriaient-ils ; nos chassesseront infructueuses et nos pièges laisseront échapper legibier. »
» Une superstition semblable les empêche aussi dejeter les rognures de leurs ongles, les cheveux tombés deleur tête ou les poils de leur barbe ; ils en font des paquetsqu’ils suspendent aux arbres. »
Fr. Wiitmpisr,
3» BIBLIOGRAPHIE
Cloué. Le pilote de Terre-Neuve. — (Paris , 1873, in-8°, Bossange.)
Duval. (J.) Les colonies et la politique coloniale de la France . — (Paris , 1860,in-8°, A. Bertrand.)
Gaffarel (Paul). Les colonies françaises . — (Paris , 18S0, in-3°, Gerraer-Baillière.)
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